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Le père Paradis, missionnaire colonisateur
Ajouté le 06/02/2014 18:09:11 par Daniailes

            Il y a longtemps que je n’ai pas publié sur Planète généalogie. J’ai été silencieuse ici mais je n’ai pas cessé de faire des recherches. Accrochée par l’histoire d’un prêtre missionnaire du la fin du 19e siècle, j’ai écrit un livre à son sujet en collaboration avec Bruce Hodgins, un historien ontarien. Ce travail fut une longue parenthèse dans mes recherches sur l’histoire de ma famille, en voici une introduction :

 

            Le père Charles-Alfred-Marie Paradis (1848-1926) est peu connu de nos contemporains. Pourtant, il a été une figure marquante du mouvement de colonisation canadien-français dans les régions les plus reculées de la forêt laurentienne, le bastion de l’industrie forestière. On retrouve son nom ici et là dans ces régions où il a œuvré comme missionnaire et colonisateur, toujours comme prêtre catholique.

            Pénétrons donc dans l’immense territoire qu’on appelait le Nord au siècle précédent. Acheminons nous jusqu’aux confins de la forêt laurentienne. Depuis quelques siècles, les coureurs des bois trappent les animaux à fourrures dans ces espaces éloignés de la civilisation. Ils en font le commerce avec la Compagnie de la Baie d’Hudson. Les compagnies forestières ont aussi pénétré dans les terres du Nord.

            Les sentiers sont donc tracés et notre jeune et ardent missionnaire s’en est allé évangéliser les peuplades indigènes avec des idées d’expansion de la population canadienne-française. Sur des sentiers tantôt enneigés, tantôt de terre battue, le père Paradis a porté l’Évangile et le message du patriote, la langue et le drapeau. Par endroit, il a marché les sentiers avant l’arrivée de routes carrossables qu’il a réclamée à grands cris.

            Débutant sa vie d’adulte chez les Oblats de Marie Immaculée – congrégation qu’il dut quitter à la suite d’une vive polémique sociale – le père Paradis voua sa vie à la colonisation. Missionnaire au Témiscamingue, il a bravé les rapides des rivières jusqu’à la baie d’Hudson pour faire connaître le territoire. Son but ultime, il l’a maintenu alors qu’il luttait contre les marchands de bois de la vallée de la Gatineau tout en affrontant de hauts dirigeants politiques et ses supérieurs religieux. Plus tard, devant les gouvernements, il a soutenu sa cause pour le peuplement des rives des rivières Veuve et Sturgeon, dans le district de Nipissing. Il a même fait de la prospection minière pour financer ses projets, jalonnant des concessions en raquette dans les environs du lac Night Hawk, près de l’actuelle ville de Timmins.

            Toutes ses actions contribuaient à établir ses bien-aimés Canadiens sur les poches et rubans fertiles du Bouclier canadien. Il a particulièrement dépensé ses énergies auprès de ceux qui avaient été assez insensés pour émigrer en Nouvelle-Angleterre ou au Michigan. Au Nord, il les aidait à recréer leur vie dans la simplicité. Pourtant, pour cet infatigable prêtre, la vie ne fut pas simple. L’aventure dans les régions sauvages, la colère, la frustration et l’incompréhension l’ont amené à se dépasser. Malgré les embûches qu’il a dû surmonter, la cause de la colonisation a fleuri dans son sillage. De son vivant, il est connu pour ses talents d’artiste et la postérité lui reconnait ce talent. On s’extasie devant la beauté de ces croquis et de ces aquarelles aux lignes fines et aux courbes représentant les paysages de notre pays. Polyglotte, le père Paradis maîtrisait le français, l’anglais, le latin, l’algonquin et peut-être aussi l’italien. Sa foi était grande et il était fermement engagé dans sa vocation. Il est allé jusqu’à Rome pour défendre son honneur et pour conserver son statut de prêtre catholique. Durant plus de quarante ans, autant par devoir que par amour de la nature, le sanctuaire où il récitait la messe a souvent été improvisé dans la forêt du nord du Québec ou dans le Nouvel Ontario. Parfois, il faisait chaud, mais souvent le froid était si intense qu’il se gelait les doigts au contact du calice. À d’autres occasions, les mouches noires le faisaient se mouvoir alors qu’il aurait dû être immobile. Certains l’ont dit paranoïaque, mais nous en doutons fortement. Nous croyons plutôt qu’il était très organisé et doté d’une grande volonté de faire. La paranoïa est peut-être venue suite aux attaques qui avaient pour but de le détourner de la cause qu’il défendait. Bien que certaines de ses idées puissent avoir été mal fondées, il est assurément un héros méconnu du Nord et le livre que nous vous présentons à pour but de vous le faire connaître.

            Notre livre est illustré principalement par une centaine de dessins que le père Paradis à fait. Il est un artiste remarquable et ses œuvres comptent parmi les premières illustrations de cette grande région qu’on appelait le Nord.


Le père Paradis, missionnaire colonisateur              Le père Paradis est, selon moi, un illustre oublié de l’histoire canadienne. Je vous le présente ici et si vous voulez en savoir plus, procurez-vous le livre. Vous pourrez y admirer les œuvres du père Paradis : Pembroke, Mattawa, Temagami, Témiscamingue, Abitibi… et jusqu’à Albani en canot, en passant par les chantiers forestiers.


http://www.pulaval.com/produit/le-pere-paradis-missionnaire-et-colonisateur


http://danielelacasse.ca

 

Danièle Lacasse et Bruce Hodgins


Mots-clés: Paradis Missionnaire Colonisateur Temagami Témiscamingue Gatineau Abitibi



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Visionner 1 - 3 de 3 Commentaires

De: Daniailes
06/04/2014 18:15:31
Merci!



"Le père Paradis, missionnaire colonisateur" est aussi sur Facebook :

https://www.facebook.com/pereparadismc


De: CGagnon
06/04/2014 11:36:27

Votre blogue sur le valeureux Père Paradis me rappelle les
Relations de voyageurs et missionnaires en Nouvelle-France, en toutes directions, en particulier vers les régions et lacs du nord... en été, mangés par les moustiques; en hiver, dans  le froid, dans la neige, en raquettes, conditions difficiles, voire héroïques.

 



Félicitations et merci de nous informer de cette parution. Je souhaite bon accueil à votre livre et revenez encore ici.





CGagnon







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