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Rue et Plaza St-Hubert (2 de 2)
Ajouté le 02/09/2012 05:25:03 par lisejolin

Dans un article précédent, nous avons vu le développement de la rue St-Hubert au sud de Mont-Royal, ses habitants et son patrimoine bâti.  En grande partie formés des catholiques francophones, les résidents de la Côte-St-Louis sont en majorités des cultivateurs et des ouvriers travaillant dans les carrières avoisinantes.  Avec l’arrivée de la voie ferrée du Canadien Pacifique en 1878,  des maisons s’élèvent plus au nord et de nouveaux emplois sont créés.  La rue St-Hubert va se développer commercialement surtout entre Bellechasse et Jean-Talon et deux ans plus tard, cette artère sera reconnu ‘comme un des plus importants axes commerciaux du Nord de Montréal.  C’est cette dernière section marchande qui sera reconnu plus tard comme étant la ‘Plaza St-Hubert’. 

 

L’arrivée du tramway électrique de la Montréal Park & Island Railway Company, en 1893, facilite le déplacement des travailleurs et des résidents.  Il attire aussi les immigrants sur et autour de la rue St-Hubert, dans le nord de Montréal si bien qu’en 1897 de nombreux commerces ont ouvert leurs portes.

 

Au Québec, à la fin du XIXe et dans la première moitié du XXe siècle, les épidémies ravagent des quartiers et des villes entières à cause du manque d’hygiène, des conditions d’insalubrité et des mauvaises conditions de logement.‘   Ce sont dans ces conditions que des crédits sont votés pour la construction de bains publics dans différents quartiers.  C’est le cas  pour le bain St-Denis (bain St-Hubert, auj, piscine St-Denis) qui s’élève sur deux étages (7075 St-Hubert) selon les plans de la société Asselin & Perron, formée en 1903 par l’architecte Ulric J. Asselin et l’ingénieur civil L. Joseph Perron.  La construction se terminera en 1910

 

Cette même année, des ouvriers, commerçants et entrepreneurs Irlandais,  Ukréniens et Italiens viennent œuvrer sur la rue St-Hubert.  La Petite-Italie, comme son nom l’indique, verra le jour avec l’arrivée d’immigrants Italiens dont des familles entières viennent s’installer dans le secteur.  Pour sa part, l’usine de quatre étages de pâtes de Carlo Oronato Catelli (originaire de Vedano en Italie), ouverte au coin des rues Henri-Julien et Bellechasse, créera de nombreux emplois.

 

Quelques années passent, nous voilà en 1922.  La corporation United Amusement, dirigée par le grec, George Ganetakos, finance la construction du Théâtre Plaza comme elle l’a fait pour le théâtre Strand et le Seville (rue Sainte-Catherine, 1912 et 1929), le Regent (1916),  le Rialto (avenue du Parc, 1924), le Rivoli (rue Saint-Denis, 1926), le Monkland (avenue Montkland, 1930) et le Snowdon (boulevard Décarie, 1937).

 

Dans la façade symétrique du théâtre Plaza, on retrouve des éléments de style Renaissance et Classique, dessinés par l’architecte d’origine écossaise ‘D. J. Crighton’.   Pour attirer et faire rêver le plus grand nombre de spectateurs, on fait appel à ‘Emmanuel Briffa’, un des décorateurs de théâtres des plus recherchés en Amérique du Nord.  Briffa (1875–1955)(1875-1955) avait émigré aux États-Unis en 1912 avant de s’établir définitivement au Canada dans les années 1920.  Ses salles de cinéma sont parmi les plus luxueuses de la métropole.  Pour vous donner un exemple, les murs des salles du Plaza sont ornés de motifs peints en trompe-l’œil et son plafond de plâtre est orné de fresques et de vitraux.

 

Pendant près de 50 ans,  le théâtre Plaza présente des films populaires et de répertoires en 35mm.  En 1940, des films en français sont présentés.  Fin des années 1950, l’arrivée de la télévision compromet le cinéma québécois.  S’il veut survivre contrairement à plusieurs autres, le théâtre Plaza se voit obligé de modifier ses salles pour n’en garder que la moitié.   Un plancher de béton est coulé afin d’aménager une salle de Quilles au rez-de-chaussée.  Dans  les salles existantes, on y présente toujours des ‘films de répertoires et des films pour adultes’ qui seront abandonnés vers la fin des années 1970.

