RÉSEAU PLANÈTE QUÉBEC : Planète Québec - Ma Planète - Planète Généalogie - Planète Cuisine
Bienvenue, identifiez-vous ou inscrivez-vous !
SIGNETS
29 369 122 données


Coffret 6 volumes des Trésors


Prix: 79.99



BLOGUES  
 
RSS
Mère Émilie Gamelin, née Tavernier (1800-1851)
Ajouté le 02/17/2015 19:53:32 par lisejolin

Montréalaise de naissance, Marie Tavernier est la fondatrice et première supérieure des Filles de la Charité Servantes des Pauvres de Montréal.  Surnommée la « Providence des pauvres », Madame Émilie Gamelin, apporte réconfort et assistance auprès des malades, donne asile à des vieillards et à des infirmes.  Elle se donne corps et âme pour autrui, affronte les épidémies et visite les prisonniers.  


Les Tavernier, père et grand-père...

 

Né en France vers 1720, Julien Tavernier (François Tavernier Sanpitié / Marie Marquant=Marchand), grand-père d’Émilie, arrive au Canada en 1748, avec le grade de sergent d’infanterie dans le régiment du chevalier de La Corne.  Le 19 mai 1749, il épouse à Montréal, Marie-Anne Girouard (Antoine Girouard / Marie-Anne Barret-Barré). L’union est de courte durée car Julien meurt dans une expédition dirigée contre les avant-postes anglais, en juillet 1756, près de Champlain.

 

Son fils Antoine Tavernier dit Sans-Pitié naît à Montréal vers  1754 - 1756, (selon Tanguay).  A l’âge de 23 ans, Antoine est voiturier. Il épouse la montréalaise Marie Josèphe Maurice Lafantaisie Morris (François Maurice Lafantaisie / Marie Josèphe Corbeil), le 25 août 1777 en la basilique Notre-Dame de Montréal. Quinze enfants naissent de cette union mais seulement six se rendent à l’âge adulte dont Émilie.

 

Émilie Tavernier

 

Marie Josèphe Maurice, mère d’Émilie, est très malade et sait qu’elle va mourir.  Elle confie alors sa petite dernière à sa belle-sœur Marie-Anne Tavernier et à son époux Joseph Marie Perrault St-Pierre. Elle sait donc que sa fille sera entre bonnes mains. Marie Josèphe Maurice meurt à l’âge de 48 ans, le 11 février 1804. Le corps est inhumé deux jours plus tard dans le cimetière de la paroisse Notre-Dame de Montréal.  Lorsque Marie-Anne Tavernier (née 30-06-1752) accueille sa nièce,  seulement les deux derniers de ses quatre enfants demeurent encore à la maison, soient Agathe et Joseph.  Le 28 juillet 1805, Marie-Anne perd son époux et l’enterre la journée suivante. Joseph Marie Perrault (né 22-12-1742) veuf d’un premier mariage avec Marie Amable Françoise Prudhomme (mariés 03-07-1769), a seulement 63 ans. C’est donc Marie-Anne qui élève seule et veille à l’éducation d’Émilie qu’elle considère comme sa propre fille. 

 

Antoine «Tavernier Sanspitié», père d’Émilie, meurt le 09 juillet 1814 et est inhumé à la basilique Notre-Dame de Montréal le 11 juillet de la même année.  L’année suivante, après avoir été pensionnaire quelques années chez les sœurs de la Congrégation de Notre-Dame, Émilie retourne chez sa tante Marie-Anne T. Perrault.  Quatre ans plus tard (1818) survient le décès de sa belle-sœur. Malgré ses dix-huit ans, elle vient à l’aide de son frère et tuteur, François, qui est aubergiste.  Elle lui demande seulement de garder une table toujours ouverte pour les pauvres qui se présentent, table qu'elle nomme elle-même, «la Table du Roi». 

