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L'Anse-Au-Griffon
Ajouté le 08/09/2009 13:18:54 par Pilote_Qc

Griffin Cove [L'Anse-Au-Griffon], Canada

 

Village du comté de Gaspé, situé dans la péninsule gaspésienne face au golfe Saint-Laurent, à environ 30 kilomètres au nond-

est de Gaspé, terminus du chemin de fer du Canadien National. C'est, pour ainsi dire,  le bout du Canada, côté est. La pêche à la morue,  l'agriculture, l'industrie laitière et l'exploitation des ressources forestières étaient les principales occupations des

habitants du village et des environ. Vers 1952, on comptait trois scieries; une beurrerie et une huilerie pour la préparation

de l'huile de foie de morue. La fondation du village remonte à 1868. Il existe plusieurs versions de l'origine du nom plus ou

moins vaisemblable les unes que les autres, aussi disons simplement que les premiers immigrants anglo-irlandais d'origine

l'appelait Griffin Cove, ce que les canadiens ont fini par traduire par L'Anse-Au-Griffon. Le village est retiré au fonds d'une baie qui protège les bateaux de pêcheurs contre les gros vents de la mer. De plus, il se pratique un peu de chasse dans les voisinages. Les navires qui faisaient du cabotage le long des côtes de Gaspé et de la Baie-des-Chaleurs s'y arrêtaient. Pop., 500 hab..
________

 

Griffon Cove [L'Anse-Au-Griffon] et son premier pionnier.

 

Edward Synnett [Édouard Synnotte] vint s'établir à L'Anse-Au-Griffon vers 1780. Il est fort possible qu'une autre famille,

celle de Francis Robert dit LeBreton, y était avant lui ou qu'ils arrivèrent ensemble, car Edward épousa vers 1781, à l'Anse

-au-Griffon, Josette, la fille de Francis Robert. Cependant, nous savons que, vers 1785, Francis Robert quitta l'Anse-au-

Griffon avec ses quatre fils pour s'établir à Tracadie au Nouveau-Brunswick.

 

Edward Synnett est le pionnier et grand patriarche de Saint-Joseph de L'Anse-Au-Griffon. Tous ceux qui vinrent après lui

contractèrent alliance avec ses descendants. Aussi, toutes nos familles, aujourd'hui, sont apparentées aux Synnett d'une

manière ou d'une autre. Un descendant, M. Fabien Synnett de Gaspé, a fait des recherches sur l'origine de la famille. L'histoire de cette famille remonte aussi loin qu'en 1172, alors que Sir Walter Synnett, d'origine anglo-normande, un chevalier de grande valeur dit-on, arriva en Irlande. Peu de temps après son arrivée dans ce pays, il fut nommé gouverneur du comté de Wexford et de la ville du même nom dans le sud-est de l' Irlande. Cette famille se distingua pendant plusieurs siècles en travaillant au développement et en occupant des postes de hautes fonctions de noblesse, dans ce pays. Ils peuplèrent surtout le comté de Wexford et à un recensement tenu en 1659, il est écrit que Synnett est le nom principal de ce comté. L'histoire dit aussi que leurs services loyaux et constants à la Couronne d'Irlande leur valurent beaucoup d'honneur et d'estime. Malheureusement, l'arrivée de Cromwell en Angleterre, changea le cours dramatiquement leur histoire... . Disons que plusieurs membres de la famille Synnett furent des officiers importants dans l'armée de James.

 

Pour revenir à Edward, il est très possible qu'il fut un soldat licencié de l'armée de Wolfe et qu'il vint s'établir à Percé

après la conquête. En effet, nous le retrouvons au recensement de percé, en 1777. Célibataire, propriétaire de deux bateaux

de pêche et ayant sous ses ordres huit hommes d'équipage. Ce qui indiquerait qu'il était au pays depuis un certain temps

déjà. Plus tard, la famille obtint des concessions de terre du gouvernement. Selon M. Arthur Legros, qui publia, dans la

revue historique de la Gaspésie, les Mémoires de Charles Robin, fondateur, en 1766, de la firme qui porte son nom et qui est

le plus vieux commerce établi en Gaspésie, nos gens pratiquaient la pêche et séchaient leurs morues eux-mêmes. De temps en

temps, une goélette des Robin venait ici, achetait le poisson et, en contrpartie, on obtenait du sel et autres nécessités de

la vie. La chasse faisait aussi partie des activités des pionniers.