 

Pendant les années 1960, de grands artistes viennent se produire régulièrement sur la scène du  Plaza : Jean Grimaldi, Claude Blanchard,  Suzanne Lapointe, Michelle Richard, Raymond Lévesque et Fernand Gignac.   La Plaza prospère et  constitue alors une artère ‘économique et culturel très couru du tout Montréal francophone.’

 

Vers la fin des années 1970, le bâtiment est transformé pour abriter  un magasin de chaussures et même un laboratoire de développement de films. En septembre 2003, à l’initiative de Claudio Bustamante et de Renaud Gauthier, une salle de spectacle  ouvre ses portes.   En plus de présenter des spectacles, la salle de 400 places et la mezzanine s’offrent en location pour différents événements tels lancement de disque, défilé de mode, ou tout simplement d’une soirée dansante.  Malgré ses nombreuses transformations, le Théâtre Plaza conserve toujours  les principaux éléments de sa décoration d’origine : vitraux, moulures, colonnes et figures allégoriques.’

 

Photo de Lise Jolin, août 2010

Théâtre ‘Le Plaza’ et la verrière

 

C’est sous la bannière Sauvé Frères, le 17 mars 1923, que les frères Donat et Stephen Sauvé ouvrent un magasin de vêtements pour hommes au 6554 rue St-Hubert.   À partir des années 1940, l’entreprise prend de l’expansion avec la venue de Wilfrid, fils de Stephen.  Elle devient alors le ’symbole commercial pour les Canadiens français’.  Avec les années, une autre entreprise québécoise se développe très rapidement et devient le symbole de l’élégance chez les hommes. C’est «Bovet».  Elle habille initialement les hommes de fortes tailles et élancés.   En 1973, avec l’ouverture d’un grand magasin du boulevard Métropolitain à Montréal,   Bovet devient le plus grand magasin pour hommes de toutes tailles.’  Plusieurs autres magasins sont ouverts dans les centres commerciaux et en 1984, Bovet achètent les magasins Sauvé Frères.  La bannière est alors modifié pour garder seulement le nom de ‘Sauvé’.

 

En 1927,  Léo Laurent Lozeau et son épouse fondent et établissent leur entreprise au 6229 rue St-Hubert, à l’angle Nord-Est de la rue Bellechasse. L.L. Lozeau Ltd  est spécialisé en finition de photos et en photographie de mariage. En 1940, les propriétaires ajoutent la vente d’appareils photos et en 1964, leur fille Lise se joint à l’entreprise.  Cette dernière et son conjoint Jean Simard en prendront la direction en 1973, puis leurs enfants Manon et Stéphane se joindront à eux en 1993.

 

L.L. Lozeau est innovateur dans plusieurs domaines : le premier laboratoire de ‘finition photo 1 heure pour le développement et l'impression de films’ en couleurs au Canada (1979), le premier laboratoire de développement de films diapositives (E-6) en 90 minutes (1981), le ‘premier centre de vente de caméras numériques et de traitement de l'image par ordinateur’, Informatimage (1993),  et devient le premier au Canada à offrir ‘le service de traitement de photo APS’ dans ses laboratoires (1996).  En 2009, L. L. Lozeau acquiert du premier laboratoire HD au Canada, et la même année, organise au Palais du Congrès, le premier salon de la photo et de la vidéo à Montréal.

 

En plus de la vente, L.L. Lozeau  peut tester ou réparer une pièce d'équipement pour vous et un service de location est là pour accommoder ses clients.  Un service de photos pour passeport, carte d’assurance maladie ou pour les carte de résidence sont aussi offerts.   Au deuxième étage du magasin, la Galerie Lozeau vous présente des expositions mensuelles de photographes de renommées.  Vous pouvez visiter le tout gratuitement dans les heures d’ouvertures du magasin.  Naturellement on retrouve L.L. Lozeau sur internet depuis 2008.

