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Amédée et Judith Jasmin, père et fille (2 de 2)
Ajouté le 12/06/2013 05:50:03 par lisejolin

Judith Jasmin, sa sœur Claude et son frère Jean-Jacques passent leur enfance dans un milieu où ‘la curiosité intellectuelle fut toujours encouragée’ par leurs parents, le notaire Amédée Jasmin et son épouse Rosaria Desjarlais.  D’abord comédienne de radio roman, Judith Jasmin devient  l'une des journalistes les plus importantes de l'histoire du Québec.  Avec René Lévesque, elle met sur pied le premier service de reportages du réseau français de la Société Radio-Canada (SRC).  Première correspondante à l’étranger de la SRC, Judith est la première journaliste féminine canadienne à traiter politique et d’événements internationaux.  Elle est aussi une pionnière de la presse électronique.

 

Judith Jasmin (1916-1972)

 

 

Photo d’archive de Radio-Canada

 

A peine âgée de 5 ans, Judith part pour la France avec ses parents et sa jeune sœur Claude, puis la famille s’agrandit avec la venue de son frère Jean-Jacques.  Judith étudie au lycée de Versailles à Paris et apprécie la vie de cette grande ville où elle se sent en liberté.  Enfant dégourdie et fougueuse, Judith a du tempérament.  Adulte, elle dira en entrevue : «Aussi loin que je remonte en arrière, je me suis toujours sentie l’égale de l’homme.  J’étais un garçon manqué d’ailleurs, j’étais chef de bande(La Presse, 1992)

 

Agée de 11 ans, elle fait un étrange pari. Solennellement authentifié par un sceau : «Nous Judith et Claude Jasmin, filles du notaire Canadien Jasmin, nous gageons la somme de 1000 francs pour le pari que Judith J. pense faire une révolution mené à bon compte par la liberté Canadienne ce qui Claude J. dédit le contraire.  Claude J. laisse à Judith le temps de 35 ans pour accomplir la dite Révolution.  Signées Judith Jasmin , Claude Jasmin» (La Presse, vers 1992)

 

En 1929, Judith revient au Québec le cœur gros.  L’ex-journaliste et écrivaine québécoise Colette Beauchamp, dans sa  biographie intitulée  ‘Judith Jasmin: de feu et de flamme’ nous dit : « Elle ne s'adapte pas du tout quand elle revient;  non seulement elle ne s'adapte pas mais, tous les jours,  elle demande de retourner en France ». De 1930 à 1932, Judith retourne donc étudier en France, mais cette fois, sans sa famille.  De retour au Québec, elle termine ses études classiques au collège Marguerite-Bourgeois.

 

Carrière artistique

 

C’est toujours la grande dépression en  1934-1935.  Malgré le désir d’entrer à l’université pour étudier la chimie, Judith se voit  obliger de travailler pour subvenir à ses besoins.  Elle prend un travail comme vendeuse, puis, le métier de comédienne devient pour elle une grande passion.   Elle joue tout d’abord ‘de petits rôles dans des pièces de théâtre amateur  entre autres avec la Renaissance théâtrale’.   En 1938, Robert Choquette, alors jeune écrivain et réalisateur, choisit Judith pour tenir le rôle d’Élise Velder dans son radioroman «La Pension Velder».  Très populaire, l’émission demeure en ondes radiophoniques jusqu’en 1950, puis est diffusée en noir et blanc à la télévision de Radio-Canada de 1957 à 1961.  Dans le téléroman, le rôle d’Élise Velder est repris par Françoise Faucher.

