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Lignée + histoire Robert Laberge De Laberge
Ajouté le 09/07/2010 15:32:45 par Claudette46
 

Ce Robert Laberge est l'ancêtre de ma grand-mère maternelle Loretta Laberge que je n'ai pas connue, car elle est décédée malheureusement avant ma naissance. 

Loretta Laberge est une miraculée du Frère André et ma mère l'accompagnait ce jour-là à l'Oratoire St-Joseph.  Je possède encore l'immense chapelet de bois noirci par le temps.

            &nb sp;      Ancêtres de Loretta Laberge

Robert Laberge, naquit le 24 mai 1638, à Colombières, canton de Trévières, évêché et arrondissemet de Bayeux, en Normandie, maintenant département du Calvados, Joseph Jacques Laberge et Marie Poitevin, père et mère de Robert, s'étaient mariés à Colombière-sur-Thaon, Normandie, France le 8 mai 1636.  Le 6 août 1658, Robert Laberge arriva à Québec sur le vaisseau de Tadourneau.

Robert Laberge De Laberge m 28 mai 1663 Château-Richer, Qc avec Françoise Gausse

Guillaume Laberge m 14 février 1695 Montmorency, Qc avec Marie-Jeanne Quentin (Cantin)

Thimothée Laberge m 4 novembre 1727 Montmorency, Qc avec Marie-Ange Amelot

Joseph Laberge m 8 novembre 1769 Châteauguay, Qc avec Marie-Anne Bourcier Lavigne

Pierre Laberge m 27 octobre 1793 Châteauguay, Qc avec Claire Brault

Jean Laberge m 16 janvier 1826 Châteauguay, Qc avec Marie-Jeanne Groulx

Charles Laberge m 23 octobre 1849 Ste-Martine, Qc avec Élise Patenaude

Désiré Laberge m 5 mai 1873 Ste-Martine, Qc avec Léocadie Moïse

Loretta Laberge m 8 février 1898 Ste-Martine, Qc avec Narcisse Massé

Après l'histoire de l'ancêtre Robert Laberge De Laberge, vous trouverez la lignée maternelle de Loretta Laberge, ma grand-mère.

R O B E R T   L A B E R G E

            &nb sp;

         Le patronyme Laberge au Delaberge signifie un homme qui habite sur la berge, sur le bord ‘une rivière ou d’un canal.

 

            Robert Laberge, père d’une nombreuse descendance canadienne, naquit le 24 mai 1638, à Colombières, canton de Trévières, évêché et arrondissement de Bayeux, en Normandie, maintenant département du Calvados.

 

            «Jacques de la berge et Marye Poitevin », père et mère de Robert, s’étaient mariés à Colombières, le 8 mai 1636. Marie Poitevin, veuve de Jacques Touchet, avait déjà connu les joies de la maternité.  Thomas Touchet, demi-frère de Robert Laberge, viendra lui aussi au Canada et fera souche.  Abraham et Guillaume Laberge, nés respectivement le 2 sept 1640 et le 15 fév 1643, resteront en France et ne partageront pas la vie canadienne de Robert, l’immigrant.

 

Engagement

 

            Le 5 avril 1658, Robert Laberge, laboureur, marchait le long des quais de La Rochelle.  Par-devant le notaire Savin et par l’intermédiaire du canadien Pierre Picard, il s’engageait à servir Joseph-Macé Gravel, habitant de Château-Richer, pendant trois ans.  Salaire : 75 livres tournois par année.  Avantages : voyage aller et retour garanti par son employeur, avance monétaire de 30 livres.

 

            « Le 6 août (1658) arriva à Québec le vaisseau de Tadourneau », lit-on dans le Journal des Jésuites.

 

Enracinement

 

            Robert se rendit en barque à Château-Richer, où il fut reçu comme ami par Macé Gravel et Marguerite Tavernier.  Six enfants bien en santé entouraient l’arrivant venu de l’autre côté de la mer.

 

            Robert aimait le travail.  Il eut l’avantage de passer ses 36 mois chez un fermier déluré et dans une famille profondément chrétienne.  A la Chandeleur 1660, il recevait le sacrement de confirmation à l’église de Château-Richer, où s’était rendu Mgr de Laval à l’invitation du curé Thomas Morel.

 

En septembre 1661, Robert obtint de Marie Favery, veuve de Pierre LeGardeur de Repentigny, une terre de 2 arpents par 1 ½ lieue de profondeur, située dans la paroisse de Château-Richer entre Charles Petiot et Jean Ouimet.  Après un an de dur labeur, le colon fut envahi par le découragement.  Il revendit sont lot à Charles Pouliot, qui promit de lui verser la somme de 120 livres, l5 jours « précédant le départ du premier navire pour la France au printemps de 1663 ».