 

Nous sommes en 1930. Édouard Jasmin (1905-1987), 25 ans, ouvre son commerce de cadeaux exotiques rue St-Hubert, sous l’enseigne « Thés, cafés, épices, bibelots de Chine ».   Un hold-up survient dans le magasin en 1936 et le propriétaire est ligoté, bâillonné et sa petite caisse est vidée.  Cette aventure lui ayant causé un choc, Édouard ferme le magasin de la rue St-Hubert, fait creuser la cave de la  résidence familiale du 7068 Saint-Denis (paroisse Ste-Cécile) et ouvre un petit restaurant.

 

Après la fermeture de son restaurant vers 1956, Édouard Jasmin fait de la céramique en amateur.  Un jour, son voisin trouve un dépôt d’argile en creusant son sous-sol.  Édouard qui jusque-là travaillait seulement la céramique et le sable, deviendra peu après  le seul connu folk artiste canadien travaillant dans l'argile’ et sera connu jusqu’en Ontario et aux États-Unis.

 

Édouard,  fils mineur de Josephat Jasmin et de Albina Prud’homme, a épousé Germaine Lefebvre, fille majeure de Zotique Lefebvre et de Marie-Eglephire Cousineau, le 18 mai 1925 à Ste-Madeleine d’Outremont.  Le couple a eu sept enfants : Lucille (épouse René Pitre, fils de Joseph et Florida Livernois, le 28 juillet 1951, Ste-Cécile de Montréal), Marcelle (épouse Jacques Delorme, fils d’Hervé et Marie Eva Auclair, le 12 juin 1951 Ste-Cécile, Montréal), et Claude, romancier, né le 10 novembre 1930 qui est le troisième, de cette famille. 

 

C’est la partie de la vie de son père restaurateur et de son quartier que Claude Jasmin décrira dans son roman de 1972 et dans la série télévisée ‘La Petite Patrie’.  C’est aussi ‘en 1972 que l’arrondissement la Petite-Patrie prendra officiellement son nom’. Si on se souvient bien, les parents de Claude Jasmin étaient interprétés par Jacques Galipeau et Gisèle Schmidt.  Soixante-quinze  émissions ont été télédiffusées à  Radio-Canada entre 1974 et 1976. 

 

Hélène et René Léger réalisent leur rêve le 23 septembre 1951.  Ils ouvrent leur toute première Rôtisserie St-Hubert au 6355 rue St-Hubert juste au-dessous de leur habitation.   La rôtisserie prend tout naturellement le nom de St-Hubert, nom de la rue où elle est établit.

 

Tout comme L.L. Lozeau l’entreprise progresse très vite car elle fait aussi preuve d’innovation.  Elle installe une des premières affiches au néon de l’époque et ‘son coq’ devient vite reconnaissable dans le tout Montréal.  Son service de livraison à domicile gratuit est une première au Canada et les Léger n’ont pas peur d’utiliser la publicité à la radio et la télévision. 

 

Plusieurs d’entre vous se rappellent sans doute de la publicité de la comédienne Juliette Béliveau où laissant le téléphone, elle dira : «Claudine et sa famille… douze à table, mon Dieu qu’est-ce que je vais faire?  Oh j’y pense St-Hubert BBQ».  Notez bien le numéro de téléphone d’alors qui était le  "Gr. 8226", ça ne ressemblait vraiment pas aux numéros de téléphone que l’on connaît aujourd’hui.  À cette époque, on pouvait se faire livrer un repas complet pour seulement 2,75$.  Essayez donc de voir à l’heure actuelle ce que vous aurez pour le même prix!   Vous pouvez réécouter cette  pub sur le site suivant : www.youtube.com/watch?v=6nWq4mR05X0.   Que dire maintenant de «Dring.. Dring.. Dring.. Que Désirez-vous? Put.. Put.. Put.. St-Hubert BBQ!», cette fameuse publicité que tout le monde fredonnait dans les années 1960 et qu’on n’arrive pas encore à oublier en 2012!  À mon avis, cette pub a été une des meilleures sinon la meilleure que les Rôtisseries St-Hubert ont eu jusqu’à maintenant.