 

Carrière journalistique

 

Judith Jasmin exigeait le maximum d’elle-même et ‘était toujours disponible pour remplacer  ‘un absent à pied levé’. (René Lévesque) --- « Judith avait des idées, bien entendu, sur une foule de sujets, mais ce qui m'a toujours frappé, c'est qu'elle savait laisser ses convictions personnelles à la porte des studios » (Pierre Nadeau, collègue)

 

Judith Jasmin qui n'a fait aucune étude universitaire en journalisme, avoue être devenue journaliste accidentellement.  Vers la fin des années 1930, après s’être fait connaître à la radio comme comédienne,  Judith Jasmin tient une chronique à l'émission Fémina, animée par Thérèse Casgrain.  Cette émission informe les femmes par différentes entrevues et des sketches écrits par Jovette Bernier (journaliste, écrivain et poète) sur leurs droits, leur responsabilité et sur la vie culturelle.  Madame Jasmin assure ensuite à la station radiophonique de Radio-Canada (1945), la réalisation d’émissions dramatiques dont : Radio-théâtre, Voix du Pays, Entrée des artistes et  Studio G 7.

 

La carrière journalistique de Judith Jasmin commence véritablement en 1947 avec sa participation à l’émission ‘Chroniques de France’ où elle est ‘speakerine’ (présentation des programmes) et réalise plusieurs émissions pour les ‘Auditeurs d’outre-mer’. 

 

Dans les années 1950, Judith Jasmin travaille toujours à la radio, voyage en Europe et en Asie comme reporter, et publie de nombreux articles dans diverses revues.  Elle est partout.  On n’est donc pas surpris de retrouver la journaliste dès l’inauguration de la télévision de Radio-Canada le 6 septembre 1952.  Elle reçoit les premières impressions de ‘J. Alphonse Ouimet, ingénieur en chef de la télé de Radio-Canada’, et du maire Camillien Houde, alors maire de Montréal. 

 

Les émissions ‘télé’ de Radio-Canada qui demeurent ‘bilingues’ jusqu'en 1954.  Elles diffusent de l'information, des idées nouvelles et ‘propagent les valeurs et des principes que partage l’ensemble’ de la population du Québec.  Ainsi, avec  l’arrivée de la télévision, Judith Jasmin et René Lévesque, deviennent de grands artisans de la Révolution tranquille. Judith se donne à fond dans tout ce qu’elle entreprend, si bien que Radio-Canada lui reproche  son engagement dans le mouvement de laïcisation de l'éducation, reportage dans lequel elle interroge des étudiants sur leurs préoccupations sociales, religieuses et politiques sème la controverse dans la classe politique québécoise.’ (sic)

 

 « Judith et René Lévesque ont inventé une nouvelle forme de radio, où est ce qu'ils sont allés dans la rue chercher l'opinion des gens ordinaires sur une foule de sujets. C'était à ce moment-là extrêmement innovateur »  - (Claude Fournier, réalisateur, un ami).  --- Une complicité réunit Judith Jasmin et René Lévesque à  travers plusieurs grands reportages diffusés au magazine radiophonique ‘Carrefour’ et leur collaboration ‘donne lieu à un nouveau style journalistique, qui se reflète dans le magazine. (Archives de Radio-Canada).  Dans le cadre de cet émission, Judith Jasmin ‘interview’ plusieurs personnalités publiques dont la vedette française Maurice Chevalier (1951) qui était alors de passage à Montréal.  La même année, elle couvre le voyage au Canada de la princesse Élisabeth II et du duc d'Édimbourg.

 

Madame Jasmin anime le premier débat télévisé et plusieurs autres émissions spéciales.  Dans Entrée des artistes, Carrefour, Premier Plan, Le sel de la semaine, Conférence de presse,  la journaliste fait connaître les personnalités les plus marquantes de leur temps.  Comme dans sa version radiophonique, Carrefour (1953) présente des entretiens sur des sujets variés. Pour la réalisation des émissions de 30 minutes, les journalistes se déplacent souvent à l'extérieur de Montréal et à l'étranger. De par son métier, Judith Jasmin est alors reçu par de grandes personnalités municipales, provinciales ou internationales.