Nous avons souvent entendu dire par les plus vieux que le gibier abondait dans notre région à cette époque.

 

Essayons un peu d'imaginer leur arrivée sur nos rives. Ils devaient venir de Percé en barge, coucher dans des abris temporaires. Les

premières maisons, probablement des camps de bois rond, éclairés avec des lampes à l'huile. On faisait du savon et de la

peinture que l'on mélangeait à l'ocre. On dit aussi que la glaise jaune de la rivière servait au mélange de peinture. L'Huile

de foie de morue servait pour la lubrification de nombreuses choses et aussi comme nourriture. Aucune commodités à cette

époque: pas de docteur ni de prêtre, ce qui explique les mariages devant témoins. Ils ont trimé dur nos premiers pionniers.

De l'aurore au crépuscule, ils ont peiné, travaillé d'arrache-pied pour subsister et nous mériter notre paroisse d'aujourd'hui. Ils méritent notre admiration et notre respect.

 

Edward Synnett et Josette Robert eurent neuf enfants, cinq fils et quatre filles. Patrick, premier enfant de la paroisse, né le 27 mars 1782, marié à Madeleine Dunn, le 17 septembre 1814. Joseph, né le 21 décembre 1783, marié le 12 juin 1826, à Louise Dunn. Plus tard, dans les années 1860, cette famille quittait l'Anse-au-Griffon pour s'établir à la Madeleine et ils furent les ancêtres des Synnett du haut du comtém, jusqu'à Matane. Edward, né le 9 août 1789, marié à Rivière-au-Renard, le 17 septembre 1814, à Françoise Leclerc dit Francoeur. William, né le 1er juin 1796, marié à Hélène Dunn, le 9 décembre 1823.  James, né le 31 août 1799, marié à Bridget O'Reilly, le 21 juin 1828. Ce mariage est inscrit dans les registres de Douglastown. Il est dit qu'ils se seraient mariés à Chéticamp, au Nouveau-Brunswick, sur un bateau. Une autre version, racontée par des descendants, dit que les parents de Bridget étaient morts sur un bateau. Rendu ici, le capitaine aurait

demandé que quelqu'un s'occupe de la jeune fille. C'est ensuite que James en aurait fait son épouse. Bridget était née en

1808 et mourut en 1842. Elle, était irlandaise. Jeanne-Marie, née le 24 février 1786, mariée à Antoine Rinfret dit Malouin,

le 1er décembre 1806. Marie, née le 20 janvier 1788, mariée à Joseph Bond, le 6 septembre 1810. Marguerite, née le 20

décembre1787, mariée à Nicolas Samsonm, fils, le 7 octobre 1812. Bridget, née le 1er février 1792, mariée à John English le 7

octobre 1812.

 

Après 1800, nous ne savons plus rien du pionnier Edward Synnett. Il semblerait qu'il soit décédé cette année-là, de façon

tragique. Nous ignorons les circonstances de sa mort. Sa veuve, Josette Robert, se remaria quelques années plus tard, en

1812, avec un irlandais du nom de John Fling (Irving) à Cap-des-Rosiers. Elle mourut le 16 novembre 1827 à l'âge de 67 ans.

 

Autre source:

Synnott
Pour faire l'histoire de nos familles, il faut retourner vers l'année 1780 où Edward Synnett vint chez-nous. C'est notre

premier pionnier et le grand patriarche de notre paroisse. Edward, fils de William et Jane O'Neil, marié à Josette Robert dit

LeBreton, fille de François et Thérèse Boisselle de Coutanche, Bretagne. Edward est venu de Wexford en Irlande, et s'est

marié à l'Anse-au-Griffon le 17 septembre  1790. Il avait déjà été marié devant témoin en 1780. Josette Robert dit LeBreton

se remaria à John lrving, irlandais, le 7 octobre 1827.
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John Leboutillier, Jersiais d'origine, érige en 1840, à L'Anse-Au-Griffon, des entrepôts de sel, farine et morue salée afin

de prendre en charge la pêche commerciale. Il y fait construire aussi un magnifique manoir en 1860.