 

Les propriétaires de la rôtisserie de la rue St-Hubert font connaître encore plus leur commerce en faisant livrer plusieurs boîtes de poulet ‘ aux animateurs et techniciens bénévoles’ du  premier téléthon de Radio-Canada.  Lequel ?  Était-ce celui du premier téléthon pour la paralysie cérébrale à partir du Théâtre Saint-Denis de Montréal le 17 juillet 1954 ?  La flotte de petites coccinelles jaunes est arrivée dans les années 1960 et sont toujours aussi reconnaissables avec le logo du ‘coq’ qui se promène à travers la ville et de la province.  En 1965, cinq rôtisseries sont ouvertes dans la région de Montréal et deux ans plus tard, deux autres sont inaugurées sur le site même de l’Expo ‘67.  Depuis 1972,  il y a un seul numéro de téléphone à se rappeler pour placer nos commandes dans la région de Montréal.  

 

La première rôtisserie de la rue St-Hubert  est rénovée en 1995 et rouvrira ses portes sous le nom de St-Hubert Express.  Les mêmes années ‘90 verront apparaître  la section enfants et terrasses ‘le Resto-bar Le St-Hub‘.  «Le 2 mai 2005,  la Rôtisserie St-Hubert devient la première chaîne de restauration québécoise à offrir un environnement sans fumée».  Cinq ans plus tard (2010), de nouveaux emballages sont complètement recyclables ou compostables et la styromousse est complètement éliminée de tous leurs emballages.   Depuis le rachat des parts de sa sœur Claire en 2002,  Jean-Pierre Léger est en 2007, le seul propriétaire de la chaîne des rôtisseries St-Hubert et en est toujours le président en 2011. Qui aurait pu dire que le rêve des Léger aurait progressé de telle sorte qu’en 2007,  la chaîne ‘Les Rôtisseries St-Hubert Ltée’ comprend près d'une centaine de rôtisseries au Québec, en Ontario et au Nouveau-Brunswick ?

 

Situé au 6705 St-Hubert, coin St-Zotique, le restaurant ‘Le Roi du Smoked-Meat’ a été fondé par M. Kligman depuis plus de cinquante ans. Comme son nom l’indique, vous vous doutez bien que sa spécialité était et est toujours le ‘smoked meat’.  Sa réputation de servir la meilleure viande fumée en ville s’est répandue rapidement. Vous auriez dû entendre notre amie feue Klaire Boudrias lorsqu’elle y travaillait dans ces années-là! Elle ne manquait jamais de vanter les précieux ‘smoked meat’ qu’elle servait à tous ses clients.  Je me rappelle vers 1968-69, nous étions une dizaine d’ami(e)s et Klaire nous y avait amenés après la fin d’un party aux petites heures du matin.  Étant ouvert 24 heures sur 24, les connaisseurs montréalais s’y donnent  toujours rendez-vous en 2012 pour savourer cette viande fumée à point.

 

On a vu plus haut des commerces familiaux qui ont fait les belles années de la Plaza mais d’autres ont aussi laissé leur marque à l’époque.  La Plaza c’est aussi des boutiques de vêtements pour enfants ou adultes.  On se souviendra du plus vieux commerce de La Plaza, ’Labelle Fourrures’ au 6570 rue St-Hubert qui a fêté son centenaire en 2010  ou encore de ‘Greenberg’ où on pouvait retrouver un peu de tout à très bas prix.  Le marché d’alimentation ’Steinberg’  déjà établi en  août 1940, a fermé ses portes après 15 ans de présence au 6851 de la rue St-Hubert.  On retrouvait chez ‘Meubles Clermont’, magasin de Mariette Clermont,  une grande variété de mobiliers et des accessoires de décoration.  Et que dire des librairies ‘Raffin’ (1930) et ‘Renaud-Bray’ qui se font toujours concurrence l’une en face de l’autre et de la Quincaillerie Lambert qui a su braver la concurrence des années.