 

Dans le monde artistique, l’auteur et comédien québécois Gratien Gélinas (1909-1999) reçoit la journaliste dans son atelier, le 26 mars 1953.  Il lui parle du théâtre canadien et de sa pièce ‘Ti-Coq’ dont il est à faire l’adaptation. --- Pour sa part, le dramaturge, cinéaste et romancier Marcel Pagnol (1895-1974) raconte à Mme Jasmin comment en devenant producteur, il peut avoir une certaine liberté dans l'adaptation de ses œuvres théâtrales. Connaissant autant de succès au cinéma qu'au théâtre, Marius, Fanny et César sont parmi ses œuvres les plus célèbres de M. Pagnol. --- Des entrevues sont aussi réalisées avec le grand réalisateur Orson Welles (1958), et François Truffaut, alors jeune réalisateur de la Nouvelle Vague.  --- Judith Jasmin rencontre son amie et auteure Gabrielle Roy à son appartement, à Québec (1961).

 

En 1956, les North Eagles (club de jeunes motards pour adolescents) participent à la corvée de ménage du cardinal Léger à l’hôpital Saint-Charles-Borromée de Montréal. Par cet acte, Ti-Bi, le chef de la bande, révèle à J. Jasmin comment le groupe est soucieux de corriger leur mauvaise réputation. --- La même année, Mme Jasmin rencontre le fondateur de la faculté des sciences sociales de l'Université Laval, le père Georges-Henri Lévesque.  

 

En 1957, Judith Jasmin quitte Radio-Canada et devient  ‘correspondante à la pige’ à l’étranger.  Elle fait des reportages sur l'Europe et l'Afrique du Nord (1957-1959) et elle est reçu par le peintre Paul-Émile Borduas dans son atelier de Paris en mai 1957.  Revenu au  Canada en 1959 comme ‘agente libre’, Madame Jasmin collabore à plusieurs émissions dont Premier Plan’ qui tient les ondes de 1959 à 1963 et où elle présente des analyses de l’actualité et réalise des entrevues. 

 

En 1960, Judith Jasmin et son équipe parcourent l’Europe afin de préparer une série d'entrevues parmi lesquels on retrouve l’écrivain Jean Giono (1895-1970), le géologue et volcanologue Haroun Tazieff (1914-1998), la chanteuse et meneuse de revue Josephine Baker (née Freda Josephine McDonald  1906-1975) et  l’architecte et urbaniste Le Corbusier (1961).  --- De ce côté-ci de l’Atlantique, « Les Insolences du frère Untel», paraît aux Éditions de l'Homme en 1960.  Dans son livre, Jean-Paul Desbiens (1927-2006), frère mariste du nom de Pierre-Jérôme, y ‘dénonce la sclérose des institutions et l'échec de l'enseignement du français au Québec’.  Causant des remous à travers la population, son supérieur luidéfend  d'écrire ou de parler publiquement’.  C’est ensuite avec la permission du cardinal Paul-Émile Léger que le Frère Untel dévoile son identité à la journaliste Judith Jasmin.

 

À l’occasion de la Semaine Canada-Belgique en 1962, Hergé, le ‘Père de Tintin’, né Georges Henri Prosper (1907-1983), parle à la journaliste du pseudonyme ‘Hergé’, qu’il adopte en 1924. La même année, la chanteuse Catherine Sauvage, surnommée ‘l’interprète des poètes’, révèle à Judith Jasmin, comment après sa rencontre avec le chaneur et poète Léo Ferré, elle connaît son premier succès, Paris canaille.

 

Grands Reportages

 

Judith Jasmin ressent une grande vulnérabilité émotive dans ses enquêtes et ses reportages : « Par exemple, elle allait dans une famille pauvre, je ne sais pas où, et puis elle était capable de s'asseoir avec les gens, puis de pleurer, puis de leur éplucher des pommes de terre et de changer les couches du petit enfant » (Monique Bosco, une amie). 

 

Reconnue pour la pertinence de ses reportages, Judith Jasmin couvre différents problèmes de la société, des assassinats et autres sujets d’actualité.

