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Isle-aux-Allumettes
Ajouté le 03/01/2010 12:16:01 par Claudette46

En faisant des recherches sur mes ancêtres Cyr, je découvre à la cinquième  génération François Cyr  (no. 174) marié à Victoire Charron le 20 oct 1818 à St-Martin, Ile Jésus. Quand et comment s’est-il retrouvé à défriché  l’île-aux-Allumettes.  Sur l’acte de mariage de son fils Jean-Baptiste marié le 14 octobre 1874 avec  Rosalie Belmont à St-Paul, Aylmer,  il est bien écrit que son père François habite la paroisse St-Alphonse .  Mais où est située  cette île ?  Je commence donc des recherches pour découvrir plein d’écris intéressants sur l’île-aux-Allumettes et sur sa situation privilégiée sur la rivière des Outaouais.

 

Isle-aux-Allumettes est située dans la municipalité régionale de comté de Pontiac et dans la région administrative de l'Outaouais

 

D'une superficie de 264 km² (22 km x 12 km) de largeur, l'isle aux Allumettes est la plus grande entité insulaire sur le parcours de la rivière des Outaouais. La municipalité comprend toute l'île aux Allumettes sur laquelle on retrouve également le village de Chapeau, les hameaux de St-Joseph, Desjardinsville et Demers Centre ainsi que l'île Morrison. (Source -Wikipedia)

 

Un peu d’histoire.

 

 Il y a 9 000 ans, la mer de Champlain, créée suite au retrait des glaciers, commence à se retirer vers l'est, formant ainsi les vallées de l'Outaouais et du St-Laurent. À son plus haut niveau, elle occupait les terres situées sous 200 m d'altitude (par rapport au niveau actuel des mers).

 

La rivière a été pendant longtemps le chemin privilégié par les Amérindiens et les premiers explorateurs pour atteindre les Grands Lacs et l'Ouest du Canada (Pays d'en Haut) par le lac Nipissing, et le Nord par le lac Témiscamingue.

 

Samuel de Champlain, qui remonte le cours de l'Outaouais jusqu'à l'île aux Allumettes en 1613, la nomme Rivière du Nord, comme certains aventuriers. Ce cours d'eau menait vers les régions à l'ouest du continent. Pendant ce même voyage, Champlain lui donne également le nom de Rivière des Algonquins. (Ces derniers habitaient l'île aux Allumettes.) En 1619, Champlain la désigne sous le nom de Grande Rivière, qui est une adaptation de la dénomination amérindienne « Kitchisipi ». (Source -  Chemin des Outaouais )  Le territoire situé entre les Grands Lacs et le fleuve St-Laurent est réparti entre de nombreuses nations amérindiennes, soit du groupe Hurons - Iroquois  ou encore du groupe Algonquin – Montagnais. Plusieurs nations algonquines occupent le bassin de l'Outaouais. Au nord, on retrouve les KOTAKOUTOUEMI, à l'est, les WESKARINI, au sud, les KINOUCHEPIRINI et les MATOUWESKARINI.

 

 Au centre, les Algonquins de l'île aux Allumettes ou la nation Kichesipirini (Gens de la Grande Rivière) tiennent en permanence un poste à l'Île où ils prélèvent un droit de passage aux voyageurs qui y passent.   Les Algonquins occupent l'Île aux Allumettes et l'Île Morrison, aussi appelée l'Île du Borgne ou l'Île de Tessouat, du nom du chef. (Source – Fort Coulonge)  (Dans ses mémoires rédigés durant la seconde moitié du XVIIe siècle, Nicolas Perrot mentionne «Isle du Borgne autrement ditte l'Isle des Allumettes». Le toponyme Borgne aurait été attribué en raison de l'infirmité d'un chef amérindien de la région, Tessouat) . Par la suite, le toponyme auquel on se réfère proviendrait du fait qu'un explorateur aurait perdu sa boîte d'allumettes aux rapides (sault) situés au sud-est. (Source – Wikipedia)

 

En 1650, cette population autochtone est presque entièrement exterminée par les Iroquois. Le passage est libre mais demeure hasardeux au moins jusqu'en 1701 du fait de la menace iroquoise. Ce n'est qu'en 1818 que les Européens commencent à s'y établir. Ils travaillent principalement à la coupe du bois ou encore pour le compte de la Baie d’Hudson  qui y exploite un  poste de traite des fourrures situé un peu plus au nord à Fort-William.