 

Après le remariage de son frère François en 1919, la jeune femme revient quelque temps prendre soin de sa tante Marie-Anne qui est maintenant infirme.  Marie-Anne Tavernier, 69 ans, meurt  le 05 avril 1822 et les funérailles ont lieues trois jours plus tard.  Malgré toutes les maladies et les décès qui l’entourent, Émilie a une certaine vie mondaine, elle a beaucoup d’amis et sa compagnie est très recherchée autant à Québec qu’à Montréal.  Émilie est confiée à sa cousine Agathe Perrault (veuve de Maurice Nowlan) qui devient pour elle, une autre mère et une confidente.   Entre 1820 et 1822, Émilie séjourne deux fois à Québec chez son autre cousine Julie Perrault, épouse de Joseph Leblond.  Dans une lettre à sa cousine Agathe Perrault, Émilie lui confie avoir beaucoup d’attirance pour le couvent et pense devenir religieuse à l’automne 1822.

 

C’est en s’occupant de ses pauvres qu’Émilie Tavernier rencontre son futur mari.  Jean-Baptiste Gamelin, célibataire de près de cinquante ans est un voisin de son frère François. Il est pomiculteur de profession et partage les mêmes aspirations que la jeune femme.  Surprise! Après avoir pensé entrer au couvent, Émilie épouse Jean-Baptiste (Pierre Gamelin / Marie-Josèphe Lajeunesse) le 4 juin 1823 à la basilique Notre-Dame de Montréal.  Émilie signe le registre «Amélie»Tavernier.  Bourgeois montréalais respecté, Jean-Baptiste demeure dans le faubourg Saint-Antoine.   Trois fils naissent de l’union Tavernier / Gamelin : --- Jean-Baptiste Pierre, né et baptisé les 11 et 12 mai 1824 a pour parrain et marraine, François Tavernier et Marie-Claire Perrault; --- Jean-Baptiste Antoine. né et baptisé le 3 juin 1825 a pour parrain et marraine : Charles Simon Delorme et Julie Leblanc née Perrault; --- Toussaint François né et baptisé les 29 et 31 oct. 1826 a pour parrain et marraine le Sieur Joseph Guilbault et Dame Sophie Pélagie Cadieux.

 

L’union est de courte durée car les épreuves se multiplient. En dedans de cinq ans, Pierre, âgé de trois mois quatre jours, et Antoine, âgé de trois mois et trois semaines, s’éteignent doucement les 15 septembre 1824 et 24 septembre 1825.  Puis leur père, Jean-Baptiste Gamelin, décède le 1eroctobre 1827 à l’âge de 54 ans 4 mois 20 jours.  Âgé d’un peu plus d’un an, Toussaint François le dernier fils de la famille, va rejoindre son père et ses frères dans la tombe en 1828. Confrontée au décès de tous les membres de sa famille, Émilie trouve sa consolation en la Vierge des Douleurs. Elle sera son modèle pour le reste de sa vie.

 

Débuts d’une œuvre charitable...

 

Dodais, un jeune handicapé mental sauve la vie de Jean-Baptiste Gamelin alors qu’il était encore célibataire. Depuis ce temps, J.-B. Gamelin s’occupe du jeune homme et de sa mère.  Connaissant bien sa femme, ce n’est donc pas étonnant que peu avant sa mort, il demande à Émilie de continuer de les garder après son départ.  Vers la fin de 1827, Émile Tavernier suit les conseils de son confesseur, Jean-Baptiste Bréguier-Saint-Pierre, et de Mgr Jean-Jacques Lartigue.  Elle adhère à la ‘Confrérie du bien public. et à ‘l’Association des dames de la Charité’  De ces deux œuvres mises sur pieds par les sulpiciens, la première aide à trouver du travail à beaucoup de chômeurs et la deuxième vient en aide aux pauvres et aux miséreux par des visites à domicile ou des distributions d’aumônes.  Émilie Tavernier consacre son temps et sa fortune aux plus démunies.  Elle change de domiciles plusieurs fois afin de pouvoir recueillir chez elle les personnes âgées ou des infirmes. 