 

Avec Gérard Arthur et René Lévesque, Judith Jasmin couvre le Couronnement de la Reine Elizabeth II le 2 juin 1953 à l’Abbaye de Westminster.  C’est le premier couronnement à être diffusé sur les chaînes de télévision.  --- L’année suivante, Jacques Languirand, Georges Huard et Judith Jasmin,  décrivent l'atmosphère qui règne à Ottawa le jour du départ  du premier ministre canadien Louis St-Laurent (1882-1973) avec son équipe de 25 personnes,  Ce tour du monde en 42 jours  a pour but de rencontrer certains chefs d'État et ‘marque une nouvelle étape de l'influence du Canada sur le plan international.’  --- Dans l’émission Carrefour du 22 octobre 1954, M. Longpré, greffier de la métropole, explique à Judith Jasmin ‘le dédale du droit de vote à Montréal, alors discriminatoire selon le statut du citoyen’. http://www.francoidentitaire.ca/quebec/texte/T3050.htm  --- À la fin du même mois, Pacifique ‘Pax’ Plante rappelle à la journaliste, le rôle de procureur public qu’il a tenu conjointement avec  Jean Drapeau au sein de l'escouade des mœurs, de 1946 à 1947.

 

De ses enquêtes sur des problèmes sociaux, le premier grand reportage de Judith Jasmin pour Radio-Canada est effectué à Haïti, en 1959.  La jeune femme s'intéresse à l'économie et à la politique du pays. Elle visite le quartier Bel Air,un des quartiers pauvres de Port-au-Prince où s’entasse la population ouvrière.  Elle assiste à des danses rituelles, discute aussi bien avec de simples Haïtiens’ que des grands noms du pays tel le président François Duvalier qui ‘souligne l'originalité d'Haïti, l'objectif de la promotion des masses et les problèmes que connaît son gouvernement.’ (sic)  Mme Jasmin avoue elle-même que ce reportage a changé sa vie.  

 

Lors de l’assassinat de John F. Kennedey, à Dallas le 22 novembre 1963, Judith Jasmin est  la seule journaliste au monde à interviewer Marguerite Claverie Oswald, mère de Lee Harvey Oswald, prétendu assassin du président.  Quelques années plus tard, dans le cadre de l’émission ‘Caméra 68’, Judith Jasmin et ses collaborateurs se rendent à Memphis pour couvrir l’assassinat de Martin Luther King.  Alors qu’il vient apporter son soutien à des éboueurs grévistes qui réclament une égalité de traitement et de conditions de travail avec les blancs, le ministre baptiste est atteint mortellement par une balle à la tête le 04 avril 1968.  L’assassinat de MLK

 

«Je n'ai connu personne qui fût plus écorchée par l'injustice. » (René Lévesque, «Attendez que je me rappelle», Éditions Québec/Amérique (p.160) ---  Judith Jasmin s’implique socialement dans des causes qui lui tiennent à cœur. Par exemple, vers la fin des années 1960 aux États-Unis, Mme Jasmin ne fait pas que s’intéresser à la cause des Noirs, ‘elle participe à une manifestation contre la ségrégation raciale ce qui lui vaut 30 heures d’emprisonnement.’   

 

« (...) Judith Jasmin parlait et écrivait une langue non seulement correcte mais d'une pureté de source.»  (René Lévesque, dans Attendez que je me rappelle, Éditions Québec/Amérique (p.160). --- Elle devient vice-présidente du Mouvement laïque de langue française.  La journaliste est aussi membre de la filiale québécoise de ‘la voix des Femmes, de la Ligue des droits de l’homme et aussi du Mouvement contre l’utilisation des armes nucléaires.  En 1971, elle est élue présidente du Syndicat général du cinéma et de la télévision. . 

