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Pierre Foretier, 1738-1815
Ajouté le 10/27/2012 06:23:48 par lisejolin

Pierre Foretier, homme d’affaires Montréalais est méconnu de beaucoup de gens.  Pourtant, pendant plus de cinquante ans, ilest à la fois : marchand au détail et en gros, pourvoyeur et bailleur de fonds dans la traite des fourrures, prêteur et spéculateur.  Il est aussi le plus important propriétaire foncier montréalais de sa génération.’

 

 

Étienne et Jacques Foretier (ancêtre et père de Pierre)

 

 

Lancêtre Étienne Forestier Lafortune Fortier, boulanger de Montréal, naît vers 1644 à St-Jean d’Angely, Charente, France.  Il est le fils d’Étienne Fortier et de Judith Fonton (m. St-Jean d’Angely, France).  Il épouse en première noce  Marguerite Lauzon (Gilles Lauzon / Marie-Archambault), le 23 novembre 1672, église Notre-Dame, Montréal.  Le couple n’auront pas moins de quinze enfants : Françoise (1675-1677) ; Louise (1677-1737) / René Douillard Laprise ; Antoine (1679-1703) / Marie-Catherine Juillet ; Marie Catherine (1681-) / Gabriel Baudreau Graveline ; Marie Madeleine (1683-1760) / Blaise Juillet; Françoise (1685-1754) / Aimé Moreau; Jean ((v. 1686-1687);  Étienne (1687-1688) ; Marie Marthe (v. 1688-1749) / François Charlu Chantelou; Marguerite (v. 1689-1689); Charles (1691-1691) ; Marie Marguerite Anne (1693-1777) / Pierre Léger Lajeunesse; Jacques (1695-1747) / Marie Josephe Dagenais et Marie-Anne Caron; Marie Barbe (1696-1772) / Étienne Poncelet Huyet Champagne; et enfin, Marie Josephe (1699-1699).

 

Marguerite Lauzon, sa première épouse, meurt le 13 nov. 1699 et est inhumée le lendemain à Montréal.  Le 20 novembre 1701 à Varennes, l’ancêtre se remarie avec  Marie Marguerite Prévost Provost, veuve de Jacques Venne (dcd 29 nov. 1700) avec lequel elle avait huit enfants. L’ancêtre Étienne Forestier est inhumée à Montréal, le 04 août 1724. Il est âgé de quatre-vingts ans environ.

 

Jacques Foretier Forestier, fils d’Étienne et de Marguerite Lauzon, est baptisé le 1er janvier 1695 à la basilique Notre-Dame de Montréal.  Il appert qu’il aurait appris et pratiqué son métier de cordonnier à Paris en 1721, puis serait revenu en Nouvelle-France.

 

Le 21 février 1735, à St-Laurent, Jacques Foretier épouse Marie Josephe Dagenais (Pierre Dagenais / Marie Daoust).    La même année, Jacques exploite une tannerie dans le faubourg Saint-Laurent. Il a à son emploi Louis Hotesse, fils de sa première épouse et Gabriel Desfonds. Malheureusement Marie-Josephe Dagenais décède le 13 mai 1736 et est inhumée le lendemain à Montréal.

 

 

Le 05 novembre de la même année, en la basilique Notre-Dame de Montréal, Jacques prend une seconde épouse en la personne de Marie-Anne CARON (Vital Caron / Marie Perthuis),  veuve de Jacques Paré, (mariés le 16 nov. 1717 à Lachine) et de Paul Nathaniel Hotesse=Otis (mariés le 22 sept. 1728 à Montréal).  C’est de cette deuxième union avec Marie-Anne Caron que naîtra Jean-Vital (né 15 mai 1739 et décédé le 24 octobre 1748)  et Pierre Foretier.

 

En 1743, Jacques Forestier s’associe à un autre marchand tanneur, Jean-François Barsalou, pour utiliser en commun leurs moulins à tan.   Jacques Foretier meurt le 09 juin 1747 et est inhumée le lendemain en la basilique Notre-Dame de Montréal,  Sa  veuve Marie-Anne Caron maintient la tannerie ouverte encore quelques années avant de mourir en 1754. 

