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L’hygiène et les bains publics
Ajouté le 10/24/2008 09:32:50 par lisejolin

Au  Québec, à la fin du XIXe  et dans la première moitié du XXe siècle, les épidémies ravagent des quartiers et des villes entières. Le manque d’hygiène, les conditions d’insalubrité et les mauvaises conditions de logement en sont les principales causes.  Le système d’évacuation des eaux usées est rudimentaire. Personne ne se soucie de la pollution.

 

Le  Bureau de santé de Montréal  est créé en 1876, à l’initiative du maire Hingston, afin de lutter pour la santé et la salubrité, donc pour prévenir les épidémies.  En 1896, les autorités s’engagent dans une vaste campagne de vaccination. La somme de dix dollars (équivalant d’une semaine de paie d’un ouvrier à l’époque) est offerte aux premiers volontaires qui oseront se faire vacciner.

 

 

D’après les autorités, c’est la clientèle masculine qui a le plus besoin de se baigner.   Les premiers bains sont donc réservés strictement aux hommes.   On fait construire des bains publics rudimentaires à l’air libre sur une plage de l’île Sainte-Hélène. On ouvre un bassin à Hochelaga (1890), puis le bain Wellington, en bordure du canal de Lachine.   Ce dernier ne possède pas de toit et fonctionne seulement en été.  En 1893, le bain Wellington  est  le premier à ouvrir ses portes aux femmes et leur donne l’occasion de prendre des bains chauds.

 

Vers 1900 à Montréal, la plupart des logements ont l’eau courante et une toilette intérieure est reliée au système d’égouts. L’eau chaude et le bain sont le privilège des plus riches. Les appartements possèdent rarement une salle de bain et l’eau chaude est presque inexistante. Ayant conscience de l’importance de l’hygiène pour la santé de  la ville, les autorités municipales investissent dans la construction de «bains publics» pour les Montréalais. 

 

En  1901, un premier bain couvert est construit à Montréal, mais il ferme ses portes en hiver.  Le bain St Louis viendra ensuite en 1903.

 

 

En 1908, le bain Lévesque est le premier bain chauffé, il reste  donc ouvert annuellement.   D’autres crédits sont votés pour un bain dans le quartier Papineau, un autre pour le quartier St-Denis (bain St-Hubert, auj, piscine St-Denis).

 

Le bain Laviolette est construit en 1910 dans le «faubourg à m'lasse».  Il était situé exactement au 1570, avenue de Lorimier, tout près du pont Jacques-Cartier.  Devenu inutile pour les soins corporels depuis les années 50 et concurrencé par les piscines extérieures l'été, le bain Laviolette a été fermé au public au cours des années 80.

 

 

Ouvert en 1911 dans le Griffintown, le bain O Connell était le plus ancien et le plus fréquenté des bains.  Il était destiné à remplacer les eaux polluées du canal de Lachine considéré le bain des travailleurs pauvres. The facility was located in Haymarket square, the civic centrepiece of its tenement neighbourhood (see image left). L'établissement était situé dans Haymarket Square. By 1964, the square seemed to have become a parking lot; it is occupied today by a police station. En 1964, la place Haymarket semble être devenue un terrain de stationnement, puis elle est occupée par un poste de police. The site of the demolished bain O'Connell is now buried under the Autoroute Bonaventure. Le site du bain O'Connell est pour sa part, enterré sous l'autoroute Bonaventure.

 

L’architecte Théodore Daoust tire les plans du bain Campbell qui sera construit en 1913-1914 à Ville-Émard.  Une imposante balustrade sert de couronnement à la ligne de toit et les armoiries surmontent l’entrée principale.  Il est la propriété de la ville de Montréal. Il y aura plusieurs rénovations dont la fausse toiture qui est faite en 1946.  Il prendra le nom de piscine Émard seulement après 1959. D’autres aménagements sont  faits entre 1976 -78  par Y. Lecieyewska, Marc Fluet & Denis Bouchard, architectes de la ville de Montréal.  Il devient alors un bain mixte.

 

 

 En 1915,  le maire Alexandre Michaud du quartier Maisonneuve est fier de son édifice de  dans le style beaux-arts. Le bain Maisonneuve de l’architecte Marius Dufresne, sert comme bain, salle de récréation et gymnase. L’institution offre alors des matchs de water-polo, des  compétions de natation et des spectacles de ballet aquatique.  De 1920 à 1960, le gymnase sert également de salle d’entraînement physique pour la Police de Montréal.

 

 

Le bain Généreux de l’architecte J.Omer Marchand, est inauguré en 1927, en présence du maire Médéric Martin et du conseiller municipal Damase Généreux. Ce dernier  donne son nom à l’édifice, comme c’est la coutume à l’époque.  En plus de ses fonctions reliées à l'hygiène, le bain Généreux  répond  aussi  à des besoins récréatifs et sportifs. Dans les années 1970, il accueille de nombreuses compétitions. Il est aussi  le lieu d'entraînement de l'élite sportive montréalaise.  Pendant de nombreuses années, le bain Généreux est  le plus fréquenté d’entre tous, à Montréal. En 1940, il reçoit 87 450 baigneurs.

 

En 1929, un espace est acquis pour la construction du nouveau bain Mathieu, dans l’Est de la Ville, en bordure de la rue Ontario. Comme plusieurs autres bains, il est construit pendant la dépression.