Autre source:

John Le Boutillier, 1797-1872.

John Le Boutillier, homme d’affaires et politicien, est un des bâtisseurs de la Gaspésie. Ce jeune Jersiais a fait ses

classes dans la Charles Robin and Company pour voler un jour de ses propres ailes. Il mène dès lors une double carrière,

celle d’un homme d’affaires qui connaît le succès et celle du politicien qui a à cœur les intérêts de son comté.

 

Né dans l'île de Jersey en 1797, John Le Boutillier s'engage très tôt pour le compte de la Charles Robin and Company. Quand

il débarque à Paspébiac en 1812, il n'a alors que quinze ans. Il a le temps de connaître le propriétaire de la compagnie

Philip Robin, qui quitte définitivement le Canada en 1814. Pendant ses années de formation, Le Boutillier fait montre d’une

grande intelligence et d’un amour du travail. Après avoir fait ses classes à la base, il gravit les échelons de l’entreprise

un à un pour se voir confier par ses patrons, en 1820, l'établissement de Percé. Il a alors vingt-trois ans.

C'est alors que John Le Boutillier rencontre la fille de son patron, Elizabeth Robin. Celle-ci devient si rapidement sa femme

que son beau-père n’en sera averti qu'une fois le mariage célébré. Sa réaction laisse percer autant la confiance qu’il a dans

le système de sa compagnie que, dans le fond, son incapacité à faire quoi que ce soit dans les circonstances. En effet,

commente-t-il à sa fille, John est une jeune homme habitué au travail soutenu, qui occupe un poste de confiance, qui a

toujours répondu à nos attentes et qui, en conséquence, ne peut faire autrement que de continuer à la mériter». L'histoire

montre que Philip Robin n'en tiendra pas rigueur à son gendre et que les deux hommes connaîtront des relations harmonieuses

malgré une situation concurrentielle, puisque John Le Boutillier laisse bientôt la compagnie de son beau-père pour fonder la

sienne.

 

En 1833, John Le Boutillier maîtrise suffisamment les mécanismes du commerce de la morue pour se lancer à son compte. Il

s'associe avec un marchand de Québec appelé François Buteau et fonde avec lui la Buteau, Le Boutillier and Company qui fait

dans la morue séchée et salée. Son partenaire apporte dans l’entente un magasin récemment acquis à Percé ainsi qu’un bateau.

 

Le Boutillier s’engage pour sa part à gérer le commerce situé à côté de celui de son ancien patron. Les deux hommes donnent

rapidement de l’expansion à leur entreprise. Dès 1835, ils ouvrent un comptoir à l’Anse-au-Griffon et font, deux ans plus

tard, l’achat de terres en plein centre de l’anse. Jean-Baptiste Ferland, qui passe par là en 1836, voit déjà des goélettes

échanger de la farine, du lard et des marchandises sèches contre des produits de la pêche... . Cependant, l’association des deux hommes d’affaires prend fin après six ans de partenariat. Buteau préfère en effet s’orienter vers la production du bois et abandonne à son associé toutes les structures de pêche. Le Boutillier fonde alors sa compagnie, la John Le Boutillier and Company et poursuit seul une prudente politique d’expansion... .

 

En même temps que John Le Boutillier se sépare de la Charles Robin and Company et qu’il se lance en affaires s’ouvre à lui le

monde de la politique. Sa carrière en politique débute en 1833, en plein cœur du débat qui oppose les Patriotes de Louis-

Joseph Papineau à la Clique du gouverneur général du Canada à la Chambre d'Assemblée, à Québec.
_________

 

La vallée de L'Anse-au-Griffon.

 

La vallée de L’Anse-au-Griffon, occupée d’environ 1850 à 1970, traverse le Parc national Forillon du nord-est en direction du

sud-ouest. Habitée par l’homme depuis environ 1850 jusqu’au début des années 1970, elle présente un milieu de vie unique par

rapport à son environnement. L’habitat naturel de la côte se veut avant toute chose maritime, mais la vallée elle-même présente un univers agro-forestier qui la distingue et la démarque. Alors que les pêcheurs qui ont habité le bord de la mer ont vécu sous la dépendance des compagnies anglo-normandes, ses habitants ont conservé une totale autonomie.