 

Après le décès de son dernier enfant, Mme Gamelin se dévoue et développe son sens de l’organisation  à la ‘Confrérie de la Sainte-Famille’.  C’est par ses visites à domicile que Mme Gamelin se rend compte de la détresse que vivent certaines personnes âgées, seules ou malades.  Souvent le logis est insalubre.  Alors qu’elle cherche un endroit pour les reloger, l’abbé Claude Fay, alors  curé de la paroisse Notre-Dame de Montréal, met à sa disposition un immeuble au coin des rues Saint-Laurent et Sainte-Catherine. C’est le 4 mars 1830 qu’ouvre donc ce premier refuge pour les femmes.  Bientôt l’endroit devient trop petit et Mme Gamelin ouvre et prend la direction d’un autre refuge rue Saint-Philippe, recevant quinze pensionnaires. De 1828 à 1830, Émilie ouvre trois refuges pour les malheureux.  Pour ce faire, elle n’hésite pas à vendre des propriétés héritées de son mari.  Dans cette période, Émile Gamelin apporte aussi son aide à ‘l’Institution charitable pour les filles repenties’, établie par Agathe-Henriette Huguet-Latour, veuve de Duncan Cameron McDonell, en 1829’Bientôt, la jeune femme est connue de toute la population montréalaise qui l’appelle ‘Dame Providence des Pauvres’. 

 

En 1832, une  épidémie de choléra (maladie intestinale infectieuse causée par l'absorption d'eau ou d'aliments contaminés) sévit pour la première fois au Québec.  Montréal n’est pas épargné et Mme Gamelin visite régulièrement les malades et leurs familles y résidant. Le choléra surgit à nouveau en 1834.   

 

En 1836, le refuge de la rue Saint-Philippe devient exigu et Mme Gamelin approche Antoine-Olivier Berthelet, pour obtenir de l’aide.   Au printemps de la même année, le riche homme d’affaires de Montréal lui donne une maison située à l’angle des rues Sainte-Catherine et Lacroix (auj. rue St-Hubert).  La « Maison de la Providence » sera appelée communément la « Maison jaune ». 

 

Lors des arrestations des patriotes en 1837-1838, Mme Gamelin a la permission de visiter les prisonniers et les condamnés à mort, retenus à la prison ‘Au Pied du Courant’ à Montréal.   En mars 1838, Mme Gamelin, surmenée, est atteinte par la fièvre typhoïde, puis reprend du collier dès son rétablissement.

 

L’Asile et les Sœurs de la Providence...

 

En 1840,  Mgr Ignace Bourget,  alors évêque de Montréal pense aux besoins des pauvres de sa communauté.  Il se rend en France afin que quelques-unes des Filles de la charité de Saint-Vincent-de-Paul viennent à Montréal pour établir les bases d’une communauté religieuse, aussi pour diriger et assurer l'œuvre de Madame Gamelin. 

 

Ayant reçu une réponse affirmative de la part des ‘Filles de la Charité’, Mme Gamelin et Mgr Bourget quêtent afin de pourvoir à l’édification de l’Asile de la Providence, hospice pour  femmes âgées et infirmesLa ‘corporation de l’Asile’   est composée de douze dames : Mme Gamelin, directrice, Mlle Durand, sous-directrice, Mme Nolan, trésorière, les dames P.-J. Lacroix, A. Cuvillier, A.-M. Delisle, E.-R. Fabre, D.-B. Viger, J. Perrault, S. Delorme, Mlle T. Berthelet.  Elles achètent  un terrain, borné par les rues Sainte-Catherine, Lacroix et Mignonne (boulevard de Maisonneuve) dans le but précis d’y construire une maison qu’elles appellent ‘Asile de la Providence’.  Mme Gamelin fait le vœu de se consacrer totalement aux pauvres et fait ‘don de sa dernière propriété à la corporation de l’asile’.  L’asile ouvre ses portes en mai 1843.

