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Luc de La Corne, «général des Sauvages» et naufragé de l’Auguste
Ajouté le 03/23/2008 10:41:50 par CGagnon

Luc de La Corne, «général des Sauvages» et naufragé de l’Auguste

 

 Luc de La Corne (dit Chaptes de la Corne ou La Corne Saint-Luc), sieur de Chapt et de Saint-Luc (1711-1784), héros négligé de notre histoire, comme bien d’autres, fut cadet, enseigne, lieutenant, capitaine, colo­nel d'infanterie, cheva­lier et conseiller législatif.

 

 Fils de Jean-Louis de La Corne et de Marie de Pécaudy de Contrecoeur, frère de Louis de la Corne, Chevalier de la Corne, Luc serait né à Contrecoeur, en 1711.  D’abord cadet dans les trou­pes militaires le 20 mars 1734, il fait campagne contre les Sakis et les Renards du Wisconsin. En 1735, il est nommé enseigne en second. Le 10 avril 1742, Monsieur de Beauharnois le propose au grade d'en­seigne en pied pour récompenser sa bravoure de l'année précédente au fort Clinton. Janvier 1746, le gouverneur l’invite à se joindre à Monsieur de Saint-Pierre pour protéger le fort Saint-Frédéric. En mai et juin 1747, Rigaud de Vaudreuil l’appelle avec 200 hommes à opérer une descente à Saratoga.  Promu lieutenant le 17 février 1748, il sert au fort Présen­tation en 1752 avant de devenir capitaine le 15 mars 1758.  Sur le chemin du fort Lydius, à l’occasion de la bataille de Carillon, il commande un corps de Nipissings, d’Algonquins et d’Iroquois et s’empare le 9 juin 1758 de 150 voi­tures de l'armée du général Aber­crombie.  Apprécié des Amérindiens dont il parlait les langues et qu’il savait diriger, il fut surnommé «le général des Sauvages».

 

 En 1759, il est créé chevalier de Saint-Louis.

 

 Dans la campagne menant à la fin de la Nouvelle-France, à la tête d'environ mille hommes, il inter­cepte la marche du colonel Hal­dimand vers Niagara. Attaquant par surprise et de toutes directions, les troupes de Saint-Luc de La Corne firentt feu. Mais, le lendemain, Haldimand fait apporter ses canons et charge à mitraille; les troupes s’enfuient, laissant 30 tués et blessés dont Monsieur de La Corne, atteint d'une balle à la cuisse.  Il est de nouveau blessé, en 1760, à la bataille de Sainte-Foy.

 

 Après la capitulation de 1761, embarqué sur l’Auguste pour la France, il fut l'un des sept rescapés du naufrage qu’il raconta. Sur une grève de l’Île du Cap-Breton gisaient cent quatorze cadavres parmi lesquels le chevalier Saint-Luc de La Corne reconnut ses enfants et son frère. Après leur sépulture, il se mit en marche pour atteindre des habitations. Pendant dix-huit jours, il erra dans les montagnes enneigées, entre lacs et rivières, sans savoir où il était, sans rencontrer personne. Des Micmacs en chasse dans les parages lui fournirent des raquettes et lui indiquèrent des guides acadiens. Cet homme de fer fit à pied, d'hiver, un trajet de plus de cinq cent lieues

 

 Après le traité de Paris, il passa en France afin de se procurer des ornements sacrés pour les églises dévastées. Au retour, voulant éviter les frais de douanes, il présenta comme autant d'insignes de son rang dans sa tribu, et par de longues tirades en langue indienne, les décorations indigènes qu’il portait.  Le 28 mars 1762, il se trouvait à Longueuil.

 

 D’un premier mariage, contracté en 1742 avec Marie-Anne Hervieux, fille de Léonard Hervieux et de Catherine Magnan, il eut sept enfants dont Luc-Jean-Baptiste de Lacorne de Chapt (1746 - 1761), décédé en mer lors du naufrage de l'Auguste le 16 novembre 1761, et Geneviève-Élisabeth de Chapt de la Corne (1748 - 1817), épouse de l’honorable Charles Tarieu de Lanaudière, oncle de Philippe Aubert de Gaspé.

 

 Il se remaria en 1757 avec Marie Guillemin, puis en 1774 avec Marguerite Boucher de Boucherville.

 

 Le 17 août 1775, il fut assermenté au Con­seil législatif où il siégea jusqu'à sa mort survenue  le 5 octobre 1784.

 

 * * * * *

 

 Journal du voyage de M. Saint-Luc de La Corne, écuyer, dans le navire l'Auguste, en l'an 1761.  Montréal, Chez Fleury Mesplet, imprimeur et libraire, 1778.  CA BNQ RES AE 121 :

 http://www.champlain2004.org/html/12/13_f.html 

http://desourdy.com/Naufrage_L_Auguste.html 

http://www.unites.uqam.ca/expo/Fr/1.3.femmes.html 

http://grandquebec.com/gens-du-pays/luc-corne/  

 

Louis LE JEUNE, «Luc de La Corne», dans Dictionnaire général de biographie, histoire, littérature, agriculture, commerce, industrie et des arts, sciences, mœurs, coutumes, institutions politiques et religieuses du Canada, Vol. II, Ottawa, Université d’Ottawa, 1931,  829p., pp. 20-21 :

http://faculty.marianopolis.edu/c.belanger/QuebecHistory/encyclopedia/LucdeLaCorne.html 

http://genealogiequebec.info/testphp/info.php?no=83962  

 

Philippe Aubert de Gaspé, Les anciens canadiens, Fides, Coll. Bibliothèque québécoise, 1975, note de la page 206.

 

CGagnon 

Mots-clés: De La Corne Hervieux Naufrage Amérindiens Histoire



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Visionner 1 - 1 de 1 Commentaires

De: lisetherrien
03/24/2008 00:01:50

En 1745, les  seigneuries de Terrebonne et des Plaines (ste-Anne-des-Plaines) sont passées aux mains de Louis de Lacorne(1696-1762). A sa mort en 1762 c'est sa fille Marie Lacorne épouse de Paul Morgame sieur de Lavaltrie qui reprendra la Seigneurie mais Ste-Anne sera délaissé jusqu'à l'arrivée de Jacob Jordan en 1784. A noter que Jordan fut le premier anglais à être propriétaire d'une seigneurie( Jordan parlait bien français donc il fut apprécié)


En l'honneur de Louis Lacorne......le ruisseau Lacorne à Ste-Anne-des-Plaines  et la paroisse voisine Ste-Sophie de Lacorne (détachement de la seigneurie de Terrebonne et Des Plaines)







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