 

La vallée de L’Anse-au-Griffon tient son nom du fait que l’échancrure qui la constitue débouche sur le village de pêcheurs du même nom. Elle est traversée par un cours d’eau, alimentée par plusieurs ruisseaux. Il s’agit de la rivière Griffon, dont le

réseau hydrographique s’étend sur près de treize kilomètres de long. La vallée jouit d’un couvert forestier assez dense. Des

peuplements de bois francs occupent le terrain plat qui longe la rivière, quelques érablières croissent ici et là et des bouleaux blancs et jaunes forment d’éventuelles réserves de bois de chauffage. L’ensemble de la forêt est dominé par des résineux, épinettes et sapins, et une pinière importante existait aux premiers temps de la colonisation. Un relief relativement plat abrite plus de 4 536 acres de terres cultivables dotées d’un climat sans grands écarts. Enfin, une route,  dite Route du portage, la traverse de part en part, reliant le village de pêcheurs à la baie de Gaspé. L’ouverture de la vallée de L’Anse-au-Griffon à la colonisation a lieu dans les années 1850. À l’époque, le député du comté, John Le Boutillier, propriétaire d’un établissement de pêche au village de L’Anse-au-Griffon, organise l’arpentage du comté.

Son gendre, Louis Painchaud, Agent des terres pour le gouvernement, finalise la confection du cadastre en 1850. Les lots sont circonscrits dans une division cantonale et partagés en rectangles taillés perpendiculairement à la rivière Griffon, sorte de

mélange du système seigneurial français et des townships anglais. C’est là aussi un reflet de la population qui habite le

milieu, d’ascendance à moitié française et à moitié anglaise. La division des terres est complétée dans les années 1851 à

1855 par l’ouverture d’une route capable de laisser passer des charrettes à cheval.

 

On y retrouvait la ferme de monsieur Eddy Samson.

 

L’ouverture de cet espace à la colonisation arrive au bon moment pour la jeunesse de L’Anse-au-Griffon qui commence à se

trouver à l’étroit. Dès que le tracé routier est achevé en 1855, quarante-cinq titres fonciers sont accordés, quatorze

maisons sont construites et les lots sont presque tous vendus avant la fin du siècle. Trois regroupements de colons
s’effectuent dans la vallée. Le plus à l’est se concentre près de l’embouchure de la rivière, à proximité du village et

autour des moulins à scie que les familles Malouin et Chouinard exploitent en profitant du potentiel hydraulique. Plusieurs

des colons forment un deuxième îlot de population en se rassemblant au centre de la vallée, là où les terres sont plus

dégagées et demandent une préparation du sol moins exigeante. Ils s’y livrent à une agriculture domestique et même

commerciale avec le temps. Le troisième regroupement de maisons, le plus à l’ouest, est situé en un lieu plus accidenté et

couvert de résineux. Ici vivent des bûcherons et des scieurs de bois.

 

L’histoire de cette colonisation ne se démarque en rien des autres mouvements du genre, si ce n’est qu’elle se passe en

milieu normalement consacré aux pêches. La majorité des gens qui s’installent dans la vallée sont au départ, officiellement,

des pêcheurs qui se reconvertissent en agriculteurs et en forestiers. La transition est forte, mais elle réussit. Leurs pères

avaient en fait déjà travaillé eux aussi un peu la terre. Sur les 41 propriétaires recensés au village de L’Anse-au-Griffon

en 1861, 37 sont ainsi des fermiers-pêcheurs. Les terres de ceux qui migrent dans la vallée font en moyenne cinquante-six

acres, ce qui se compare avantageusement aux fermes du comté, en moyenne inférieures à cinquante acres.

 

Les cultures pratiquées par les fermiers de la vallée de L’Anse-au-Griffon demeurent les mêmes tout au long de l’occupation

du sol, jusqu’en 1970: pommes de terre essentiellement, navets, carottes, blé, avoine, orge et foin pour les animaux. Ces

agriculteurs élèvent des chevaux pour la ferme et les chantiers ainsi que des vaches, porcs, moutons et volailles pour l’

alimentation humaine. La production laitière occupe beaucoup de place. Par exemple, la ferme de la famille English, au centre

de la vallée, compte, dans les années 1960, une cinquantaine de vaches.