 

 

Pierre Foretier, sa famille

 

le 12 janvier 1738, Pierre Foretier (Jacques Foretier / Marie-Anne Caron) est baptisé le lendemain à la basilique Notre-Dame, Montréal.  Orphelin de père et de mère dès l’âge de 16 ans, Pierre est confié aux soins des enfants des deux premiers mariages de sa mère, les Paré et les Hotesse.  Il habite d’abord avec son demi-frère, Jacques Paré, probablement dans la seigneurie de Châteauguay, puis avec sa demi-sœur Marie-Josephe Hotesse, femme de Gabriel Desfonds (mariés à Montréal le 16 oct. 1747), cordonnier au faubourg Saint-Laurent, où il vit jusqu’à son propre mariage.

 

 

Le 16 janvier 1764 à Montréal, Pierre Foretier épouse Thérèse Legrand, fille de Jean-Baptiste Legrand, marchand bien en vue de Montréal, et Marie-Elisabeth Vallée Sansoucy Valet.  Pas moins de quatorze sont nés de ce couple  et ont été baptisé en la basilique Notre-Dame de Montréal sous les noms de Foretier=Forestier= et même Fortier : --- Marie Thérèse Catherine est baptisée le 09 mars 1765, née d’hier.  Le parrain Jean-Baptiste Legrand est le grand-père de l’enfant et la marraine est Marie Charlotte Joliet.  L’enfant est décédée à l’âge de quatre ans six mois le 04 nov. 1769; --- Marie Élisabeth est née et baptisée le 17 février 1766, sa marraine est Élisabeth Vallée.  Elle épouse Louis Charles Foucher, solliciteur général (Antoine foucher / Marie-Joachim Chénier) le  06 août 1787 Notre-Dame, Montréal, Qc.  M. Elisabeth meurt à l’âge de 32 ans, le 12 avril 1799;  --- Pierre est né et baptisé le 23 février 1767, son parrain est Jean-Baptiste Carignan; --- Marie Anne Amable est née et baptisée le 20 août 1768.  Son parrain est Toussaint Cavalier. L’enfant est décédée à St-Vincent-de-Paul, Île Jésus, en septembre 1768 à l’âge de quinze jours environ ; ---  Pierre Didace est né et baptisé 12 nov. 1769. Il meurt à Montréal, à l’âge de 19 mois, le 07 juin 1771 ;  --- Thérèse, née et baptisée le 24 février 1771, a pour parrain Louis Hotesse et pour marraine, Marie Caron sa tante, épouse de Jean-Baptiste. Elle épouse Hugues Heney (Hugues Heney / Madeleine Lepailleur) le 25 nov. 1787, paroisse Notre-Dame, Montréal, Qc.  Thérèse est inhumée le 29 seotembre 1790 en la basilique Notre-dame de Montréal;  ---  Jean Bonaventure, baptisé le 07 mars 1772,  est décédé 22 mars suivant à Montréal;  ---  Marie Marguerite est née et baptisée le 14 avril 1773.  Jean-Charles Dezery et demoiselle Marguerite Métivier sont ses parrain et marraine.  M. Marguerite épouse  Thomas Baron (Thomas Baron / Catherine Hubert) le 18 avril 1803 à la basilique Notre-Dame, Montréal, Qc.M.  Elle meurt le 21 mai 1846 à l’âge de 73 ans;  ---  Jean-Pierre, né le 1er mars 1775 a pour parrain et marraine,  Jean-Baptiste Legrand, son grand père, et dame thérèse Viger Orillat. L’enfant meurt à l’âge de quatre mois, le 29 juin suivant;  ---  Pierre Bonaventure, né et baptisé le 12 juin 1776, a pour parrain Pierre Vallé.  Il décède le 07 septembre suivant alors qu’il a seulement trois mois. ---  Marie Amable, née le 02 août 1778 et baptisée le lendemain, a pour parrain et marraine, Joseph Perinault et Marie Amable Orillot.  Elle épouse l’avocat et politicien Denis Benjamin Viger (Denis Viger / dame Perine Charles Cherrier) le 21 novembre 1808, Notre-Dame de Montréal. M. Amable meurt le 22 juillet 1854 et est inhumée deux jours plus tard ;  --- Pierre Maurice, né et baptisé le 28 décembre 1779, a pour parrain et marraine, Maurice Blondeau, négociant, et dame Catherine Blondeau Lamothe.  L’enfant a seulement quatre ans lors de son décès le 07 décembre 1783;  ---  Marie Julie, née et baptisée le 09 septembre 1781 a pour parrain et marraine, Pierre Marcoux, fils et demoiselle Elisabeth Forestier.  Marie Julie épouse Simon Hyppolite Durocher (Jean-Baptiste Durocher, négociant / Marguerite Boucher Desnoyé) le  06 mai 1822, Notre-Dame,Montréal, Qc; --- Marie Sophie née le 02 novembre 1782 et baptisé le lendemain, a pour parrain et marraine, Joseph Lamothe et demoiselle Angélique Blondeau.  Elle décède alors qu’elle a toute juste un mois, le 03 décembre 1782.   