 

La voie de transport privilégiée étant encore la rivière, la plupart des familles construisent leur demeure au sud de l'île où une église est érigée en 1840. 1840 (25 septembre) Érection canonique de la paroisse Saint-Alphonse ; son territoire couvre l'île aux Allumettes et les autres îles environnantes.  Un violent incendie ravage la quasi-totalité des bâtiments en 1853 et, par la suite, la population s'implante plutôt dans la partie ouest, sur le site actuel de la municipalité de Chapeau. La ville de Chapeau abrite une des plus belles églises du Pontiac, St-Alphonse-de-Liguori. Elle a de magnifiques vitraux , un orgue Casavant, des sculptures, bas relief et une chaire sculptée importée de France qui est réplique de celle de Notre-Dame de Paris, quatre toiles et le chemin de croix peint en 1898 par Louis-Eustache Monty. 
Quant à Demers-Centre, on doit son nom à Moïse Demers qui en 1920, succède à Paul Desjardins à titre de maître de poste. Auparavant, le hameau s'appelait Desjardins. L'île Morrison, d'une superficie d'à peine 2 km², auparavant nommée île de Tessouat, du nom du  chef
algonquin qui a contrôlé le territoire environnant, elle rappelle William Morrison (1785-1866), traiteur au service de diverses compagnies pendant plus de vingt ans et qui s'y établit en 1826. Cette île possède également un gisement archéologique datant de plus de 8 000 ans.  (Source Wikipedia)

 

1987 L'Ile-aux-Allumettes change son nom pour L'Isle-aux-Allumettes.
1990
La population de Chapeau est de 410 habitants, celle de L'Isle-aux-Allumettes-Partie-Est, 459, celle de L'Isle-aux-Allumettes, 561.
1998 (30 décembre) Regroupement des municipalités de l
Isle-aux-Allumettes-Partie-Est, de Chapeau et de L'Isle-aux-Allumettes sous le nom de cette dernière.
2000 La population de L'Isle-aux-Allumettes est de 1 448 habitants.
2005 La population de L'Isle-aux-Allumettes est de 1 392 habitants.

 

CARTE RÉCENTE DE L’ISLE-AUX-ALLUMETTES

 

 

 

TESSOUAT (Besouat), chef algonquin de l’île aux Allumettes 

 

 circa 1603–1613

 

      Tessouat était probablement le Besouat qui, en tant que chef d’un groupe d’Algonquins, s’était joint aux Montagnais d’Anadabijou et aux Etchemins pour écraser une bande d’Iroquois à l’embouchure de la rivière des Iroquois (Richelieu) en 1603. Quelques jours après son arrivée dans le Saint-Laurent (le 29 mai 1603), Champlain, accompagné de François Gravé du Pont, qui assista aux fêtes marquèrent cette victoire. Tessouat (Besouat) était assis devant les femmes et les jeunes filles, entre deux perches garnies des scalps de guerriers ennemis. De temps à autre, il se levait pour parler à l’assemblée.

 

      Comme chef, Tessouat exerçait une grande influence par suite de la position stratégique qu’occupait sa tribu dans l’île aux Allumettes, maintenant l’île Morrison, entre les lacs aux Allumettes supérieur et inférieur (près de Pembroke, en Ontario). L’île était entourée de rapides qui obligeaient à faire le portage des embarcations et qui barraient la route aux Hurons et aux autres tribus du Nord désireuses de gagner le Saint-Laurent par la rivière des Outaouais (Ottawa). La coutume indienne voulait qu’on reconnût aux autres tribus le droit de voyager et de commercer, et même les Hurons, qui étaient beaucoup plus forts, n’auraient pas songé à pousser au delà de l’île sans avoir obtenu d’abord le consentement de ses habitants ou sans avoir payé les droits requis. Tessouat avait donc virtuellement le pouvoir de réglementer le commerce sur la rivière des Outaouais.

 

      En 1613, Champlain se rendit dans l’île de Tessouat où un Français, Nicolas de Vignau, avait passé l’hiver précédent et avait prétendu avoir poussé de là jusqu’aux rives de la « Mer du Nord » (baie d’Hudson). Champlain avait un triple but : établir des relations amicales avec Tessouat, lui promettre une aide militaire dans sa lutte contre les Iroquois et s’avancer, avec l’aide des gens de Tessouat, jusqu’au pays des Nebicerini (Népissingues), qui, selon Vignau, vivaient au bord de la mer du Nord.