 

Le moulin à scie de Philias Synnett s'y retrouvait ausssi.

 

La forêt apporte plus de 5 737 acres de boisés pour les occupants de la vallée. À cela s’ajoutent les parterres de la couronne, sur lesquels les fermiers ont droit de puiser, moyennant des redevances. Ils coupent leur bois de chauffage dans les réserves de bouleaux, de merisiers et d’érables et produisent du bois de douve pour les tonneaux, des billots et du bois équarri. Au cours des cent années de l’occupation humaine qu’a connue la vallée, près d’une vingtaine de moulins ou d’installations de sciage voient le jour. L’un d’eux, celui d’Eddy Chouinard, demeure même en opération pendant un peu plus de cinquante ans. Ceux d’Isidore Morin, de la Calhoun Lumber et de Raphaël Malouin restent ouverts entre dix et quinze ans. Ils font de la planche, des lattes et du bardeau. Ces moulins ont créé, en trois générations, 1 350 emplois et permis d’abattre, de scier et de raboter, en moyenne, annuellement, 250 000 pieds de bois mesure de planche. Un calcul rapide, effectué à partir de ces rendements, indique que la planche usinée dans cette vallée pendant les cent ans de son occupation, permettrait aujourd’hui de construire 500 maisons et dépendances pouvant loger 2 000 habitants. Quand des moulins de pâte à papier ouvrent leurs portes à Gaspé, les fermiers de la vallée se tournent alors vers le bois de pulpe et vendent également à la compagnie Robin de L’Anse-au-Griffon et de Rivière-au-Renard. Certaines années, entre 1950 et 1960, la firme jersiaise empile de 500 à 1 000 cordes de bois avant de l’expédier au moulin de Trois-Rivières à bord des caboteurs de Verreault

Navigation.

 

La différence imposée par l’environnement dans la vallée de L’Anse-au-Griffon a forgé, en plein milieu maritime, un habitant

différent de celui de la côte, capable de vivre selon les critères du système capitaliste et dans une relative indépendance.

 

Enfin, il apparaît que les gens qui y ont vécu se sont affranchis des grandes compagnies de pêche sans nécessairement
s’isoler de la communauté.
________

 

Quelques dates:

 

1534 (14-25 juillet) La flottille de Jacques Cartier mouille dans la baie de Gaspé. (24 juillet) Cartier plante une croix de

bois haute de 30 pieds (9 m) aux armes de la France signifiant par là qu'il prend possession du pays au nom du roi François

Ier; le chef amérindien Donnacona proteste, mais en vain.
 
1652 (9 mars) Concession d'une seigneurie (30 lieues de front sur 18 lieues de profondeur comprenant le cap d'Espoir, l'île

Bonaventure, l'île Percée, l'île Plate, Gaspé et sa baie, l'anse au Griffon) par le gouverneur Jean de Lauson à Louis

d'Ailleboust de Coulonge, Jean de Lauson, Charles de Lauson, Louis de Lauson, Jacques Leneuf* de la Poterie, Charles

Legardeur de Tilly, Charles d'Ailleboust des Muceaux, Jean-Paul Godefroy, Michel Leneuf du Hérisson et Jean Bourdon.

 

1758 (6 septembre) Le général Wolfe débarque à Gaspé, première étape de la conquête de la Nouvelle-France par les Anglais;

ses hommes brûlent les habitations des 60 habitants canadiens qui fuyent en direction du fond de la baie des Chaleurs.
 
1784 Arrivée des Loyalistes venus des USA après la signature du traité de Versailles (1783) qui reconnaissait l'indépendance

des USA ; ils s'installent à Douglastown.
 
1847 Tragédie mortelle ; accident maritime ; bilan : 200 morts ; naufrage du voilier Carrick's qui transportait des

immigrants irlandais ; 97 des victimes sont enterrées à Saint-Alban-du-Cap-des-Rosiers; la plupart des survivants

s'établissent à Cap-des-Rosiers, L'Anse-au-Griffon, à Rivière-au-Renard et dans les autres villages environnants.
 
1870 (1er février) Constitution de la municipalité de L'Anse-au-Griffon.