 

En 1959, Marrazza, situé face au Bain St-Denis, vendait des instruments de musique.  Lors d’une visite, si vous étiez un peu chanceux, un vendeur, assis au piano, vous démontrait l’étendue de son savoir… Au deuxième étage, c’était leur école où l’on pouvait apprendre  à jouer du piano, de l’accordéon ou encore de la guitare.  La Plaza St-Hubert c’est aussi des écoles d’instituts de beauté, de danse, de langues, de théâtres et bien d’autres.

 

Comme vous voyez, il y a des boutiques pour tous les goûts… mais la Plaza est réputé depuis toujours pour ses boutiques où on trouve de tout pour les marié(e)s, que ce soit les robes et accessoires, les bijoux, ou encore les toxédos pour les hommes. Les mariages ne sont pas à l’abri de l’écologie… Par exemple, on retrouve à   l’Imprimerie Lemieux’, propriété de François Guibord, du papier de ‘deuxième vie’ et ‘La ‘Boutique Oui je le vœux’ fait revivre les robes de mariées.

 

Autrefois on pensait immédiatement à ‘Classy’ où monsieur pouvait louer ou acheter un habit et pour madame, il y avait entre autre la boutique ‘Chez Alyse’ où il y avait de merveilleuses robes de mariée.  Aujourd’hui plusieurs autres commerces ont remplacés ces deux derniers mais il reste que la Plaza «demeure, maintenant plus que jamais, une référence dans le domaine du mariage.» 

 

La Plaza de 1950 à nos jours

 

Dès le début 1950 à Montréal, on voit s’ériger des méga-centres qui prennent peu à peu la clientèle de la rue St-Hubert.  Afin d’éviter de la perdre, plusieurs marchands s’unissent en 1954 pour former ‘une association des marchands’.  Cinq ans plus tard, plus précisément en décembre 1959, ce sera l’inauguration de la Plaza St-Hubert.  L’année suivante, la Plaza St-Hubert se fait connaître encore plus,  grâce en partie, à la station de télévision Télé-Métropole, connue comme étant CFTM canal 10, Montréal.   Sa très populaire émission hebdomadaire «Dix sur Dix» animée par Réal Giguère vante les mérites de la Plaza St-Hubert et permet à ses auditeurs de gagner de nombreux prix provenant  des boutiques de l’artère commerciale.

 

L’arrivée du métro en 1966 apporte aussi des améliorations sur la Plaza.  Les stations Beaubien et Jean-Talon amènent plus de visiteurs et ces derniers ont l’esprit tranquille car ils n’ont plus besoin de se chercher une place de stationnement sur la rue même ou dans les rues environnantes.

 

Le premier « défilé de Noël » avec chars allégoriques se tient entre les rues Bellechasse et Jean-Talon dans les années 1960.  Au cours de cette journée spéciale, une troupe théâtre assure l'animation de rue et des groupes folkloriques exécutent  leurs danses au son de la musique. Les enfants vont ensuite se faire prendre en photo avec leur cher Père Noël et des tours de camions de pompiers antiques sont organisés à l’angle de la rue Bélanger.  Une fois le défilé terminé, l’artère reste piétonnière toute la journée pour le bonheur et la sécurité de tous.  Cet événement annuel demeure toujours très populaire auprès des Montréalais.

 

La Plaza St-Hubert fait pour la première fois une grande vente trottoir en 1973. C’est une première au Québec. Il est nommé depuis 2010 «Athmosph’air sur la Plaza» et attire annuellement les visiteurs montréalais et autres.  Les années 80 amènent de nombreux arrivants, en majorité des pays latino-américains, d'Haïti et de pays asiatiques (surtout du Vietnam).  S’établissant dans le quartier, certains ouvrent de nouveaux commerces et aident ainsi à faire revivre l’artère commerciale.

 

La Société de Développement Commercial (SDC) est fondé en 1981.  Cet organisme à but non lucratif regroupe l’ensemble des 400 commerces de la Plaza. Comme son nom l’indique, la SDC de la Plaza a pour mission de ‘promouvoir le développement commercial et la notoriété de la rue St-Hubert’ et de défendre leurs intérêts.

