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Le Métro de Montréal, sa construction (1961-1966)
Ajouté le 07/12/2008 05:12:44 par lisejolin

En 1959, la population de Montréal s'élève à 1 700 000 habitants et il y a 450 000 véhicules automobiles enregis­trés. Le métro apporterait de nombreux avantages : transport d'un plus grand nombre de personnes, régularité du service, économie de temps, accès plus facile aux édifices et aux magasins du centre-ville, diminution du nombre d'accidents, livraisons plus rapides et moins coûteuses dans les rues moins encombrées. 

 

 

Me Jean Drapeau est réélu à la mairie de Montréal en 1960. Le programme de son parti prévoit la construction d’un métro. Le 12 août suivant, plusieurs services municipaux reprennent les études en vue de la construction éventuelle d’un métro. Jean Drapeau et Lucien Saulnier se rendent en France pour visiter le métro de Paris et font appel aux conseils de deux ingénieurs-chefs délégués par la RATP (Régie autonome des Transports Parisiens). En août 1961, Messieurs Georges Derou et Jacques Gaston viennent aider l'équipe locale car il faut entreprendre la construction d'un métro dans les meilleures conditions possi­bles.

 

 

Le 3 novembre 1961, un crédit de 132 M$ est voté pour construire et   équiper les lignes 1 et 2 du réseau initial de 15 km de longueur.  Le 8 novembre 1961, 675 jours d'arpentage commencent et une ligne de base précise est établie. Les quinze ingénieurs des Travaux publics effectuent un relevé topographique des constructions et ouvrages existants, avec le niveau des entrées et soupiraux, du terrain, du pavage et des trottoirs, le tout étant requis pour l'établissement d'un plan et profil de rue. Il faut déterminer les emplacement où auront lieu les expropriations. Ils procèdent à l'inspection du sous-sol, par forages et carottages, afin de préciser la nature des couches géologiques le long de l'axe central du tunnel: limites entre les différentes couches;  les accidents divers, tels que les failles; le niveau hydrostatique; les conditions de l'eau souterraine pour connaître les besoin de drainage. Ainsi par analyses chimiques et physiques du sol, on détermine aussi bien la nature du roc en trouvant sa teneur en carbonate que sa résistance à la compression.   L'enquête préliminaire révèle que plus de 6km de tunnel seront construits dans le roc calcaire, peu altéré et de bonne qualité.  Ces enquêtes se terminent le 1er mars 1962.

 

 

En avril 1962, le Conseil municipal de Montréal obtient les pleins pouvoirs pour la construction du métro. Le 5 avril 1962, les entreprises Fondation of Canada Ltd et Charles Duranceau Ltée décrochent le contrat pour la construction du 1er tronçon de métro.

 

 

 

Inauguration officielle des travaux - Le 23 mai 1962 à 8 heures, le maire Jean Drapeau est à l’angle l’avenue Berri, au sud de la rue Jarry., lorsque retentit le cri d'une sirène qui marque la mise en chantier du  premier tronçon de métro.  Afin d'éviter des dégagements nocifs de poussière, la grande majorité des travaux creusage est effectuée sous terre. Le tracé du métro est divisé en une douzaine de tronçons qui font l'objet de contrats différents. 

 

 

Soixante-dix pour cent  du tunnel sont creusés dans le roc et trente pour cent en tranchée ouverte. Le roc et la terre ont été dirigés directement vers l’emplacement où devait se tenir l’Expo 67. Ils ont servi à former l'île Notre-Dame, allonger l'île Sainte-Hélène et ont permis également de terminer l'aménagement de certains parcs et d'espaces verts situés surtout vers la Rivière-des-Prairies.

 

 

 

 

Le chemin de seize milles du réseau initial ouvre après quatre ans de gros travaux. Quelques 5 000 personnes ont travaillé directement ou indirecte­ment à la réalisation des 26 premières stations du 7ième métro d'Amérique.  Le budget prévu a été respecté.

 

 

Le 6 août 1963, le conseil municipal approuve la construction de la ligne 4 pour desservir l'île Ste-Hélène (terrains d’Expo ‘67) et Longueuil. En septembre suivant, on commence à sonder le lit du St-Laurent entre quai Victoria et la Rive Sud.

 

 

 

 

La société Miron joue un rôle capital dans la réalisation du métro. Ses 175 camions à bétonnière ont coulé des milliers de mètres cubes de béton dans la construction des divers tunnels et stations du réseau. Elle a fabriqué les 20 000 pièces de précontraint sur lesquelles  roulent les rames. Elle a aussi exécuté de grands travaux d'excavation de terre et de roc.  D'autres, comme Janin, Deschamps et Dufresne, participent aux travaux des entrepreneurs

 

 

Le positionnement des stations vise à rendre concevable une vitesse optimale et un bon rendement. Treize mètres séparent les murs latéraux des stations les uns des autres. 