 

Mme Thérèse Legrand meurt le 20 juin 1784. Elle est inhumée le 22 juin suivant, en la basilique Notre-Dame de Montréal.  Ce n’est que le 17 septembre 1785, que le notaire Joseph Papineau et le marchand Pierre Guy, exécuteurs testamentaires de Thérèse Legrand,  procèdent à l’inventaire des biens du couple Foretier/Legrand.  Des 14 enfants qu’auront les Foretier, seulement 5 filles mineures sont encore vivantes à cette époque.  Le 21 décembre 1785, cet inventaire nous démontre bien l’ascension de Foretier dans la vie sociale : «Foretier est le mieux nanti des marchands francophones montréalais. Il possède une fortune d'une valeur nette de presque 235 000 livres, à laquelle s'ajoutent 31 bâtiments et terrains, répartis à travers la vieille ville, mais surtout dans le faubourg Saint-Laurent.»

 

 

Foretier habite une imposante demeure en pierre à deux étages qui avait appartenu auparavant à son beau-père, Jean-Baptiste Legrand, située sur le coin sud-est des rues Notre-Dame et Saint-Pierre.  Le mobilier et les accessoires sont  parfois luxueux et l’homme d’affaires possède ‘une vaste bibliothèque et une collection d’argenterie’.  Pierre Foretier est aussi propriétaire d’un manoir seigneurial à l’île Bizard.  ---  Le testament de Thérèse Legrand fait partie de la collection Louis-François-Georges Baby (http://www.archiv.umontreal.ca/p0000/pdf-cat-p0000/P0058A4.pdf)

 

Le 25 février 1788, en la basilique Notre-Dame de Montréal, Pierre Foretier épouse en seconde noce Catherine Hubert (Pierre Hubert Lacroix / Catherine Giasson), veuve du marchand Thomas Baron. Au moins une fille naît de ce mariage. Décédée depuis trois jours, Catherine Hubert est inhumée à Montréal, le 18 février 1813.

 

 

 

L’homme d’affaires

 

 

La carrière de Pierre Foretier débute vers 1760 ou 1761.  Déjà en 1762, on le retrouve à Montréal faisant le commerce  de marchandises sèches et d’objets divers pour la traite des fourrures.  Même si  Foretier sait profiter des bons conseils et de l’expérience de son beau-père Jean-Baptiste Legrand dans le domaine du négoce, Foretier semble avoir le don des affaires et sait s’entourer de bons associés car sans avoir de capital, il fait des acquisitions importantes sans pour autant être obligé d’avancer de grandes mises de fonds.

