RÉSEAU PLANÈTE QUÉBEC : Planète Québec - Ma Planète - Planète Généalogie - Planète Cuisine
Bienvenue, identifiez-vous ou inscrivez-vous !
SIGNETS
29 369 122 données


Coffret 6 volumes des Trésors


Prix: 79.99



BLOGUES  
 
RSS
Île Jésus
Ajouté le 09/02/2009 18:40:50 par Claudette46

Î L E     J É S U S

 

QUELQUES NOTIONS HISTORIQUES SUR SES DÉBUTS

 

 

         Toutefois, avant de continuer la biographie d’André Cyr, il nous paraît important de vous faire connaître quelques faits au sujet de l’île Jésus, puisque c’est là que le couple Sire-Charbonneau y élèvera sa famille.

 

         Les Pères Jésuites obtiennent le 15 janvier 1636, la concession de l’île Jésus à titre de seigneurie.  La Compagnie de la Nouvelle-France, connue aussi sous le nom de Compagnie des Cent-Associés, avait le monopole des terres en Canada depuis 1627.  Elle octroie cette île aux Jésuites, à certaines conditions.

 

         La cérémonie de priser de possession de l’île ne se fait que le 9 août 1638.  C’est Monsieur de Montmagny, Gouverneur de la Nouvelle-France, qui, sur place, préside en présence du représentant des Pères Jésuites, le Sieur Nicolas Trevet.  Celui-ci, sur le chemin du retour, demande au notaire Guitet de Trois-Rivières d’en rédiger l’acte de prise de possession pour servir aux Jésuites, si cela s’avérait nécessaire.

 

         Nous ne savons ce qui a empêché les Jésuites de mettre en valeur cette seigneurie et de la développer, puisque c’est l’Intendant Jean-Talon qui prit l’affaire en mains.  Celui-ci envoya le Sieur Jean Frizon avec quelques hommes, en 1668, pour y effectuer des défrichements et y bâtir.  Mais à partir de 1670, tous les frais occasionnés par ces travaux sont à la charge de François Berthelot, conseiller du roi et résidant à Paris.  Berthelot devint propriétaire de l’île Jésus, le 7 novembre 1672, par acte passé devant le notaire Romain Becquet.  L’Intendant Talon, le 13 novembre suivant, lui accordait un nouveau titre de propriété, afin d’éviter toute ambiguïté quant au véritable propriétaire de l’île Jésus.

 

         A la suite d’un échange entre Berthelot et Mgr de Laval par acte passé à Paris, le 24 avril 1675, devant les notaires Duparc et Carnot Mgr de Laval obtient l’île Jésus tandis que Berthelot reçoit une partie de l’île d’Orléans.  Pour régler cet échange, Berthelot demande à son procureur, le Sieur Denis Roberge, bourgeois de Québec, de recourir aux services d’un notaire pour faire l’inventaire de l’île Jésus.  Roberge requiert les services du notaire Thomas Frérot qui consigne dans son acte du 7 octobre 1675 les réponses de Jean Frizon qui administrait l’île.  

 

         Cet inventaire nous apprend qu’à cette date, il existe trois bâtiments, dont l’un sert de manoir.  De plus 90 arpents de bois sont abattus et l’arpentage en a été fait par le Sieur Du Buisson arpenteur.  La moitié du bois est entreposé dans un hangar.  Dans la pointe Est de l’île Jésus, un jardin y donne quantité de légumes.  Aux questions posées par le sieur Roberge, Frizon répond du mieux qu’il peut puisqu’auparavant  il ne rendait ses comptes qu’à l’Intendant Talon.  C’est ainsi que nous apprenons que Frizon avait fait des avances d’argent et de marchandises à divers particuliers.  Dans cet inventaire qui serait à publier, nous avons relevé également l’existence d’un moulin à bras faisant farine et quantité d’autres instruments dont Frizon et ses employés de servaient.  A la lecture de ce document, il faut bien admettre de Jean Frizon agit beaucoup plus comme un bon père de famille, car en tant qu’administrateur, non seulement il paraît faible, mais il remet son propre sort entre les mains du Sieur Roberge.  Nous retrouvons, le 28 janvier 1676, Frizon âgé d’environ 60 ans, hospitalisé à l’Hotel-Dieu de Québec, où il fait son testament devant le notaire Becquet.  Dans cet acte Frizon demande au Sieur Roberge de lui servir d’exécuteur testamentaire.  Le même notaire, le 4 février suivant revient à l’hôpital pour constater le décès de ce premier travailleur de l’île Jésus.

 

         Entre-temps, Mgr de Laval cède l’île Jésus au Séminaire de Québec, mais l’acte n’est enregistré par le notaire Gilles Rageot  que le 28 mai 681.  Le roi Louis XIV ne confirmera ce nouveau propriétaire dans son titre de seigneur que le 2 mai 1702.  Le Séminaire de Québec, depuis ce temps là, jusqu’à l’abolition du régime seigneurial, en 1854, en assumera l’administration.  Enfin, notons que Berthelot, en 1674, avait concédé aux Pères Jésuites, un arrière-fief nommé Sainte-Marie, tandis que Mgr de Laval en avait fait autant en 1676 pour Marguerite Bourgeoys dont l’arrière-fief se nommait : Le Bon-Pasteur.