 

 

L’installation d’un réseau d’égouts par la ville de Montréal en 1932 contribue grandement à combattre ces épidémies.  En 1933, le bain Quintal est le dix-huitième bain montréalais à ouvrir.

 

De nombreux autres bains publics sont ensuite créés dans les quartiers ouvriers montréalais afin de permettre aux résidents de se laver.  Parmi ces derniers nous retrouvons le bain Schubert (1931).  

 

Peu à peu, les salles de bain sont ajoutées aux logements et avec l’avènement de la baignoire dans les habitations, les bains publics ferment ou changent de vocation.

 

Que sont-ils devenus?

 

Bain GénéreuxSitué rue Amherst à Montréal. Les compétitions et l’élite sportive quittent le bain après les années 1970. En 1992, on ferme la piscine suite à des problèmes de chauffage et de plomberie.  L’Écomusée du Fier-Monde en prend possession à l’automne 1995. Les travaux de rénovation sont dirigés par l'architecte Felice Vaccaro.  L’ancien bassin de natation est devenu une aire d’exposition alors que ses murs de céramique demeurent visibles. La partie profonde du bassin abrite maintenant une petite salle de projection.

 

Bain Lévesque – Situé au 955, rue Marie-Anne Est, Quartier Mont-Royal, Montréal, Qc.  Le premier bain public à Montréal ouvert à l'année et chauffé à la vapeur. Il servait en toutes saisons.  Il devient piscine Lévesque en 1998 après avoir été entièrement rénové.

 

Bain Maisonneuve Situé rue Morgan au Sud de la rue Ontario, il est  transformé en piscine en 1931 et commence à offrir des cours de natation aux adultes.  Malheureusement,  en 1962, lors des travaux de rénovation, des éléments décoratifs de l’édifice ont été modifiés ou enlevés. L’édifice et ses locaux servent encore aux fins communautaires, une piscine publique et une société du troisième âge y logent. Il est aujourd’hui  connu sous le nom de piscine Morgan.

 

Bain Laviolette- La Ville de Montréal, propriétaire des lieux, dans une volonté de désengagement immobilier, s'est départi du bain en 1995 pour la somme de 28 000 $. La fondation du Père Ambroise qui s'en acquiert le bâtiment pour y installer un centre culturel international pour la jeunesse. Avec le décès du père Ambroise, les travaux de rénovation d’environ 2 millions de $ ne sont pas entrepris  et la volonté de la fondation d'utiliser le bain Laviolette fut compromise. Le bâtiment est démoli au début de l'an 2000 pour laisser place à une station-service.

 

 

Bain Mathieu - Situé au 2915 rue Ontario Est, angle de la rue Florian, il porte toujours le nom de bain Mathieu.  Depuis environ 10 ans, l’ancien bain public, offre à la population deux salles multifonctionnelles qui peuvent accueillir plus de 600 personnes.  Ayant eu la chance de le visiter le 4 septembre dernier, j’ai pu admirer sa grande salle qui est toujours munie de sa piscine d’origine.  Le bain sert maintenant de salle de réception, salle de spectacles et pour des tournages de films.

 

Vous souvenez-vous des Bains de la Saint-Jean ?

 

Une vieille coutume voulait qu’on ne se baignait jamais dans le fleuve St-Laurent ou les rivières qui s’y jettent avant la Saint Jean, c’est-à-dire le 24 juin. On prétendait que les bains pris avant le 24 juin donnaient des maladies cutanées. Aujourd’hui, un peu partout le long du St Laurent ou dans les piscines, les jeunes gens se moquent de la vieille coutume et se baignent dès les premiers jours de juin.

 

 

Montréal,  Métropole ouvrière,  a été à une certaine époque, la « capitale » des bains publics du Canada.  Des générations de Montréalais ont profité de ces bains publics pour  se laver, se rafraîchir et se détendre.  Vous pouvez encore observer aujourd’hui le mot «Bain» gravé sur la façade de quelques vieux édifices qui nous rappelle  l’époque, où pour se laver, il fallait aller «aux bains».

 

 

Lise Jolin

 

 

SOURCES

 

http://grandquebec.com/montreal-histoire/epidemie-au-quebec/

 

http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=2497,3090260&_dad=portal&_schema=PORTAL  (Bain Laviolette)

 

http://images.google.ca/imgres?imgurl=http://theatreacte3.com/act3_web/lieux/Bain.jpg&imgrefurl=http://theatreacte3.com/act3_web/lieux/lieux.htm&h=260&w=391&sz=21&hl=fr&start=20&um=1&tbnid =xD6wrDrhv_vwiM:&tbnh=82&tbnw=123&prev=/images%3Fq%3D%2522bain% 2Bpublic%2522%2BMontr%25C3%25A9al%26um%3D1%26hl%3Dfr%26rls%3DGGLG,GGLG:2008 -07,GGLG:fr%26sa%3DN

 

http://patrimoine.ville.montreal.qc.ca/inventaire/fiche_bat.php?arrondissement=0&batiment=oui&lignes=2&id_bat=9735-83-0725- 01&debut=244 (bain Campbell – piscine Émard)

 

http://grandquebec.com/misteres-du-quebec/bains-de-la-saint-jean/

Mots-clés: Bain Hygiène Santé Musée



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