 

Les premières terres achetées par Foretier se font  par le biais de rentes constituées, le capital n’étant remboursé que beaucoup plus tard’. Foretier acquiert ses premiers terrains en 1761 dans le faubourg Saint-Laurent près de la rue Sainte-Marie (auj. rue Sherbrooke), puis ‘deux petits lots dans l’arrière-fief de La Gauchetière’.  L’année suivante,  il achète ‘30 arpents à la côte du Baron’ et six autres  arpents en 1764.  Son premier projet dans le faubourg Saint-Pierre de lotir les terrains avant de les revendre ne fonctionne pas.

 

 

En 1765, avec son associé Périnault, Pierre Foretier achète de Marie-Anne-Noële Denys de Vitré les trois quarts de l’arrière-fief de Closse et les trois quarts de la seigneurie de l’Île-Bizard.  Nos deux hommes remboursent leurs acquisitions au moyen d’une rente viagère annuelle, puis en 1767, Périnault cède sa part à Foretier.  Deux ans plus tard, Foretier acquiert l’autre quart des deux propriétés appartenant à Mathieu-Théodore Denys de Vitré.  L’ensemble de l’arrière-fief de Closse appartenant désormais à Pierre Foretier mesure 2 arpents de largeur sur 45 arpents de profondeur.  Ce dernier achète ensuite des terrains contigus à son fief si bien qu’à partir de 1780, Foretier devient le plus grand propriétaire foncier du faubourg Saint-Laurent.

 

En plus d’acquérir, de lotir et de revendre des terrains à Montréal, Foretier s’intéresse de près à la gestion de sa seigneurie’ à l’Île Bizard. Il fait construire un moulin banal en 1772–1773 et le reconstruit après l’incendie de 1790. À la fin de sa vie, c’est son petit-fils Hugues Heney qui administre la seigneurie tout en lui rendant compte des moindres détails de sa gestion.

 

En même temps que Foretier  et Périnault accumulent des biens fonciers, ils s’investissent aussi dans la traite des fourrures.  En avril 1765, Foretier et Périnault signe une entente avec Henry Boone, négociant à Montréal, et un certain Price de Québec.  Les deux premiers investissent la moitié du capital  pour la traite et pour l’exploitation d’un canot de marchandises destinées au poste de Michillimakinac’ et Foretier agit comme fournisseur de l’expédition.  Boone et Price, pour leur part, s’occupent d’écouler les fourrures.  De 1769 à 1773, Foretier travaille seul à son compte et accompagne sa dernière expédition au lac Ontario.  Foretier s’associe à Jean Orillat en 1774.

 

Pierre Foretier est considéré comme un ‘personnage remarquable des premières années du Régime anglais’.   En 1775–1776, Foretier possède un magasin rue Notre-Dame à Montréal et gère celui de son beau-père, rue Saint-Paul.   Pendant que Montréal  est occupé par les troupes américaines (Guerre d’Indépendance Américaine),  l’homme d’affaires se voit l’hôte d’un colonel américain et de ses aides de camp.  Malgré la surveillance étroite dont il est l’objet, Foretier reste fidèle à son roi. Il transmet le courrier à Guy Carleton à Québec et en société avec Orillat, il fournit des munitions et des vivres à l’armée Britannique. En récompense, Pierre Foretier obtient le poste de ‘juge de paix’, poste qu’il occupe jusqu’à sa mort en 1815.   Il poursuit ensuite ses activités au sein de la milice de la ville de Montréal :  major du 2e bataillon (1789–1800), lieutenant-colonel du même bataillon (1801–1803) et colonel du 3e bataillon (1804–1815)’.

 

En 1777-1778, la société Foretier/Orillat investit de grands capitaux dans le commerce et la traite des fourrures et dans ‘l’avance de marchandises et de fonds à d’autres marchands.’  Foretier étant  le plus important investisseur canadien’ dans la traite en 1774  se désintéresse complètement de ce domaine suite au décès d’Orillat, son associé et ami, en 1782. 