 

Maladie et décès

 

En 1963, la maladie s’attaque à  Judith Jasmin qui doit subir une mastectomie. Quelques années plus tard, son cancer se propage aux os (1968).  En 1970, son état de santé se détériore, elle revient donc à Montréal.  Elle collabore aux émissions «Format 30 et Politique atout », puis devient reporter à la salle des nouvelles et participe à l'émission Format 60. 

 

En mars 1972, Judith Jasmin est la deuxième femme, après la journaliste du Devoir,  Germaine Bernier (1962), à obtenir le prix Olivar-Asselin, la plus prestigieuse distinction du journalisme québécois.  Cet honneur est décerné à un journaliste québécois qui s'est démarqué relativement à la défense du français au Québec.  À cette occasion, Judith Jasmin est invité à participer à l'émission Format 60 animée par Wilfrid Lemoine.  Ce sera la dernière apparition de la journaliste à la télévision.   Malheureusement son cancer du sein s’est généralisé. Sept mois plus tard, Madame Jasmin meurt à Montréal le 20 octobre 1972 à, l'âge de 56 ans, toujours célibataire et sans enfant.

 

Le Fond  Judith Jasmin comprend  des documents textuels (activités journalistiques et artistiques de Judith Jasmin), des photographies personnelles et professionnelles, épreuves et diapositives, des films amateurs.  Le Fond Judith-Jasmin est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

 

Signature de Judith Jasmin

 

«Tout comme son père, «Judith Jasmin voyait dans l'information un rôle d'éducation des masses et de moteur de changement social. Elle était d'ailleurs perçue comme un phare et une éveilleuse de consciences par bon nombre de ses collègues journalistes(Aubert Maltais) 

 

Mme Jasmin a toujours su traité ‘ses sujets’ sincèrement et objectivement.  Un peu plus de quarante ans après sa mort, Judith Jasmin demeure toujours un des piliers du journalisme québécois.

 

Lise Jolin

 

*** Voir les sources en commentaire

 

 

Mots-clés: Judith-Jasmin Journaliste Théâtre Lévesque Radio Télévision



signets:



Visionner 1 - 5 de 5 Commentaires

De: lisejolin
12/06/2013 06:20:46

Lignée maternelle ascendante de Judith Jasmin

 



 


Judith Jasmin

 


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Rosaria Desjarlais (Benjamin Desjarlais + Mélina Joyal)

 


Epouse Amédée Jasmin (Vincent Ferrier Caille=Jasmin + Bona Frenche dit Laframboise)

 


le  30 août 1915, St-Louis-de-France, Montréal, Qc

 


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Benjamin Desjarlais (Pierre Desjarlais + Julie Letendre)

 


Epouse Mélina Joyal (Michel Joyal + Angélique Joyal)

 


le 08 août 1887, St-David, St-David, Co Yamaska, Qc

 


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Pierre Desjarlais (Emmanuel Desjarlais + Victoire Vincent)

 


Epouse Julie Letendre (Basile Letendre + Judith Benoît)

 


 le 01 septembre 1857, St-David, Co Yamaska, Qc

 


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Emmanuel Desjarlais (Pierre-Madore Desjarlais + Angélique Saucier)

 


Epouse Victoire Vincent (Pierre Vincent + Madeleine Vanasse)

 


le 11 janvier 1813 St-Antoine-de-Rivière-du-Loup, Louiseville, Qc

 


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Pierre Desjarlais (François Desjarlais + Catherine Aubert)

 


Épouse Madeleine Duval (Marc-Antoine Duval / Marie-Renée Decelle)

 


le  31 juillet 1764 Ste-Trinité, Contrecoeur, Verchères, Qc.