 

À  PROPOS  D’UNE  DÉCOUVERTE

 

FAITE  PAR  ANDRÉ  SIRE

 

         André Sire avait fait une découverte qui aurait pu l’enrichir s’il avait vécu.  En effet, si nous lisons le “Mémoire de Catalogne sur les plans des Seigneuries et habitations des gouvernements de Québec, les Trois-Rivières et Montréal”, le 7 novembre 1712, nous avons l’extrait suivant : “En 1688, le nommé le Cire en creusant sa cave trouva quatre livres de mine d’argent qui fust fondu a Québek avec peu de déchet.  Monsieur le Marquis de Denonville luy fist dire au raport de Mr. Volant curé au dit lieu que sil trouvoit la souche de la mine que lon le récompenseroit, mais cet homme peu de temps apres  fust tué par les Iroquois”. 

 

         Cette précision de Catalogne à propos du nommé le Cire correspond bien à celle d’André Sire, inhumé le 22 août 1689, sous le nom de Le Cire.  Il était peut-être difficile à retracer parce que son acte sépulture avait été enregistré à Lachenaie et encore, sous un nom différent de Sire.

 

         Qu’est-ce que l’expertise a donné comme résultat sur la valeur réelle de cette mine?  Nous n’avons pas mis la main sur ce rapport, mais à défaut de ce document, nous avons pu consulter l’opinion légale que Me Jean Bouffard fournissait le 19 avril 1910, au Séminaire de Québec.  Bouffard, dans son étude sur les droits miniers dans la seigneurie de l’île Jésus, nous permet de savoir qui, d’André Sire, du Seigneur ou du Roi aurait eu, selon le droit de l’époque, c’est-à-dire la Coutume de Paris, la propriété ou l’usufruit de cette mine dans le cas ou l’expertise aurait confirmé son authenticité.

 

         Dans cette étude, Me Bouffard a été obligé de remonter jusqu’aux ordonnances de 1413 du roi Charles VI, de 1471 du roi Louis XI et de 1601 du roi Henri IV, pour tirer cette affaire au clair.  Quant à la Couronne, il conclut qu’elle n’a d’autre droit qu’un droit régalien de 10%, tandis que le vrai propriétaire des mines qu’un terrain peut contenir est le propriétaire de la surface du terrain.

 

         Lequel, du censitaire ou du seigneur était le propriétaire de la

 

surface du terrain.  Appelée à se prononcer sur cette question, la Cour Seigneuriale a décidé que c’était le censitaire qui en était le propriétaire , peu importe si le seigneur dans sa concession avait mis ou non une clause de réserve à propos des mines.  Cette décision, toutefois, n’affectait que les terres concédées avant l’abolition du régime seigneurial puisque le droit de propriété sur toutes les autres terres non concédées, appartenait encore au seigneur.

 

         Il ne nous reste plus qu’à localiser la concession obtenue le 15 février 1680 dans l’île Jésus par André Sire pour clôre notre étude.

 

CONCLUSION

 

Nous avons fini par situer sur une carte d’aujourd’hui, donc d’après le cadastre établi en 1877, pour la paroisse St-François de Sales, l’emplacement des terres sises en bordure de la rivière des Prairies, à l’Est de la “Montée du moulin”. (Voir Bureau d’Enregistrement de Ste-Rose, ville de Laval).

 

La terre d’André Sire comprend les deux-tiers du cadastre no 17 du côté Est et tout le cadastre no 18.

 

Nous espérons avoir rendu service aux descendants d’André Sire et d’Élizabeth Charbonneau qui, s’ils ont l’occasion de passer dans l’île Jésus en prenant le boulevard Lévesque, pourront dire que la terre d’André est située à 5,500 pieds à l’Est du chemin nommé la “Montée du Moulin”. 

  

Source :  Cahiers Gen-histo.

 

Claudette46

 

Mots-clés: Île Jésus - Sa Fondation Une Découverte



signets:



Visionner 1 - 1 de 1 Commentaires

De: Nicole
09/02/2009 19:02:45

Très intéressant, votre texte.


Je me permets d'ajouter ceci :  en 1721, ces Messieurs du Séminaires de Québec, alors Seigneurs de l'Ile-Jésus on demandé à Jean Baptiste Delguel Labrèche, mon ancêtre direct, d'administrer la seigneurie en leur nom.  Il occupera le poste jusqu'en 1730.  Selon les greffes du notaire François Coron, J-Baptiste Labrèche aurait concédé ou vendu des terres à 167 nouveaux arrivants.


http://www.piedslegers.qc.ca/jeunesse/entree/Laval/laval-region.html







*** Planète Généalogie ***