 

Jamil Azzaoui dit Jamil, un habitant du quartier depuis une vingtaine d’année, remporte  le premier prix du concours d’entrepreneuriat de la SDC plaza St-Hubert.  C’est après cela qu’il ouvre le Petit Medley en 2000, au 6206 St-Hubert, angle Bellechasse.  Pour divertir ses clients d’une trentaine d’années pour la plupart, Le Petit Medley offre les Mardis Swing, la ligue d’impro Les Cravates, la salle de spectacles ou la piste de danse.  Pour les 35-45 ans, Jamil ouvre ensuite ‘Le Gainzbar’.  Situé en face du premier, le Gainzbar est un endroit plus tranquille ou chacun peut converser avec une musique d’arrière fond.  Un peu plus loin, la crèmerie-chocolaterie Mademoiselle Gabrielle située au 6220, rue St-Hubert, est ‘une crèmerie artisanale qui fabrique ses glaces sur place.’  Un peu plus haut, la charcuterie artisanale La Queue de cochon Inc (6400 rue St-Hubert) offre à sa clientèle plusieurs variétés de terrines, du boudin, différents saucissons dont leur fameux saucisson bio, du magret de canard, et quelques plats préparés.   La boutique voisine, Les Délires du terroir, offre pour sa part des fromages, des chocolats sans oublier une grande variété de bières artisanales.

 

À son tout début, la Plaza Saint-Hubert était une artère commerciale avec de simples auvents en toile.  En 1984, la Ville de Montréal installe une marquise de verre  au coût vingt millions de dollars.  Alors unique au Canada, la marquise abrite les deux trottoirs de la rue Saint-Hubert, entre Bellechasse et Jean-Talon sur une distance de  1,2 km. Beau temps mauvais temps, les clients parcourent dorénavant la Plaza sans être incommoder par les intempéries.  Depuis quelques années, ce sont les commerçants qui assurent les frais d’entretien de la dite marquise jusqu’à 40 000$ annuellement et tous ne sont pas d’accord pour  continuer de payer.  Devra-t-elle être démolie ? C’est la question que se posent les commerçants.  Advenant sa destruction, des centaines de façade des commerces seront à refaire. Qu’adviendra-t-il de son avenir ?

 

Madame Jo-Anne Labrecque, spécialiste du commerce de détail et professeure aux HEC, nous dit que «des commerces à bas prix ont proliféré et ont rendu le quartier non attrayant pour les entreprises moyen et haut de gamme".  Pour sa part, Mike Parente affirme que : «d’autres commerçants  approchant de la retraite et n’ayant pas de relève ont fermé leur commerce à ce moment-là».  Malgré tous les efforts fournis, d’autres entreprises de la Plaza n’arrivent pas à surmonter complètement la compétition des nombreux centres commerciaux.  La question reste posée «La Plaza va-t-elle un jour revivre ses  heures de gloire?»

 

Situé hors de la Plaza St-Hubert, je ne pouvais passer sous silence la présence du  collège Ahuntsic situé au 9155 rue St-Hubert.  Ce CEGEP, un des plus importants au Québec, est né en 1967 de la fusion du collège St-Ignace,  de l’Institut de technologie Laval et de l’ajout de l’Institut des Arts Graphiques du Québec en 1970.  Le Collège Saint-Ignace, fondé en 1927, offrait l’enseignement classique pour la formation des Jésuites.  L’Institut de technologie Laval, fondé en 1941, s’est d’abord appelé École d’arts et métiers Octave-Cassegrain (1941-1949),  puis, École d’arts et métiers de Montréal, section nord (1950-1960).  Il offrait de la formation technique post-secondaire.   Finalement, l’Institut des Arts Graphiques du Québec, fondé en 1942,  formait les artisans et les techniciens spécialisés du domaine de l’imprimerie.

 

Aujourd’hui, le Collège Ahuntsic offre des programmes d’études préuniversitaires et d’études techniques.  Il a près de 10,000 élèves dans ses murs et 600 de ses 900 employés sont des professeurs.  Une résidence pouvant accueillir ses élèves est située au 8755, rue Saint-Hubert.    Ouverte le 1er août 2008,  elle offre des logements abordables, entièrement meublés.  Pour satisfaire les étudiants, on y retrouve aussi des salles d’étude, de réception, d’exercices physiques, etc. Le collège et la résidence sont tous les deux dans le secteur de la station de métro Crémazie.

