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Jean-Baptiste Laguë le patriote
Ajouté le 11/15/2007 15:11:32 par marcel12

LAGUE, JEAN-BAPTISTE (E072)

(CHARLES (D034), CHARLES LAGUE DIT SANSCARTIER, MICHEL, CLAUDE LAGU)

(MARIE-LOUISE STEBENNE (D034-SP1))

 

Naissance :           Le 22 janvier, 1792, St-Mathias de Rouville

Parrains :             Jean-Baptiste Stebenne, Josephte Benoit

Date de décès :     Le 13 avril, 1855, Bourhonnais, IL

Occupation :         Fermier, Aubergiste

Mariage :

        Le 24 juillet, 1815, St-Mathias de Rouville

        MARIE-DESANGES BRUNET (E072-SP1)

        FILLE DE RENE BRUNET et de MARIE-MARGUERITE CHALIFOUX
 

Note pour Jean-Baptiste Lague :La date du décès de deux de ses fils est la même et ils furent enterrés la même journée.Probablement à la suite d’une épidémie.

Note pour Marie-Desanges Brunet :
Contrat De Mariage 

      Canada-- Province De Québec--District De St-Hyacinthe
Extrait du Registre des Actes de Baptêmes, Mariages et Sépultures, faits dans la paroisse de St. Mathias Sur Richelieu en l'année mil huit cent quinze
       Ce 24e jour de juillet 1815, après publications de trois bancs effectués trois dimanche de suite, lors des sermons durant les messes paroissiales de la paroisse de St- Marie comme mentionné sur le certificat émis par le prêtre de la paroisse; Jean-Baptiste Lague fils de Charles Lague, cultivateur, et de Marie-Louise Stebenne de cette paroisse ; et de Marie-Desanges Brunnet, fille mineur du défunt Rene Brunnet et de Marie-Marguerite Chalifoux,  ses parents étant paroissiens de St. Marie d’autre part, n’ayant pas trouvé d’objections préalables, et avec le consentement des dits parents à cet union, et avec l’assentiment du prêtre de St-Marie, ainsi que de St-Mathias  ayant reçus toutes les approbations requises, et après leur avoir administrés les pratiques selon les coutumes et usages de l’église Catholique, et en présence de Charles Lague, son père; Joseph et Charles Lague, ses frères; Jean-Baptiste Stebenne, 1er  cousin, Louis Beauregard, ami et Charles  Vient, serviteur et employé de son père, Marie-Josephte Brunnet, sa soeur, Marie-Ange Brunnet, sa tante, Joseph  Vadnais, son oncle,  ont déclarés ne pas avoir signés d’ordonnances de recherches, comme souvent prescrit.   Prévost -- Prêtre
 

Les enfants de Jean-Baptiste Lague et de Marie-Desanges Brunet sont :

i.LAGUE, JEAN-BAPTISTE (F183) Naissance : le 22juin, 1816, St-Mathias de Rouville

ii.LAGUE, MARIE-ZOE (F184)  Naissance : le 27 décembre, 1817, St-Mathias de Rouville

iii.LAGUE, NOEL (F185)  Naissance : le 10 novembre, 1819, St-Mathias de Rouville

iv.LAGUE, MARIE-SOPHIE (F186)  Naissance : le 30 mars, 182 1, St-Mathias de Rouville

v.LAGUE, MATHILDE (F187)   Naissance : le 3 juillet, 1822, St-Mathias de Rouville

vi.LAGUE, TIMOTHE (F188)   Naissance : le 15 mars, 182 4, St-Mathias de Rouville

vii.LAGUE, PIERRE (F189)  Naissance : le 8 août, 1825, St-Mathias de Rouville

viii.LAGUE, DOMINIQUE STANILAS (F190)  Naissance : le 15 mars, 1827, St-Mathias de Rouville

ix.LAGUE, MARIE-SOPHIE (F191)  Naissance : le 8 août, 1828, St-Mathias de Rouville

x.LAGUE, ELEANORE (F192)    Naissance : le 24 avril, 183 0, St-Mathias de Rouville

xi.LAGUE, MARIE-MELZINA (F193)     Naissance : le 14 novembre, 1831, St-Mathias de Rouville

xii.LAGUE, MARIE-VIRGINIE (F194)   Naissance : janvier,  1833, St-Mathias de Rouville

xiii.LAGUE, MARIE-CAROLINE (F195)    Naissance : le 17 janvier, 1834, St-Mathias de Rouville

xiv.LAGUE, ANTOINE (F196)    Naissance : le 5 décembre, 1835, St-Césaire de Rouville

xv.LAGUE, VIRGINIE (F182)    Naissance :  le 22 janvier 1836 Ste-Marie-de-Monnoir, Rouville, PQ

xvi.LAGUE, JOSEPH (F197)    Naissance : le 31 mai, 1837, St-Mathias de Rouville

xvii.LAGUE, MARIE-VIRGINIE (F198)    Naissance : mars 1839, St- Mathias de Rouville

Comme on peux voir, Jean-Baptiste a eu tous ses enfants au Québec, mais il est décédé en Illinois, on ne sait pas si la tourment du patriotisme l'a forcé à l'exil ou le manque de terre a exploiter durant cette période le poussa à s'expatrier.