 

1874 (21 février) Proclamation du canton de Christie. (9 avril) Érection canonique et ouverture des registres de la paroisse

Saint-Joseph-de-L'Anse-au-Griffon ; son territoire couvre une partie des cantons de Cap-des-Rosiers et Fox.

 

1886 Nomination du premier curé résidant de Saint-Joseph (L'Anse-au-Griffon).
 
1904 Guglielmo Marconi installe la première station de radiomaritime en Amérique du Nord à la Pointe-à-la-Renommée, entre Cloridorme et L'Anse-au-Griffon.

 

1923 La population de la paroisse Saint-Joseph-de-l'Anse-au-Griffon est de 825 âmes.
 
1971 (1er janvier) Regroupement des agglomérations de Cap-aux-Os, Baie-de-Gaspé-Nord, Baie-de-Gaspé-Sud, Douglastown,

Fontenelle, Gaspé, Grande-Grève, Haldimand, L'Anse-au-Griffon, Rivière-au-Renard, Saint-Alban-du-Cap-des-Rosiers, Saint-

Majorique, Saint-Maurice-de-L'Échouerie et York pour former l'actuelle municipalité de la ville de Gaspé.

 

1990 La population de Gaspé est de 17 350 habitants.
 
1997 Le phare de la Pointe-à-la-Renommée est ramené de Québec à son site original, à L'Anse-à-Valleau, entre Cloridorme et

L'Anse-au-Griffon.

 

2000 La population de Gaspé est de 16 071 habitants.
 
2005 La population de Gaspé est de 14 721 habitants.


Centres d'intérêt:

 

Manoir Le Boutillier (vers 1840) ; 578, boulevard Griffon à L'Anse-au-Griffon ; construit pour l'anglo-normand de Jersey,

John LeBoutillier, qui développa le commerce de la morue séchée en Gaspésie au cours des années 1840 ; loge le Centre

d'interprétation sur l'histoire de la maison et des marchands venus de Jersey ; classé monument historique en 1974.
 
Monument au Carrick's ; rappelle le naufrage en face de Cap-des-Rosiers du voilier Carrick's qui transportait des immigrants

irlandais en 1847 ; 97 victimes de ce naufrage sont enterrées à Saint-Alban-du-Cap-des-Rosiers ; la plupart des survivants

s'établirent à Cap-des-Rosiers, L'Anse-au-Griffon, Rivière-au-Renard et dans les autres villages environnants.
 
Site historique de Pointe-à-la-Renommée; 884, boulevard L'Anse-à-Valleau; en 1904, Guglielmo Marconi y installe la première

station maritime en Amérique du Nord ; comprend un phare restauré en 1992, cette station est située près du village de

L'Anse-à-Valleau, entre Cloridorme et L'Anse-au-Griffon.


Économie:
 
Usine de transformation de crevettes [Rivière-au-Renard et L'Anse-au-Griffon].


Toponymie:

 

L'Anse-au-Griffon rappellerait, selon certains, le souvenir d'un navire appelé Le Griffon qui, en 1732, visita les côtes de

la Gaspésie sous le commandement de Mathieu Forsyth, descendant du premier seigneur de la Gaspésie par son alliance avec une descendante de Nicolas Denys ; selon d'autres, «Griffon» serait une déformation de «gris fonds» en référence à la couleur des fonds marins à cet endroit; selon d'autres encore, le diable, répondant à l'appel de naufragés, laissa la marque de ses

griffes (d'où griffon) sur la chaloupe dans laquelle ils s'étaient enfuis ; griffon est le nom d'un oiseau de proie semblable

à l'aigle ; les Anglais appelent l'endroit Griffin Cove (griffin désigne un animal fabuleux, monstre à corps de lion, à tête

et à ailes d'aigle).

________

 

L'Anse-au-Griffon est un des très beaux villages de la Gaspésie. Où que l'on regarde, un paysage de carte postale se dévoile

à nos yeux! Encore aujourd'hui, beaucoup de maisons ont conservé leur cachet d'antan. N'hésitez pas à aller faire un tour au

café de l’Anse, au centre culturel le Griffon, tout près du camping. Un endroit sympathique né du désir des citoyens de conserver une partie de leur héritage architectural. Le centre offre un café mettant en vedette les saveurs et produits locaux, un service internet et un galerie d’art.
________

 

Source:

Encyclopédie Grolier, 1952;
Info-gaspesie;
Encyclobec, MIMEAULT, Mario;
LEPAGE, André. La vie et la carrière de John Le Boutillier;
REMIGGI, Frank W. Nineteenth Century Settlement and Colonisation of the Gaspé North Coast;
Mémoire du Québec;
Le Centenaire de L'Anse-Au-Griffon;
L'Anse-Au-Griffon, Nos Familles.