 

 

Réseau initial - Le réseau initial du métro de Montréal de 22,1 km  se répartissait sur trois lignes. - La ligne 1, Est-Ouest ou ligne verte (stations Atwater à Papineau), passe au nord de Ste-Catherine, sous les rues Ontario, De Montigny (auj. disparue), Burnside et St-Luc (auj. de Maisonneuve). - La ligne 2, Nord-sud ou ligne orange (des stations Henri-Bourassa à Bonaventure), passe sous la rue Berri. Cette première section s'étend sur 1,2 milles et est construite en 700 jours de calendrier. (sic) - La ligne 4 n’était pas prévue au réseau initial.  La tenue de l’Exposition Universelle de 1967 est annoncée à Montréal et le 2 août 1963, la  décision est prise d’ajouter une ligne qui reliera Berri-de-Montigny et Longueuil. 

 

 

 

 

La ligne 3 devait emprunter le tunnel du Canadien National sous le mont Royal pour se rendre au nord-ouest vers Cartierville et au nord-est dans le quartier Ahuntsic.  Cette ligne devait avoir 15 stations sur une longueur de 11,6 milles, empruntant les voies du CN & leur tunnel sous le Mont Royal jusqu’à Cartierville.  Il y a mésentente entre Montréal et les villes d’Outremont, Mont-Royal et St-Laurent, concernées dans la construction de cette ligne. La ligne 3 ne sera donc jamais construite.

 

 

Inauguration du métro - Le 14 octobre 1966, le métro de Montréal est inauguré en grande pompe.    En plus des dignitaires de la commission de transport de Montréal, les gouvernements municipal, provincial et fédéral, et des représentants de la France  y sont présents.  Le cardinal Paul-Émile Léger fait aussi parti des personnalités présentes ainsi  plus de 6 000 invités de 52 pays. Cette première fin de semaine, le métro est  accessible gratuitement aux Montréalais et aux visiteurs.  Dès l'ouverture, le lundi matin, il faut présenter un titre de transport (ticket) pour franchir les tourni­quets. Le 100 millionième usager du métro a été accueilli le 19 juillet 1968. 

 

 

Vingt des vingt-six stations du réseau initial s'ouvrent au public.  Les  stations Frontenac, Beaudry, Victoria et Bonaventure ne sont pas complétées et ouvriront dans les mois suivants.

 

 

Coûts et financement du métro - Les 26 stations de métro du réseau initial ont coûté 213 M$  et ce sont les contribuables de la ville de Montréal ont assumé seuls les frais. Aujourd’hui les Montréalais ne sont plus seuls à payer. Le transport en commun est devenu une responsabilité de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) (entrée en fonction le 1er janvier 1970) et le gouvernement du Québec a également contribué généreusement.  - Avant le 1er janvier 1980, le gouvernement du Québec de M. Lévesque rembourse aux sociétés de transport 60% des coûts d’immobilisation et d’exploitation. A partir du 1er janvier 1980, la participation du gouvernement fut porté à 100% seulement pour les frais d’immobilisation et d’administration.  - Le 1er juillet 1985, le gouvernement de M. Johnson réduit à 13% sa participation au coût de l’administration tout en continuant d’assumer la totalité des frais d’immobilisation. - À partir du 1er janvier 1992, le gouvernement Bourassa cesse totalement de contribuer aux frais d’administration. Il assume seulement la totalité des frais d’immobilisation.

 

 

 Le mot « métro », pour métropolitain, a été emprunté aux Parisiens. Il s'agit de l'abréviation de « chemin de fer métropolitain ». Les anglophones de Montréal utilisent le terme « métro » plutôt que « subway », contrairement aux habitants d'autres villes.

 

 

 

 

En 1966, le métro de Montréal possède la technologie la plus moderne au monde.  Il a réussi à se démarquer des autres au point d'influencer les concepteurs des métros qui suivront.

 

 

Mais Jean Drapeau n'est pas le seul dans cette aventure, il a sûrement joué un rôle primordial dans cette réalisation mais il ne faut pas oublier les autres grands bâtisseurs, dont Lucien L'Allier et Lucien Saulnier.

 

 

 

 

 « On avait aussi prévu bâtir le métro jusqu’à Laval, mais avec la fusion de Pont-Viau, certains se sont opposés à payer pour ça. » (Jean Drapeau)

 

 

 

 

(à suivre…)

 

 

 

 

 

Lise Jolin

 

 

 

SOURCES

 

 

Journal La Presse 1992

Dossiers personnels

http://www.stm.info/ (site officiel de la STM)

Autres sites Internet

 

 

Mots-clés: Métro Montréal Transport Construction Inauguration



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