 


*** Devenu veuf, Pierre épouse Angélique Saucier (Joseph Saucier + Josephte Auger/Lemaître), le 04 février 1788 St-Antoine-de-Rivière-du-Loup, Louiseville, Qc

 


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Jean-François de Gerlaise=St-Amand (Jean-Jacques de Gerlaise=de St-Amand + Jeanne Trudel)

 


Epouse Marie-Catherine Aubé Aubert (François Aubert + Angélique Têtu=Dutilly)

 


le  23 juin 1719 Notre-Dame de Québec, Qc

 


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Jean Jarlais StAmand (Ferdinand Jarlais Saint-Amand + Dorothée Cona)

 


Épouse Marie-Jeanne Trudel (Jean Trudel + Marguerite Thomas)

 


le 12 sept. 1667 en un lieu indéterminé au Québec

 


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Ferdinand Jarlais

 


Épouse Dorothée Cona

 


avant le 31 décembre 1644 (lieu inconnu)

 


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Sources

 


Ancestry.ca

 


BMS2000

 


PRDH

 


 



De: lisejolin
12/06/2013 06:02:11

Radio Canada International (RCI) -

 


Alors que la Seconde Guerre mondiale sévit en Europe, le Canada envoie des troupes aux côtés des Alliés, engagé dans l'effort de guerre. C’est devant la menace d'une invasion allemande et de la disparition éventuelle des antennes de la BBC, que le Canada crée un service d'ondes courtes le 18 septembre 1942.  Financée par le gouvernement fédéral, les premières émissions expérimentales effectuées à la fin de l'année 1944, sont diffusées en français et en anglais, et sont destinées à un auditoire de militaires canadiens et européens.  RCI diffuse sa  première émission est sur ondes courtes. le 25 février 1945.  En 1951, le Service international diffuse en 15 langues.  Chaque semaine, La Voix du Canada est diffusée durant 93 heures, dont 64 heures sont destinées à l'Europe.

 


http://archives.radio-canada.ca/arts_culture/medias/clips/10525/

 



De: lisejolin
12/06/2013 06:00:51

Personnalités à connaître...

 


-      Gabrielle Roy (1909 – 1983),  Le premier roman de Gabrielle Roy, Bonheur d'occasion, publié en 1945,  est un portrait réaliste de la vie des habitants du quartier ouvrier de Saint-Henri (de Montréal). Issue d’un milieu modeste, l’écrivaine avoue que ses livres  ‘La Petite Poule d'eau (1950) et Alexandre Chenevert (1954)’  couvrent ses principales préoccupations : la nostalgie, le retour aux souvenirs et la souffrance liée à son époque. 

 


-      Georges-Henri Lévesque (1903-2000), prêtre dominicain, sociologue et professeur : les idées et les actions libérales du père ont contribué à la transformation de la société québécoise.

 


-      Paul-Émile Borduas, est un des signataires du  Refus Global’ en 1948.   Enseignant à l’École du Meuble à Montréal, Borduas est congédié car sa conduite est jugé incompatible avec son métier.  Il s’exile à New-York en 1953.  Deux ans plus tard, le peintre se rend à Paris où il meurt en 1960. 

 


-      Le Corbusier (1887-1965), Suisse  de naissance et naturalisé français en  1930,  Charles-Édouard Jeanneret dit ‘Le Corbusier’ est reconnu pour être l'inventeur de « l'unité d'habitation », Le Corbusier est considéré comme l’un des maîtres de l'architecture moderne. 

 


-      Hergé, lePère de Tintin’, né Georges Henri Prosper (1907-1983) débute sa carrière d’illustrateur  en 1927 dans le  journal catholique bruxellois ‘Le Vingtième Siècle’.  En 1929, ce même journal  publie « Tintin au pays des Soviets » en épisodes.  L'éditeur Casterman assure la diffusion de la bande dessinée en 1934.  Au décès de Hergé en 1983, la dernière bande dessinée, Tintin et l'Alph-Art, demeure inachevée. Selon les volontés de l'auteur, l'album est publié tel quel, en 1986, puis en 2004.  Les ‘Aventures de Tintin’ sont traduits dans près de 40 langues dont 117 millions environ en français.  En 2004 ‘Les Aventures de Tintin’ sont vendus à 192 millions d’exemplaires à travers le monde.