 

Pendant toutes ces années Pierre Foretier devient un personnage très important dans la communauté montréalaise.  Il est membre de la commission enquêtant sur les arrivants étrangers dans la province en 1776 et fait partie d’un comité afin ‘d’étudier ‘le problème des marchandises endommagées en 1779’.  Dès sa création en novembre 1784, Foretier est membre du comité réformiste canadien de Montréal aux côtés du notaire Joseph Papineau et des marchands Maurice-Régis Blondeau, Pierre Guy, Joseph Périnault, Joseph-François Perrault et Jean Dumas Saint-Martin.   L’homme d’affaires est aussi membre du comité d’administration de la maison de correction de Montréal, de1803 à 1807.  Au cours de sa vie, P. Foretier occupe aussi de multiples autres fonctions telles  commissaire  pour exécuter le pouvoir de faire réparer les églises’, de 1794 à 1814) ou encore marguiller de la paroisse Notre-Dame de Montréal, de 1785 à 1787.  Il se porte ‘candidat à la Chambre d’Assemblée du Bas-Canada dans la circonscription de Montréal-Ouest’ en 1792 et il est défait.  Quatre ans plus tard, Fleury Mesplet ‘utilise son journal’ pour appuyer la candidature de Pierre Foretier à l’Assemblée législative mais ce dernier se retire avant même les élections n’aient lieues.

 

 

Décès de Pierre Foretier

 

Pierre Foretier, écuyer et Colonel du 3e Bataillon des Milices de Montréal, décède à l’âge de 77 ans, le  03 décembre  1815.  Les funérailles ont lieues à la basilique Notre-Dame de Montréal, pour être ensuite enterré dans le cimetière de la paroisse le 05 décembre 1815. 

 

De par son testament, Foretier lègue environ le quart de sa fortune à la paroisse Notre-Dame, à l’Hôtel-Dieu et à l’Hôpital Général de Montréal.  Il nomme Jean-Baptiste-Toussaint Pothier, voisin et ami en qui il a toute confiance, exécuteur testamentaire de tous ses biens.  Pour  empêcher le fractionnement de ses propriétés et de sa fortune, Foretier va même jusqu’à exclure ‘son gendre Denis Benjamin Viger de toute participation à la gestion de la succession et aux revenus qu’elle produit’.  Les héritiers contestent certains codicilles du testament qui les empêchent de disposer des biens légués par leur mère Thérèse Legrand.  Des procédures judiciaires sont alors intentées par Porthier à la Cour du banc du roi du district de Montréal.  Le  jugement  du 20 février 1827 qui était en sa faveur, est cassé par la cours provinciale d’appel à Québec, le 30 avril 1830.   Les biens de Mme Legrand et de Foretier sont alors évalués et ce n’est que le 29 mars 1841 que les biens propres de chacun de deux époux seront séparés. Les biens de Mme Legrand sont enfin partagés entre ses héritiers légaux le 23 juillet 1842.  Marie-Amable Foretier hérite alors de la seigneurie de l’Île Bizard. A son décès en 1845, son couple étant sans enfant, c’est son époux  qui en devient propriétaire. À son propre décès en 1861, Denis-Benjamin Viger lègue sa seigneurie de l’Île Bizard à son cousin, Côme-Sérahin Cherrier (Joseph-Marie Cherrier / Marie Josephte Gaté), avocat de son métier et époux de Mélanie Quesnel, veuve de Michel Coursol.  Cherrier possède  la seigneurie jusqu’à sa mort le 10 avril 1885.

 

 

*      

Rue Foretier, Montréal 1846

http://www.flickr.com/photos/urbexplo/6317185953/

 

Tout au cours de sa vie, Pierre Foretier aura laissé sa marque dans l’histoire de Montréal et de l’île Bizard. La rue Fortier=Foretier (anc. St-Pierre)  apparaît sur une carte de Montréal en 1846.  Elle honorait cet important propriétaire terrien de  la municipalité. Elle prenait naissance rue St-Laurent en allant vers l’Est, se rapprochant de la rue Sherbrooke.  Elle porte maintenant le nom  de rue Saint-Norbert.   Il existe aussi  une rue Pierre-Foretier à l’Île Bizard.