 

            Partira-t-il? Partira-il pas? Le 4 février 1663, Robert accepta une concession de 3 arpents de largeur à l’île, paroisse Sainte-Famille; mais, dès le 11 novembre suivant, il refilait cette terre à Philippe Pâquet et empochait 220 livres.  L’avenir de Laberge allait-il donc à la dérive?

 

Les racines du cœur

 

            Le meilleur enracinement, c’est celui du cœur.  Tel fut le cas de Robert Laberge.  Voici comment.

 

            Le 30 mai 1658, Nicolas Durand obtenait des seigneurs de Beaupré une concession de 3 arpents de largeur.  Le 11 juillet 1660, Olivier Letardif la déclarait valide.  Nicolas, à Beauport, le 12 septembre 1661, épousait Françoise Gausse, dit Le borgne, fille de Maurice et de Marguerite Blée, de la ville de Noyon, paroisse de Saint-Martin, en Picardie.  Le couple vécut sur la côte.  Naissait de ce mariage Marie-Ursule, baptisée le 6 juin 1662.  Or, Nicolas Durand, 25 ans environ, tombait victime d’un accident de travail dans son abattis, enfin de mars 1663.  Inhumation à Château-Richer le 1er avril.

 

            La jeune veuve Durand, avec une enfant à charge et une ferme à exploiter, sécha vite ses larmes.  Dès le 6 mai, paraît-il, Françoise et Robert Laberge fixaient les clauses de leur contrat de mariage, devant le notaire Claude Auber.  L’inventaire des biens laissés par Nicolas Durand s’élevait à 1 090 livres.  La mère et la fille devenaient à parts égales propriétaires de la terre, sur laquelle il y avait une maison de 20 pieds de long. «construite de pièces sur pièces, avec une cheminée maçonnée », une grange longue de 30 pieds, 4 arpents de terre nette et 2 arpents de bois abattu et débité.

 

            Lundi 28 mai 1663, mariage de Robert et de Françoise à l’église de Château-Richer, en présence du notaire Auber, de Macé Gravel et de Zacharie Cloutier.

 

            Développement

 

            &nb sp;           Robert devint un habitant respecté et respectable.  Le 18 octobre 1664, il participe à l’élection des trois premiers marguilliers de L’An ge-Gardien.  Et, sur recommandation du Conseil Souverain le 14 janvier 1665, il engage le normand, un tantinet récalcitrant, Adrien Deleau, qui le servira pendant le temps de 2 ½ ans moyennant 100 livres de salaire par année.  En 1667, Robert possède 2 bêtes à cornes et 12 arpents en culture.  Il a comme voisins Jacques Goulet et Robert Anet.  Charles-Louis Alain l’aide comme domestique.

 

            Robert peut même se permettre d’aider les autres. Le 27 mars 1667, il promet livrer à Pierre Denis, sieur de La Ronde, 300 planches de pin de 10 pieds de long, avant le 15 juin, au cul-de-sac de Québec.

 

            Zacharie Cloutier avait obtenu bien des services de Robert Laberge, mais il se faisait tirer la patte pour payer, même devant le juge de la côte de Beaupré.  Le 29 décembre 1672, Cloutier ouvrit son gousset et versa 55 livres dans les mains de Bertrand Chenay, au nom de Laberge.

 

            Lionel Laberge, un descendant, à découvert qu’en 1674 son ancêtre voulait confier à François Serail maître maçon, le soin de lui construire « une maison de pierre et de chaux de trente pieds de long et de luy rendre faicte et parfaite la clef à la main et q. au moyen de ce Il luy donnerait moitié de lhabitation ».  Serail espérait marier Marie-Ursule Durand.  La fille de Françoise Gausse se gaussa-t-elle de ce marché? C’est à Antoine Huppé, dit Lacroix, qu’elle donna son cœur, le 8 juin 1677.  A cette occasion, les Laberge lui promirent, par acte notarié, comme part d’héritage 600 livres payables en 6 termes, 1 habit selon sa condition, 2 plats, 2 assiettes. Marie-Ursule alla vivre à Beauport où elle fut mère d’une douzaine d’enfants.