 


-      Elizabeth II, fille aînée du prince Albert d’York  (George VI, roi du Royaume Uni et des dominions britanniques, de 1936  à 1952).) et de Elizabeth Bowes-Lyon, épouse Philip Mountbatten (patronyme de ses grands-parents maternels britanniques) en 1947. Le couple a quatre enfants : Charles, Anne, Andrew et Margaret. Bien que déjà sur le trône depuis la mort de son père le 6 février  1952, Elisabeth II est couronnée seulement le 2 juin 1953.  Aujourd’hui en 2013, on peut affirmer que son règne de 61 ans est actuellement un des plus longs pour un monarque britannique. 

 


-      Pacifique ‘Pax’ Plante explique comment le comité de moralité puis l'enquête Caron ont été mis en place.  Créée le 11 mai 1950, l'enquête sur la moralité publique débute officiellement le 11 septembre 1950 pour se terminer le  2 avril 1953.   Le juge François Caron qui préside l’enquête rend son jugement seulement un an et demi plus tard (8 oct. 1954).  Une vingtaine de policiers, deux chefs de police et des conseillers municipaux sont trouvés coupables.  Des peines de prisons et des amendes sont octroyés à certains d’entre eux. Après avoir dénoncé la corruption policière, Pax Plante reçoit des menaces de mort et s’exile au Mexique en 1958.

 


-      Jean Drapeau aux Élections municipales de 1954 - Rappelons que neuf candidatures sont proposées à l’élection du nouveau maire pour succéder à Camillien Houde.  Parmi ces dernier, Jean Drapeau (1916-1999), jeune avocat qui dirige la ’Ligue d’action civique, un des premiers partis politiques municipaux à voir le jour à Montréal.’ (sic)  Le parti propose aux Montréalais une surveillance accrue de la moralité publique ainsi que des solutions aux problèmes de circulation et de logement. Jean Drapeau obtient son premier mandat à l'âge de 38 ans alors que vingt-huit des trente-quatre candidats de la Ligue d’action civique sont élus au conseil municipal. 

 


-      François Duvalier,  médecin de métier – d’où le surnom de Papa Doc, est élu président d’Haïti pour la première fois en 1957.    

 


-      Martin Luther King, Ministre depuis l’âge de 17 ans, prônait une idéologie non violente.  Sa lutte ‘en faveur des droits civiques, du droit de vote, de la déségrégation et d’un meilleur accès à l’emploi, à l’hébergement et à l’éducation’  a valu à Martin Luther King le prix Nobel de la Paix en 1964.  Son assassinat en 1968 plonge les communautés noires dans la révolte si bien que les autorités doivent décréter un couvre-feu dans les ghettos.   

 


-      Mouvement laïque de langue française (MLF) qui a pour mission ‘la création des écoles non confessionnelles, l’institution du mariage civil, la suppression du serment religieux alors obligatoire devant les tribunaux, etc.’ (...) L'action du MLF[1] prend la forme de colloques, d'articles et de lettres dans les journaux et s'engage dans le recrutement actif.’  (sic) 

 


-      Claude Jasmin, sa sœur cadette de treize mois, Claude Fait carrière comme réalisatrice à la Société Radio-Canada sous son nom de femme mariée ‘Claude Finozzi’ puis change son prénom  pour Marie-Claude quand elle reprend  son nom de jeune fille.

 


-      Claude Jasmin, cousin de Judith Jasmin, est le fils du commerçant Édouard Jasmin et de Germaine Lefebvre. Né à Montréal le 10 novembre 1930, l’adolescent de douze ans découvre l’écriture. Au Québec, il est connu pour ses romans et pour son téléroman ‘La Petite Patrie’.  En plus d’être décorateur et marionnettiste, il est aussi animateur de radio et de télévision, scénographe et scénariste (télévision).