 

Lise Jolin

Sources

 

 

Ancestry.ca

BMS2000

PRDH

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele_Bizard

http://fr.wikipedia.org/wiki/Parc-nature_du_Bois-de-l'%C3%8Ele-Bizard

http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?&id_nbr=2370&&PHPSESSID=ychzfqkvzape

http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?&id_nbr=3917&&PHPSESSID=nfxmivhsumpcx   

http://www.memoireduquebec.com/wiki/index.php?title=%C3%8Ele-Bizard_(ancienne_municipalit%C3%A9)  

http://www.vieux.montreal.qc.ca/inventaire/fiches/fiche_pers.php?id=51

http://www.vieux.montreal.qc.ca/inventaire/fiches/secteur.php?sec=m http://www.vieux.montreal.qc.ca/inventaire/fiches/fiche_pers.php?id=63

Mots-clés: Marchand Fourrure Closse Bizard Guerre-Indépend Ance-Américaine



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Visionner 1 - 1 de 1 Commentaires

De: lisejolin
10/27/2012 06:45:08

Le Fief CLOSSE (Lambert Closse, 1618-1662)

 


http://www.memoireduquebec.com/wiki/index.php?title=Closse_(fief)  

 



 


A Montréal, en 1658, Paul Chomedey de Maisonneuve concède un fief  à Lambert Closse (Jean Closse / Cécile de la Fosse), marié à Elisabeth Moyen (Jean Moyen Desgranges / Elisabeth Lebret)  le 12 août 1657.  Au décès de L. Closse (S. 07 fév. 1662, Notre-Dame, Montréal), le fief passera à sa femme Elisabeth Moyen et sa fille Jeanne-Cécile Closse.  En 1672, François Dollier de Casson du Séminaire de St-Sulpice accorde à Mme Moyen une lisère de terre de 2 arpents de front sur 50 arpents de profondeur.

 



 


A la mort de Jeanne-Cécile Closse (S. 09 février 1700, Notre-Dame, Montréal), veuve de Jacques Blizard (mariés le 16 août 1678, Notre-Dame, Montréal) et épouse de Raymond Blaise des Bergères, ses deux filles  Louise Bizard, 1679-1760 (épouse de Charles Renaud Dubuisson (1667-1739) et Marie Blaise des Bergères, 1698-1728 (épouse de Guillaume-Emmanuel-Théodore Denys de Vitré) en deviennent propriétaires.  Ces deux dernières acquièrent chacune la moitié du reste de la seigneurie par legs lors du décès de leur grand-mère Élisabeth Moyen (S. 03 juin 1722, Notre-Dame de Montréal).

 



 


En 1728, Marie-Anne-Noële et Mathieu-Théodore Denys de Vitré (seuls petits-enfants vivants de Lambert Cclosse) héritent de leur mère Marie Blaise. Vingt-un ans plus tard (1749) Louise Bizard cède tous ses biens à sa nièce Marie-Anne-Noële qui, ce faisant, devient ’la  propriétaire des trois-quarts du fief Closse’ pendant que l’autre quart appartient toujours à son frère Mathieu-Théodore. 

 



 


En 1765, Pierre Foretier et Joseph Périnault, tous deux marchands de Montréal, achètent  toutes les terres de Marie-Anne-Noële Denys de Vitré.  À Pointe-Claire, le 8 décembre 1767, M. Périnault  vend ‘tous ses droits et titres féodaux sur la partie du fief Closse à Pierre Foretier’ (http://www.archiv.umontreal.ca/p0000/pdf-cat-p0000/P0058B2.pdf ). 


En 1769, P. Foretier devient seul et unique propriétaire du fief Closse et de la seigneurie de l’Île Bizard par l’achat des terres de Mathieu-Théodore Denys de Vitré.

 



 


Après 27 ans de litige entre la mort de Pierre Foretier en 1815 et le règlement de sa succession en 1842, le fief Closse est partagé entre les héritiers de Pierre Foretier et la seigneurie seigneurie de l'Ile-Bizard devient propriété de Marie-Amable Foretier et de son époux Denis-Benjamin Viger.







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