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JUSTICE AUX IROQUOIS
Ajouté le 08/23/2008 18:57:03 par
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En 1669, un Iroquois étant allé à la chasse, emprunte la rivière Outaouais et se dirige vers Ville-Marie. Son canot est chargé de belles peaux d'élans. Heureux de revenir troquer un pareil butin, il s'arrête à la Pointe-Claire du lac Saint-Louis pour s'y reposer.

 

Il y rencontre cinq soldats du régiment de Carignan qu'un officier avait laissé partir, sachant qu'ils iraient courir les bois. Pour rendre leur chasse plus facile, les soldats se sont munis d'eau-de-vie. Ils en offrent donc au chasseur.

 

Car c'est ainsi, selon Nicolas Perrot, que ces soldats chassaient! Rendu inconscient, l'Iroquois n'oppose pas la moindre résistance lorsque ses amis entreprennent de lui attacher une pierre autour du cou et de le noyer dans le lac Saint-Louis. D'autres compagnons de l'Amérindien, surpris de ne pas le rencontrer à leur arrivée à Montréal, conclurent qu'il avait dû se noyer accidentellement.

 

Un peu plus tard, le corps remonte à la surface de l'eau et d'autres voyageurs reconnaissent leur compatriole et se convainquent que seuls des Français ont pu perpétrer le crime. Ils enregistrent une plainte et font des recherches qui restent vaines.

 

Plus tard encore, des Iroquois entrent dans un magasin de fourrures, à Montréal et, examinant les peaux qui s'y trouvent, reconnaissent la marque de leur frère.

 

Au retour de leur expédition meurtrière, les soldats avaient apporté les fourrures à leur officier qui en avait utilisé une pour rembourser quelqu'un. On retrouva chez lui le reste des peaux marquées par l'Iroquois assassiné. Les soldats étant retournés dans le bois, il fallut attendre leur retour pour les arrêter.

 

On les fit conduire et attacher tous les cinq chacun à un poteau. Les Iroquois s'étonnèrent de l'ample justice qu'on leur rendait, et demandèrent grâce pour quatre, parce que n'ayant perdu qu'un homme, il n'était pas juste, disaient-ils, d'en défaire cinq, mais un seulement. On leur fit comprendre que les cinq étaient également criminels, et méritaient sans exception la mort. Les Iroquois, poursuit Nicolas Perrot, qui ne s'attendaient pas à une satisfaction si étendue, redoublèrent leurs instances pour obtenir la grâce de quatre, et firent pour ce sujet des présents de colliers de porcelaine.

 

Les Français, voulant réparer ce crime en vitesse car ils craignaient que le meurtre ne provoque la guerre, exécutèrent les cinq soldats le 6 juillet 1669.

 

 

(NOS RACINES l'histoire vivante des Québécois)

Mots-clés: IROQUOIS



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Visionner 1 - 2 de 2 Commentaires

De: CGagnon
08/26/2008 11:26:21

Que penser de ce traitement des Français par les leurs?


 


a)      que les « sauvages » ne sont pas toujours ceux que l’on pense? (gogomagnon)


 


b)      par crainte de la guerre avec les Iroquois?  Si oui, ça signifie que les Français souhaitaient vivre en paix, en bons termes avec les Iroquois. 


 


c)      pour réparer le crime commis?  Si oui, ça signifie que les Français reconnaissaient comme un crime l’assassinat des Autochtones.  Ils les considéraient comme des égaux, des humains... Leur intention n’était pas de décimer les premières nations.  Leur objectif n’était pas de l’emporter sur eux par la force et le nombre.


 


d)     la justice des Iroquois et celle des Français ne concordent pas?   Les Français évaluent le crime à l’intention des meurtriers plutôt qu’au nombre des victimes.


 


e)      Et autres considérations et corrections et hypothèses possibles…



 


CGagnon



De: gogomagnon
08/24/2008 03:17:08
Ceux qu'on appelait "les sauvages" n'étaient pas toujours ceux que l'on pensait!!






*** Planète Généalogie ***