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Deux pêcheurs face à la mer en furie
Ajouté le 06/03/2009 14:28:11 par Lulu2268

Mardi, le 23 mai 1972.Un événement tragique dont les conséquences auraient pu être  fatales pour deux pêcheurs de Cap des Rosiers.

 

Deux frères,Hyacinthe et Emmanuel Dunn,deux pêcheurs aguerris se lève tot ce matin- là. À 3 H. 30 ils sont au havre de pêche. Une petite brise souffle du sud. Mais la mer est calme,le temps splendide,le soleil à l'horizon,une belle journée de pêche en perspective.

 

Vers 4 h. 15, ils quittent le quai dans leur embarcation de 31 pds.Notons en passant qu'Emmanuel, aidé de son père. M. Alphonse Dunn, avait construit cette barge. Au passage ils ramassent le hareng de leur raie étendu la veille et continue leur marche sur une distence de douze à quinze milles au sud-est de la ¨Vieille¨,à l'endroit ou ils avaient placé leur ligne dormante "trawl".Ils ne leur reste que 150 hameçons à"lever"quand tout à coup ils se sentent secoués de tous côtés.Le vent avait changé de direction et s'était jeté du côté ouest se déchainant en un véritable ouragan. Sans perdre leur sang froid,ils se hâtent de ramasser leurs agrès de pêche. En dix minutes le tout esr dans la barge,attaché pour ne rien perdre et ils mettent leur moteur en marche. Impossible de songer un seul instant à atteindre le havre du Cap des Rosiers.Le vent les entraine dans la direction opposée soit vers l'ile Bonaventure ou l'Ile Miscou.Leur seul moyen de survie est de se laisser transporter par les vagues qui atteignent parfois de 35 à 40 pieds de hauteur.Pour comble de malheur une vague brise légèrement l'embarcation et l'eau y pénètre rapidement.Pleins de courage,trempés jusqu'aux os,nos deux pêcheurs de jeter leurs provisions de hareng à la mer et de se servir de la cuve pour vider leur barge. Par malheur,la mer emporte aussi la cuve.Il ne leur reste plus que des récipients à gaz qu'ils utilisent en les découpant.Le temps passe,le vent augmente en intensité et atteint,vers 3 heures de l'après-midi,environ cent milles àl'heure.Ils conservent un espoir malgré la crainte d'être engloutis par les vagues qui s'abattent sur eux.Les signes de croix tracés en direction de cette mer houleuse indiquent leur confiance en la divine Providence.Vers sept heures le calme est revenu,Emmanuel et Hyacinthe ont traversé les heures les plus pénibles.L'espoir d'un retour est permis.Mais il faut continuer de vider la barge pour l'empêcher de couler.Rien à boire,rien à manger sinon une seule tasse de thé et un petit biscuit salé détrempé.Un paquet de cigarettesa échappé à l'inondation.Après avoir réussi à hisser la voile,sans trop songer à la faim et à la soif ils continuent à vider la barge.Vers 9h.30 du soir,ils aperçoivent des lumières d' un chalutier à environ un demi mille mais impossible de faire des signau,c'est la nuit,même si la lune brille au firmament.Ils ne restent plus qu'à continuer de vider et vider toujours la barge."Calée jusqu'au carreau".Le jour se lève. Vers 6h. un vombrissement d'avion attire leur attention.C'est un avion de recherche venu de la base d'Halifax.Les deux naufragés font des signes  désespérés,le pilote les repère et décrit des cercles au-dessus d'eux.L'alerte est donnée.Quinze minutes plus tard un hélicoptère vient s'enquérir de nos besoins et nous avertir qu'un bateau vient à notre secours.Le premier arrivé est le "Alain Richard" dont le capitaine est Raymond Desbois.On les fait monter à bord jusqu'à l'arrivée du bateau-patrouille le Sébaste. Le capitaine Desbois leur sert un grog chaud pour les réconforter.On peut imaginer leur joie de revoir leurs semblables. Enfin le Sébaste fait son apparition et les conduit à Percé ou leurs femmes les attendent avec impatience ainsi qu'une cinquantaine de personnes assemblées sur le quai.C'est avec un sentiment de joie qu'ils mettent le pied sur la terre ferme après trente heures sur l'eau dont neuf sur une mer déchainée.M.et Mme Langlois de Percé les conduisent àleur maison ou ils se restaurent."On a été reçu comme des princes",dit Emmanuel. Pendant ce temps des pêcheurs de Percé ont vidé et réparé temporairement la barge. Voilàune preuve tangible qu'il existe toujours un esprit de fraternité et d'entr'aide entre les gens de métiers.

 

Nous avons rencontré Emmanuel.C'est lui qui nous a relaté les péripéties de son aventure.Nous avons essayé de respecter, le plus possible, la narration de son histoire."Je vais continuer la pêche comme avant."

 

Notons,que cet ouragan qui a frappé toute la côte Gaspésienne ,aété la cause d'une noyade à Cap-aux-Os. 

 

D'après le livre du centenaire du Cap des Rosiers 1872-1972

 

 

 

J'ai connu ses deux pêcheurs,je demeurais dans la même village(Cap des Rosiers) qu'eux,quand c'est arrivé tout le monde les pensait mort

 

  

 

Mots-clés: Sauvetage



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Visionner 1 - 4 de 4 Commentaires

De: roselinesmith
08/11/2009 20:47:35
je m'en souviens bien quelques années plus tard c'est mon cousin Roger fils de Pierre Reeves qui fut emporter lui aussi et on ne l'a jamais trouver sur mon site je lui rend homage.Roseline


De: Lulu2268
06/03/2009 20:38:31
Je sais qu'il y avait un bateau au havre  pour les touristes mais je ne sais pas son nom  çà se pourrait car il est parti pour le havre à Percé


De: pierrebernier
06/03/2009 15:56:57

Merci d'avoir partagé cette histoie avec nous.


 


Pierre



De: lisejolin
06/03/2009 15:42:34

Merci Lulu, j'aime beaucoup ces histoires vraies surtout lorsqu'elles finissent bien.


 


Dis moi si je suis dans l'erreur mais se peut-il que j'ai déjà vu le "Sébaste" accosté au havre de Cap-des-Rosiers lors de mes vacances, vers 1967-68?







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