Le document ici-bas a été trouvé dans une recherche sur google books 
Ce document est intitulé  Report of the State trials before a general court martial held at montreal in 1838-9:
The late Rebellion in Lower Canada  Volume II
Le nom de Jean-Baptiste Lague se retrouve en page 543-4-5 dans un appendice no 10,
Il semble selon la liste des accusés contenu dans l’index, que Jean-Baptiste aurait été relâché sans procès, car aucune accusation ou sentence ne peut êtres trouvés sous ce nom.

 

 

 

APPENDIX           & nbsp; 543

(No. 10.)

 


DISTRICT DE
MONTRÉAL.

 

L'an mil huit cent trente-huit, le trente de Décembre, par devant moi, Theophile Lemay, Ecuier, Juge de Paix de Sa majesté, résidant en la paroisse Ste. Marie de Monnoir, dans le district de Montréal.
Est comparu Louis Degrange, Charron de la paroisse de St. Mathias, lequel après serment prêté sur les Saints Évangiles à dit et déposé ce qui suit.

 

Premièrement, qu'il est âgé de cinquante huit ans, qu'il demeure depuis la fin du mois d’Aout dernier, chez Jean Baptiste Lague dit Sancartier, menuisier, charpentier et cultivateur de la paroisse St. Mathias.

 

Secondement, qu'environ quinze jours agrès son avivée chez le dit Jean Bte. Lague, ce dernier a fait un voyage à St. Valentin après lequel voyage il a dit au dit déposant " il s'est fait une assemblée en haut ou il y avait assez de monde pour couvrir cinq arpents de terre en superficie et il n'y a eu que deux personnes qui n'ont pas voulu être de cette assemblée, et elles ont été chassées, et cette assemblée est la fortune du Pays," ajoutant «  si vous voulez venir à St. Jean je vous y amènerai et ça vous vaudra bien de quoi.

 

Troisièmement, que quelques jours après ce voyage le nommé Jean Baptiste Tétro, de Ste. Marie, et maintenant absent pour causes poli­tique, est venu chez le dit Jean Bte. Laque, et tous les deux ont eu un entretien particulier ; qu'ensuite le dit Jean Bte. Lague s’est pres­que constamment occupé à voyager dans les environs, et à aller très souvent avec plusieurs personnes du côté de Ste. Marie, où il a voulu emmener le dit déposant, lui disant qu'il deviendrait dans ce voyage, aussi savant que lui.

 

Quatrièment, que vers le commencement d'Octobre dernier, le dit Jean Bte. Lague ayant eu un entretien secret avec un nommé garçon Steben, voyageur sachant lire et écrire a cessé ses voyages, et que très souvent il allait chez lui, sur les huit et neuf heures du soir, plusieurs hommes qu'il faisait entrer en un appartement de sa maison où le dit Lague se trouvait seul de sa maison avec eux et le dit garçon Steben, et si ce dernier n'y était pas, le dit Lague l'envoyait chercher à chaque fois qu'il venait quelqu'un chez lui vers les dites heures du soir, et cela a duré jusqu'au Vendredi soir, le deux de Novembre dernier, et pendant la durée de ces entretiens secrets et nocturnes qui se faisaient chez le dit Jean Bte. Lague, ce dernier à souvent sollicité le dit déposant pour le faire mettre du conseil lui disant que c'était son bonheur et que s'il ne s'en mettait pas il serait tué et culbuté avec bien d'autres.

 


 

APPENDIX           & nbsp;     544

 

Cinquièment, que dans la nuit du trois au quatre de Novembre der­nier environ soixante hommes sont arrivés armés d'environ vingt-trois fusils à baïonnettes, chez le dit Jean Bte. Lague, et presqu’aussitôt la dit Jean Bte. Lague a envoyé son fils a la Pointe, chez Louis Meunier pour avoir, a-t’il dit, des nouvelles de St. Jean, et le dit fils à son re­tour vers quatre heures du matin, a rapporté que l'homme n'était pas revenu de St. Jean ; en conséquence le dit Jean Bte. Lague a dit aux gens, " et bien mes amies, c'est difficile pour nous d'aller en avant seuls, tâchez de vous placer ici alentour, on va avoir la nouvelle de moment en moment, et l'on vous fera avertir."

Sixièmement, que dans le cours de la journée du trois de Novem­bre dernier, le dit Jean Bte. Lague a fait préparer ses hardes, en disant qu’il allait partir pour un voyage et qu'il ne savait pas s’il en revien­drait.