 

Épanouissement

 

            Si Robert Laberge savait conclure un marché, son ami Jean Mathieu était passé maître dans cet art.  Un texte serré, parafé par Becquet et signé le 23 octobre 1680, nous livre les détails d’un bail à ferme de Jean à Robert.  En résumé, deux terres ayant ensemble 5 arpents de front, situées près des censitaires Adrien Hayot et Pierre Tremblay, seront cultivées par Laberge, « pendant cinq récoltes consécutives ». Mathieu fournira la moitié des grains de semence, 4 bœufs, 4 vaches, 4 veaux, 3 petits cochons, etc.  En retour, il aura 50% des récoltes et des écroîts, 15 livres de beurre par vache à chaque année, 1 cent de « choux a pomme », 1 cochon, etc.  De plus, Robert s’engage à entretenir les bâtiments, les clôtures, etc.  Eut-il la chance de se trouver un bon domestique pour remplir ses obligations?

 

            Un document, daté du 17 août 1688, nous apporte du nouveau.  Robert exerce un métier bien à lui, celui de chaufournier, fabricant de chaux.  Jean Mathieu, marchand boucher, propriétaire de la terre de Jacques Greslon, dit Laviolette, permet à Robert d’utiliser toutes les essences de bois : pleines, ormeaux, frênes et merisiers -, excepté les érables -, qui se trouveront dans la forêt de défunt Greslon.  Pour obtenir de la chaux, Robert utilisait la méthode qui consiste à faire brûler beaucoup de bois mou entourant la pierre à chaux dans un chaufour.  Mathieu ne rate pas l’occasion d’exiger pour lui-même 6 boisseaux de chaux vive en déduction de la somme de 50 livres que Laberge lui devait payer.

 

            Robert exerçait-il ce métier depuis longtemps?  Continua-t-il pendant encore quelques années à faire de la chaux? Il a déjà 58 ans bien sonnés.

 

            Il devra bientôt ralentir son rythme de travail.  Le 16 mars 1693, Robert était à bout de souffle.  Tout en gardant son fonds de terre, il permet à Michel Durand, dit Larose, un pauvre, de défricher à profit et jusqu’à sa mort un morceau de terre, de se loger sur ce lopin à « déserter », près de François Gariépy et du petit ruisseau « qui descend dudit bois de haulte futtaye ».

 

Sur “la berge“

 

            Une berge déserte est une plage morte.  Robert et Françoise désiraient prodiguer la vie; ils furent exaucés six fois. Geneviève née 22 avril 1664, b 23 avril 1664 Château-Richer, m 10 janvier 1679 L’Ange-Gardien à Pierre Groleau.  Ils élevèrent leurs 7 enfants dans la région de Portneuf. Françoise ne vécut que quelques jours.  Inhumation le 6 février 1666, à Château-Richer. Catherine b 15 septembre 1667 m 14 avril 1687 L’Ange-Gardien à Guillaume Marois.  Guillaume est l’ancêtre de tous les Marois par les 11 fleurons de vie dont la gratifia son épouse Laberge.  Catherine 2e m 24 octobre 1712 à René Poupard et alla vivre à la haute ville de Québec. François né 12 juin 1669. A l’âge de 19 ans, à Montréal il s’engagea au service des Sieurs Couture et Le Marchand, pour aller aux Outaouais.  1er m le 14 avril 1692 Château-Richer à Marguerite Boucher qui lui donna 7 enfants.  2e m 13 mars 1711 à Marguerite Gravel. Nicolas b 29 février 1672 m 29 janvier 1692 à Madeleine Quentin ont eu 4 enfants.

 

Le cadet Guillaume Laberge – notre 2e génération n 30 avril 1674 m 14 février 1695 L’Ange-Gardien à Marie Quentin. Treize enfants leur furent donnés dont l’un, le fils aîné Guillaume partit comme engagé pour l’Ouest en 1718.  L’avant-dernier de leurs garçons, Pierre, devint spécialiste dans l’art de faire des roues.  Le 6 décembre 1748, avec Guillaume Quentin, il s’obligeait à livrer à Joseph-Simon Delorme 50 paires de roues de charettes en bois de merisier, orme, pleine ou frêne. 

 

Un différend

 

            Les époux Laberge avançaient en âge.  Les enfants volaient de leurs propres ailes.  Le 3 janvier 1697, Robert vend un demi-arpent de front de terre à son fils Guillaume, pour la somme de 400 livres.  Un mois plus tard, 2 février, nouvel arrangement! Nicolas et Guillaume, maris des deux soeurs Quentin, achètent les 3 arpents de la ferme familiale.  Ils promettent verser 2 600 livres aux héritiers des vendeurs le jour de leur décès, en plus de fournir à leurs parents 40 minots de blé, 1 porc gras et 30 livres de beurre, chaque année.  Pour les entretenir, les acheteurs leur laisseront une vache à lait et du bois de chauffage; ils termineront la chambre en construction attenante à la maison, etc.  De plus, les héritiers peuvent réclamer immédiatement une partie de leurs héritages.  C’est ici que le bât blessa.