 

      Un festin eut lieu chez Tessouat. Puis un conseil d’anciens se réunit ; après avoir « beaucoup fumé » en silence pendant une demi-heure, on étudia la requête de Champlain qui voulait se faire conduire jusqu’au pays des Nebicerini. On rejeta cette demande et, bien qu’ils aient invoqué divers motifs, les Indiens de l’ « île » établirent alors une ligne de conduite dont ils ne devaient jamais s’écarter et qui consistait à entraver l’avance des Français vers d’autres tribus afin de ne rien perdre des avantages dont ils jouissaient dans la traite des fourrures.

 

      Il était donc essentiel pour les Français de rester en bons termes avec la tribu de Tessouat. Champlain invita ces Indiens à se rendre au saut Saint-Louis (rapides de Lachine) pour y faire la traite, car il y avait là quatre navires chargés de marchandises. Champlain les exhorta même à aller s’installer aux rapides, où il promit de fonder un établissement français ; ils approuvèrent ce projet, disant que s’ils vivaient sur des terres pauvres, c’était parce que leurs ennemis, les Iroquois, les y avaient contraints. En faisant cette proposition, Champlain s’était probablement dit qu’une bande d’ennemis jurés des Iroquois constituerait une muraille protectrice pour tout établissement français qui pourrait être installé en ce lieu d’échanges.

 

      Champlain a décrit les cimetières de l’île aux Allumettes. Des planches verticales portaient des sculptures rudimentaires des visages des personnes inhumées à cet endroit. Pour un homme, il y avait aussi un bouclier, une poignée d’épée, une massue ou des ares et des flèches ; pour un chef, une houppe de plumes ; pour un enfant, un arc et une flèche ; pour une femme ou une jeune fille, une mannite, un récipient de terre cuite, une cuiller de bois et une pagade. Ces planches étaient peintes en rouge et en jaune « avec plusieurs ouvrages aussi délicats que la sculpture ». Dans les jardins, il vit « quelques citrouilles, pharioles et de nos pois, qu’ils commencent à cultiver ».

 

      Avant de partir, Champlain érigea une croix de cèdre blanc portant les armoiries de la France, ainsi qu’il l’avait fait à chaque escale le long de sa route. Il promit de revenir l’année suivante, Tessouat ayant consenti à mettre alors à sa disposition un grand nombre de guerriers.

 

      Tessouat et Champlain se quittèrent dans une atmosphère de respect mutuel, car Champlain a écrit qu’il était « un bon vieux capitaine », tandis que de son côté Tessouat permit à son fils d’accompagner Champlain jusqu’à Québec.

 

      Selon Sagard, un « Le Borgne de l’île », chef algonquin, se trouvait à Trois-Rivières en 1617. Il s’agissait peut-être de Tessouat, ou Besouat, ou de l’un de ses successeurs, car le nom de « Le Borgne » semble avoir été donné aux chefs de cette île, qui avaient pour noms des variantes de Tessouat, par exemple, Tesouehat ou Tesswehas.

 

 (source –par  Elsie McLeod Jury sur Dictionnaire biographique du Canada en ligne)

 

 

Compilé par Claudette Cyr

 

Source :

 

Wikipedia

 

Chemin des Outaouais

 

Fort Coulonge

 

Dictionnaire biographique du Canada en ligne

 

Le Pontiac, hébergement

 

Mots-clés: Histoire-Cyr-Sa Muel De Champlain-Chef Tessouat



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Visionner 1 - 4 de 4 Commentaires

De: planetebleue
10/21/2011 22:57:43
Merci Claudette

Je viens d'en apprendre beaucoup sur cette ile que je ne connaissais pas.
Je cherchais des ancêtres St-Cyr (Rosalie fille de Roch et Zoé Chartrand) et je suis arrivée à Chapeau, St-Alphonse Ile aux Allumettes.

On élargie nos horizons avec la généalogie.

Bonne continuation.    Céline  Planetebleue



De: martinegaudette
02/13/2011 16:05:06
Bonjour....j'aime bien votre blogue....j'ai passé tous ls étés de mon enfance la...mon arrière-grand-mère Virginie St-Jean vien de la et ma grand-mère aussi Joséphine Chartrand...connaissez vous le Ranch......je recherche Isabell Rougier ma cousine


De: Andre_Lefort
03/14/2010 11:27:47
J'ai souvent entendu parler des Iles-aux-Allumettes....merci pour la description...


De: DianeChartrand
03/01/2010 19:23:07

Bonsoir Mme Cyr.


 


Très intéressant votre blogue sur l'îles-aux-Allumettes.


 


Ma grand-mère est native de Chapeau.


 


Diane







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