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Cofondatrice des caisses, la soreloise Dorimène Desjardins aurait 150 ans
Ajouté le 09/20/2008 17:37:32 par Alex07

Source : Louise Grégoire-Racicot - Les 2 Rives - 16 septembre 2008

 

Mercredi, Desjardins soulignera le 150e anniversaire de celle qui est considérée comme la «cofondatrice des caisses populaires», Dorimène Desjardins, une Soreloise qui a épousé Alphonse Desjardins.

 

Née à Sorel le 17 septembre 1858, où ses parents - Joseph Roy-Desjardins, capitaine de bateau à vapeur Rosalie Mailhot - ont toujours habité, cinquième de onze enfants. Dorimène a été élevée par une tante à Lévis et ce dès l’âge de deux ans. C’est ce que rappelle Guy Bélanger pour la Société historique Alphonse Desjardins.

 

C’est à Lévis qu’elle a grandi et étudié puis rencontré Alphonse Desjardins alors journaliste au Canadien de Québec. Le couple s’est marié à l’église Saint-Pierre de Sorel puis s’est et établi à Lévis où il a eu 10 enfants entre 1880 et 1902.

 

Un autre biographe, Denis Pépin, la décrit comme une collaboratrice et militante de l’économie sociale. Elle fut notamment la première collaboratrice d’Alphonse Desjardins lorsqu’il fonda la première caisse populaire en 1900. «Comme ce dernier travaille à Ottawa, Dorimène assure officieusement la gérance de la caisse de 1903 à 1906 et reçoit des éloges pour sa sagesse et son esprit pratique et éclairé. ll est plus que plausible qu’elle ait participé à l’élaboration des statuts et règlements des premières caisses populaires, car son mari la consultait pour chaque lettre ou décision importantes», écrit-il.

 

Un procès-verbal du conseil d’administration du 25 septembre 1904 de la Caisse populaire de Lévis, lui exprime ainsi sa reconnaissance: « pour l’intelligence remarquable, l’habilité et le zèle éclairés et constants qu’elle a déployés dans l’exécution des devoirs qu’elle a bien voulu accepter et dont elle s’est acquittée si généreusement pour le plus grand bien de notre association.»

 

C’est aussi Dorimène, rapporte-t-on, qui, en 1905, constata que la caisse de Lévis n’avait aucune reconnaissance légale et qu’une faillite éventuelle pourrait plonger sa famille dans d’importantes difficultés financières. «Elle se rend à Ottawa faire part de ses craintes à son mari. Il faudra tout le poids et l’influence du clergé pour les convaincre de poursuivre l’œuvre jusqu’à l’adoption par Québec de la « Loi concernant les syndicats coopératifs ».

 

À la mort de son mari, en 1920, c’est encore elle qui détenait l’autorité morale pour assurer la continuité de la pensée du fondateur des caisses. On fait souvent appel à elle pour discerner les intentions de son mari, notamment en 1924 lors du débat autour de la création d’une caisse centrale au sein de l’Union régionale de Québec.

 

À sa mort, le 14 juin 1932, l’Action catholique reconnaît que Dorimène Desjardins « aura été assurément l’une des femmes les plus au courant de la question économique considérée du point de vue social ». Le journal lui rend d’ailleurs ce vibrant hommage : « Sans elle, reconnaissons-le, les caisses populaires Desjardins n’existeraient probablement pas ».

Mots-clés: Caisses Desjardins Dorimène Desjardins Sorel



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