 



De: lisejolin
12/06/2013 05:59:36

HOMMAGES

 



 


Pour rendre hommage à la grande journaliste, le nom de ‘Judith-Jasmin’ est attribué à des écoles, bibliothèques, etc. :

 


--- L’École Judith-Jasmin est située au 4575, avenue Mariette, dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce à Montréal.

 


--- Le Centre d’Hébergement Judith Jasmin est situé au 8850, rue Bisaillon, Montréal (Québec)    H1K 4N2 http://www.cssspointe.ca/nos-installations/centre-d-hebergement-judith-jasmin/

 


--- En 1974, le Cercle des femmes journalistes donne le nom de ‘Prix Judith Jasmin’ au prix accordé au meilleur reportage de l’année au Québec en presse écrite et électronique.

 


--- Le nom du  pavillon Judith-Jasmin de l’UQUAM (Université du Québec à Montréal) est choisi après une consultation auprès de la communauté universitaire.  Construit entre 1976 et 1979 par Louis Donolo Inc., l’édifice est situé sur le site historique de l’ancienne église Saint-Jacques, au 405, rue Sainte-Catherine Est. http://www.uqam.ca/campus/pavillons/j_hist.htm

 


--- L’auteur et  journaliste  Colette Beauchamp rend hommage à Judith Jasmin dans la biographie «Judith Jasmin, de feu et de flamme».  Toujours aux Éditions Boréal (Montréal, 1992),  dans « Défense de la liberté»,  Mme Beauchamp présente des textes qu’elle a recueillis de Judith Jasmin http://www.editionsboreal.qc.ca/catalogue/livres/judith-jasmin-494.html

 


--- En 2001, Zone libre présente un documentaire qui raconte la vie personnelle et la carrière de Madame Jasmin à travers de nombreuses enquêtes et reportages qu’elle a réalisés à travers le monde. http://www.radio-canada.ca/actualite/zonelibre/01-03/jasmin.html

 


--- En 2007, la Ville de Terrebonne honore la mémoire de la grande journaliste en nommant ‘Bibliothèque Judith-Jasmin’, la bibliothèque de l’Île-des-Moulins. À Montréal, une école du quartier Notre-Dame-de-Grâce et un Centre d’Hébergement portent aussi son nom. http://www.francoidentitaire.ca/quebec/texte/T3050.htm

 



De: lisejolin
12/06/2013 05:58:08

Sources

 


 

 


Ancestry.ca

 


Collection Drouin

 


Extrait du livre de Colette Beauchamp ‘Judith Jasmin: de feu et de flamme’

 


La Presse (Extrait du roman Judith Jasmin, paru dans les années 1980-1990)

 


http://archives.radio-canada.ca/art_de_vivre/voyage/clips/1972/

 


http://archives.radio-canada.ca/arts_culture/arts_visuels/clips/13234/

 


http://archives.radio-canada.ca/arts_culture/arts_visuels/clips/836/

 


http://archives.radio-canada.ca/arts_culture/litterature/clips/367/

 


http://archives.radio-canada.ca/arts_culture/medias/clips/10525/

 


http://archives.radio-canada.ca/arts_culture/medias/clips/1968

 


http://archives.radio-canada.ca/arts_culture/medias/clips/1969/

 


http://archives.radio-canada.ca/arts_culture/medias/clips/1971/

 


http://archives.radio-canada.ca/arts_culture/medias/clips/1981/

 


http://archives.radio-canada.ca/arts_culture/medias/clips/1983/

 


http://archives.radio-canada.ca/arts_culture/medias/dossiers/361/

 


http://archives.radio-canada.ca/arts_culture/theatre/clips/14415/

 


http://archives.radio-canada.ca/arts_culture/theatre/clips/9652/

 


http://archives.radio-canada.ca/c_est_arrive_le/08/27/

 


http://archives.radio-canada.ca/emissions/2313/

 


http://archives.radio-canada.ca/emissions/302/

 


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