Septièmement, que le soir du même jour, le dit Jean Bte. Lague dit au déposant avant l'arrivée des gens armées, " vous qui ne dormez pas beaucoup, regardez donc du côté de St. Jean cette nuit, et si vous voyez du feu vous me réveillerez, car s’il y a du feu C’est que St. Jean sera pris, et alors nous marcherons à l’instant pour prendre Chambly, et nous le prendrons sans peut être tirer un coup de fusil, car il n'y a pas beaucoup de soldats et nous ferons bruler les Casernes et pillerons tous les bureaucrates."

Huitièmement, que dans le cours de la semaine suivante le dit Jean Bte. Lague à passé une grande partie de son temps à faire des cartouches, et que le Dimanche au matin qui était le onze de Novem­bre, Jean Baptiste Tétro surnomme Eustache Tétro de Ste. Marie est arrivé chez le dit Jean Bte. Lague à la tête d'un grand nombre d’hommes armés, et a dit au dit Lague, et bien tes gens sont ils prêts ?, à quoi le dit Jean Bte. Lague a répondu " oui mes amis, bonne nouvelle; Mr. Malhiot m'a envoyé la nouvelle hier au soir qu’il avait reçu de St. Ours et de St. Denis, mille à onze cent fusils, qui étaient au camp ; et je vais envoyer Chercher mon sergent pour commander," et le sergent étant arrivé a l'ordre, a dit au dit Jean Baptiste Lague. J'irais bien commander, mais les gens ne voudront pas partir, ils n’ont pas de fusils, " a quoi le dit Jean Bte Lague a répondu, " je n'en ai pas, mais il y en a à la montagne " parlant de la montagne de Boucherville, " et bien a-t-il dit je sais où il y a des fusils,  nous allons partir une vingtaine armés et aller de maison en maison pour " faire partir le gens, et ceux qui ont des fusils et qui ne veulent pas partir donneront leurs fusils à d'autres," a quoi le dit Jean. Bte Tétro a répondu, " non, allons au camp tous ensemble, nous verrons comment c’est, " et demain nous reviendrons et il faudra bien qu’ils partent, " et alors le dit Tétro et ses gens se sont mis en route pour la montagne de Boucherville, en disant ai dit Lague, prépare toi et viens nous rejoindre, a quoi le dit Jean Baptiste Lague à répondu " je vais aller déjeuner et " aller de suite vous rejoindre, allez toujours" ; et environ une heure et demi après le dit Jean Bte. Laque a pris  son fusil et en a donné un autre qui était neuf, à un nommé Guertin et se sont mis en route pour le camp de Boucherville.

 


 

APPENDIX           & nbsp;     545

 

Neuvièmement que le lendemain au midi, le dit Jean Bte. Laque est revenu chez lui et le dit déposant lui a dit, quoi vous voilà revenu, votre guerre est bientôt faite : a quoi le dit Jean Bte. Lague a répon­du, « Ha, Ha! C’est pas fini, Eustache Tétro est allez faire des prisonniers à Ste. Marie et faire partir son monde pour le camps de Boucherville, et Mercredi nous allons prendre prisonniers les Franchéres, Soupras, Davîgnon, Gathien et Mr. Rouville, et il faut que ces gens là nous donnent chacun six cens louis, et Mr. de Rouville quinze cens, et plutôt que de se voir hacher ils les donneront bien ; ont va gagner le pays, et il faut que tous les bureaucrates culbutent, Cheffers, Théophile Lemay et Mr. Hatt eux autres on les tue et on se partage leurs biens, il n'y a point de grâce pour eux." Le dit déposant dit et dépose : que Mardi au soir un homme est arrivé chez le dit Laque, venant du camp de Boucherville, il lui a dit que les gens avaient abandonné le camp, ce qui a paru bien mortifier le dît Lague qui a dit plusieurs fois au dit déposant que ce n'était pas fini ; enfin le dit déposant dit que le dit Jean Bte. Laque, a fait tout ce qui était en son pouvoir pour renverser le Gouvernement, et a paru bien disposé à piller et tuer tous ceux qui n'étaient pas disposés à l'aider dans ses plans de révoltes, si toute fois il gagnait le dessus. Le dit deposit dit et dépose,, queue Judi le vingt-sept de Décembre dernier, il a vu le dit Jean Bte. Lague, à son retour de Montréal, trainer Marie Brunette son épouse gui est enceinte, par demis des pierres jusque dans le chemin du Roi, et en suite dans sa maison, et que depuis ce temps là le dit Lague a fait beaucoup de trouble dans sa maison et a maltraité sa femme, et a dit que le trouble n'était pas fini, que les Américains venaient. Le dit déposant ne dit rien de plus, et avant déclaré ne savoir signer, de ce enquis a fait sa marque d'une croix après lecture faite.

Sa

Louis  ×  Degrange.

Marque  

Affirmé par devant moi, à St. Marie de
Monnoir, ce 30 Décembre, 1838.
M. Lemay, J. P.

 

 



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