 

            Le 22 mars 1694, veuve Marie-Ursule Durand avait donné quittance à Robert et à Françoise Leborgne, pour les 600 livres stipulées par son contrat de mariage.  Ainsi, Robert et Françoise n’avaient plus d’obligations monétaires envers leur fille, veuve Huppé… Or, les conventions de 1697, selon la belle-fille Marie- Ursule, ne lui rendaient pas justice.  Elle méritait plus qu’elle n’avait reçu.  Sa renonciation totale à l’héritage de son beau-père lui avait été extorquée…  L’émotion aidant, les gros mots montèrent à la surface du bouillon de discorde.  Elle affirmait même que Robert Laberge avait gardé, par avarice, une somme de 100 livres que son grand-père Gausse avait envoyée de France pour l’aider à se marier.

 

            De fil en aiguille, le 7 juillet 1698, le Conseil Souverain fut saisi du différend.  Dans un premier temps, la belle-fille obtint gain de cause.  Robert Laberge demanda aux membres du Conseil de reconsidérer le jugement.  Les choses traînèrent en longueur.  La haute cour de justice déboutait Marie-Ursule de toutes ses demandes et prétentions, le 22 août 1703.  Le temps avait eu raison du différend.

 

Départs

 

            Robert Laberge, 74 ans, pouvait partir dans la dignité.  Il fut trouvé mort dans son lit, le matin du 12 avril 1712, un samedi.  Le lendemain, inhumation de l’ancêtre à Château-Richer, la paroisse qui l’avait reçu en 1658. 

 

            Quant à Françoise Gausse 80 ans, alla mourir chez sa fille Marie-Ursule Durant, à Beauport le jeudi 8 mars 1714. 

 

            Les descendants Laberge seront heureux d’apprendre que leur ancêtre avait été favorisé de la protection particulière de sainte Anne.  Voici le texte intégral de l’abbé Thomas Morel.  L’événement, qui n’est pas daté eut lieu avant 1667.

 

            « Charles François, Michel Haynault et Robert de La Berge tous habitants de Beaupré, s’estant trouvés sur l’eau, allant à Québec d’un mauvais temps, furent pris d’un grand vent et d’une si furieuse tempeste que leur canot tourna, ce qui les obligea se voyant en danger de perdre la vie d’invoquer Ste Anne et luy faire un vœu, ensuitte de quoy ils receurent un secours tout particulier, ayant esté conduit vers terre, d’où il leur vint du secours, attribuant leur delivrance à cette grande Ste, ce qu’ils ont asseuré et verifié en venant luy rendre graces dans son Eglise ou je faisois pour lors les fonctions curialles en qualité de missionnaire ».

 

Dans la descendance

 

            Les descendants Laberge se multiplièrent dans les régions de Québec, Montréal et Châteauguay.  A ce dernier endroit, naquit Michel Laberge, fils de Charles et de Catherine Lefebvre.  Il fut le premier Canadien-Français à explorer le Yukon en 1866.  Un lac de l’Alaska, qu’il avait découvert, porte son nom. 

 

            Les Laberge sont venus depuis plus de 300 ans, amenant avec eux leur ambition, leur fierté, leurs talents et leur foi en l’avenir, et ils sont restés pour le bien de tous.     

Source:  Nos origines.

ANCÊTRES MATERNELLES DE LORETTA LABERGE

Loretta Laberge m 8 février 1898 Ste-Martine, Qc avec Narcisse Massé

Léocadie Moîse m 5 mai 1873 Ste-Matine, Qc avec Désiré Laberge

Jean-Baptste Moïse m 3 octobre 1848 Ste-Martine, Qc avec Isabelle Rose

Michel Moïse m 9 janvier 1809 Châteauguay, Qc avec Louise Guérin

Rigobert Dupuis Moïse m 12 novembre 1782 St-Philippe, Qc avec Marie Judith Roger

Françoic Dupuis m 14 février 1752 Laprairie, Qc avec Marie-Anne Diel et m 12 janvier 1733 Laprairie, Qc avec Marie-Anne Roy

Moïse Dupuy m 21 juillet 1697 Albany, New York, USA avec Marie-Anne Christiansen

François Dupuy m 6 octobre 1670 Notre-Dame-de-Québec, Qc avec Georgette Richer

En plus j'ai fait l'éventail complet de Loretta Laberge, avec 5 générations (à voir dans mes photos, ainsi que les deux lignées).

Tous mes données ont été bien vérifiées.

Claudette46

Mots-clés: Histoire - Laberge



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