Mots-clés: Griffin Cove Anse Griffon Vallée Gaspé



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Visionner 1 - 4 de 4 Commentaires

De: Pilote_Qc
02/20/2012 14:46:15
Le commentaire de GSavoie voulant répondre à la question de la provenance du pionnier Edward Synnott, émettait une hypothèse non fondée: Suite à une vérification des faits, nous n'avons pas retenus cette recherche. 


De: GSavoie
04/12/2010 16:42:52
Bonjour aux Synnett (Synnott et autres épellations).  J'ai une amie Synnett qui m'a demandé de faire des recherches sur ses ancêtres qui se sont établis à l'Anse-Au-Griffon.  Je crois avoir trouvé un filon très intéressant que j'aimerais partager avec les intéressés.  J'ai lu les blogues et autres sources internet et je crois pouvoir contribuer d'autres données inédites.  D'après mes recherches, le pionnier Edward Synnett qui s'est installé à l'Anse-au-Griffon en 1777 serait le fils d'un autre Synnett qui a séjourné avec sa famille au village de réfugiés de Petite-Rochelle, détruit par l'armée anglaise en 1760 et peuplé surtout d'Acadiens en fuite, mais aussi d'habitants de la région.  Le village a vite atteint le nombre de 1500 habitants en 3 ans d'existence. Ce village situé aux environs de Cross-Point (Pointe-à-la-Croix) dans la Baie des Chaleurs en Gaspésie.  Fondé en 1758, il a été détruit en 1760.  J'ai photographié le registre du recensement des familles de Petite-Rochelle de 1760 et on y trouve un Edouard Senneth qui semble avoir un fils aussi nommé Edouard, ainsi qu'un fils Guillaume et deux filles, Marguerite et Marie.  La plupart des noms de ce recensement sont mal épelés car le censeur écrivait les noms phonétiquement comme ils sonnaient à son oreille (par exemple, le nom Chiasson est écrit Siasson, le nom Cyr est écrit Sire, etc.).  Senneth ne ressemble à aucun nom français et il s'agit très certainement de Synnett écrit phonétiquement.  Si cette interprétation fort plausible est juste, cela veut dire que Edward Synnett (Senior) ne serait pas venu avec Wolfe mais avant (il a vraisemblablement marié une francophone puisque un de ses enfants porte le nom de Guillaume).  Comme la famille était à Petite-Rochelle en 1760, le Edward Synnett qu'on retrouve à l'Anse-au-Griffon non marié en 1777 est forcément Edward Synnett fils, qui était enfant en 1760.  Je tente d'annexer la photo que j'ai prise l'an dernier au Lieu Historique national du Canada de la Bataille de Restigouche à Pointe-à-la-Croix (Gaspésie).   J'espère que ma tentative d'annexer la photo à ce document va fonctionner.  Sinon, je vous donnerai mon adresse courriel et vous pourrez me contacter.  



Ghislain Savoie

Gatineau





De: Pilote_Qc
08/17/2009 15:23:12

Merci swanlir pour votre commentaire. Je suis très intéressé par tout ce qui concerne l'histoire de la famille synnott  [synnett]. Dès que vous serez au courant des publications à venir concernant cette famille et /ou


Griffon Cove [L'Anse-Au-Griffon], s. v. p. , veuillez nous en faire part.


 


 


À bientôt,


 


Cordialement,


Pilote_Qc



De: swanlir
08/13/2009 23:58:06

Interessante lecture sur mon ancetre & l'Anse-au-Griffon. il y a le livre de Jocelyn Lacasse  A la decouverte de l'Anse-au-Griffon  .Aussi cet automne paraitra un livre ecrit  par M.Fabien Sinnett , cousin de mon Pere, et Mario Mimeault , professeur en histoire 'a la retraite et historien..


            &nb sp;    Diane Sinnett ( swanlir)







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