 

Malheureusement je ne peux vous décrire tous les autres bâtiments et commerces longeant la rue st-Hubert jusqu’à son extrême nord mais j’espère que ceux énoncés plus haut sauront vous rappeler de merveilleux souvenirs ou vous en apprendre un peu plus sur leur histoire.

 

 

Lise Jolin

 

Mots-clés: Plaza-st-Hubert Mariée Rôtisserie-st-h Ubert Lozeau Sauve-frères Le-Plaza



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Visionner 1 - 2 de 2 Commentaires

De: Pilote_Qc
02/09/2012 15:05:18

Félicitation, Lise, vous nous en avez mis plein les yeux, plein la vue: plusieurs endroits ne sont plus que souvenirs, mais c'est un plaisir de se les faire rappeler de cette façon.


 


Merci!



De: lisejolin
02/09/2012 05:38:07

Et voici les sources :


http://fr.mg40.mail.yahoo.com/neo/launch?.rand=56t3q0egn532g

 


http://fr.wikipedia.org/wiki/Coll%C3%A8ge_Ahuntsic 

 


http://fr.wikipedia.org/wiki/Plaza_Saint-Hubert 

 


http://grandquebec.com/montreal-touristique/plaza-saint-hubert/

 


http://grh.renaud-bray.com/NousConnaitre.aspx 

 


http://maplaza.ca/catégorie_de_commerce-rep-cat (répertoire des magasins)

 


http://maplaza.ca/histoire-page-110

 


http://maplaza.ca/mariage_vert,_mariage_durable!-nouvelle-171-206

 


http://marietteclermont.net/

 


http://residence.collegeahuntsic.qc.ca/

 


http://ventesetaubaines.blogspot.com/2008/08/vente-trottoir-la-plaza-st-hubert.html

 


http://voir.ca/voir-la-vie/art-de-vivre/2008/09/25/balade-sur-la-plaza-st-hubert-avec-j amil-les-copains-dabord/ 

 


http://voir.ca/voir-la-vie/art-de-vivre/2010/09/23/50e-anniversaire-de-la-plaza-st-hube rt-oui-je-le-veux/ 

 


http://ww2.collegeahuntsic.qc.ca/enbref/historique.html

 


http://www.arrondissement.com/montreal/plazasthubert

 


http://www.bilan.usherbrooke.ca/bilan/pages/evenements/20178.html 

 


http://www.bonjourquebec.com/qc-fr/repertoire-services-touristiques/rue-commerciale/plaza-st-hubert_ 222579061.html

 


http://www.bovet.ca/historique-bovet.asp

 


http://www.claudejasmin.com/htm/cv.htm 

 


http://www.claudejasmin.com/wordpress/?page_id=286

 


http://www.guidesulysse.com/mel/description-achats.aspx?PK_ATT_ID=682

 


http://www.imtl.org/edifices/Piscine_saint_denis.php

 


http://www.journalderosemont.com/Societe/Mode/2008-11-19/article-930669/Le-vrai-pere-Noel-en-vedette-au- Defile-de-la-Plaza-St-Hubert/1

 


http://www.labellefourrure.com/#Historique

 


http://www.lllozeau.com/compagnie/historique/ 

 


http://www.memorablemontreal.com/accessibleQA/histoire.php?quartier=4

 


http://www.microsofttranslator.com/bv.aspx?ref=SERP&br=ro&mkt=fr-CA&dl=fr&lp=EN_FR&a=http%3a% 2f%2fmontreal.about.com%2fod%2fneighborhoods%2fss%2fwalking_patrie_6.htm

 


http://www.montrealplus.ca/montreal/venues/le-roi-du-smoked-meat-fr

 


http://www.newswire.ca/fr/story/10481/56-ans-d-histoire-ca-se-souligne-reouverture-de-la-toute- premiere-rotisserie-st-hubert-sur-la-rue-st-hubert

 


http://www.theatreplaza.ca/?p=295







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