 

Les religieuses attendues de France se désistent, elles ne viendront pas à Montréal.  Dès lors, Mgr Bourget  confie la direction du nouvel asile à Mme Gamelin et lui demande d’aller aux États-Unis afin de se renseigner sur la manière de gouverner une communauté. Lorsqu’elle revient avec une ‘copie de la règle de Saint-Vincent-de-Paul’, Ignace Bourget fait appel aux recrues canadiennes au nombre de sept (1843), qui viennent rejoindre Mme Gamelin.  La congrégation des ‘Filles de la Charité Servantes des Pauvres’ est fondée.  Mme Gamelin entre elle-même au noviciat en octobre 1843 et, une recrue s’étant retirée,  elle prononce ses vœux avec les six autres le 29 mars 1844 dans la chapelle même de l’Asile. Ce même jour, Mgr Bourget érige canoniquement l’Institut dont les Montréalais nomment déjà ‘Providence’.  Dès le lendemain, Émilie Gamelin est élue supérieure de la congrégation.  En plus des dames âgées, l’Asile abrite aussi des orphelines.

 

 

Les sept sœurs fondatrices

http://crc-canada.net/eglise-au-canada/eglise-19e-siecle/emilie-gamelin/

 

 

À partir de 1845, plusieurs œuvres  de mère Gamelin et des sœurs de la Providence apparaissent bientôt : l’hospice Saint-Joseph (1845) est destiné à loger des prêtres âgés ou infirmes; un bureau de placement pour jeunes filles (œuvre Ste-Blandine) est ouvert pour celles qui offrent ou cherchent du travail domestique. En 1846, deux maisons s’ouvrent pour les malades mentaux, l’une à la Longue-Pointe (à Montréal), et l’autre à Laprairie.  Comme les malades mentaux commencent à prendre une plus grande place, mère Gamelin soumet à Louis-Hippolyte Lafontaine, procureur général du Bas-Canada, un projet visant un centre de soins pour ces malades.  L’asile de Longue-Pointe sera inauguré en 1863, douze ans après le décès de Mère Gamelin.

 

Montréal connaît une autre épidémie en 1847, le typhus. (http://genealogie.planete.qc.ca/blog/view/id_2973/name_lisejolin/title_Le-roc-Irlandais/).  La maladie décimant un nombre incalculable d’Irlandais, mère Gamelin s’occupe de l’hospice Saint-Jérôme-Emilien qui est «destiné à hospitaliser les enfants des immigrés irlandais morts de cette maladie» (sic).  Dans les mêmes années, mère Gamelin envoie quelques religieuses enseigner à l’école Saint-Jacques pour instruire  les enfants pauvres du quartier, puis, en 1849, un couvent est établit à Sainte-Élisabeth, près de L’Industrie (Joliette).  Un incendie détruit l’école Saint-Jacques pour les filles en 1852, puis elle est reconstruite en 1853 sous le nom «d’Orphelinat Saint-Alexis».

 

En juin 1849, les premiers symptômes du choléra sont observés à nouveau à Montréal.  Les autorités tentent d'éviter la propagation de la maladie mais comme on ne connaît pas encore comment le choléra se retransmet, la maladie se propage et la panique s’installe. «Ce n'est qu'en 1883 que Robert Koch découvre la bactérie responsable de cette infection.»(sic). Avec l’approbation du maire Raymond Fabre, Mme Gamelin ouvre temporairement l’hôpital Saint-Camille afin de venir en aide aux victimes de l’épidémie. Cette dernière fera 700 victimes, seulement à Montréal.

 

En 1850 en 1851, mère Gamelin fonde un autre couvent à Sorel  et ouvre à la Longue-Pointe l’institution des Sourdes-Muettes.  Elle va ensuite aux États-Unis pour visiter spécialement les asiles d’aliénés établis par les ‘Sisters of Charity’.  À son retour des États-Unis, Mère Gamelin continue de se dévouer auprès des personnes âgées, des infirmes, des malades (physiques ou mentaux), des immigrants, des handicapés et des orphelins. Sa résistance physique étant diminuée par toutes ses activités, l'épidémie de choléra qui sévit encore à Montréal emporte Émilie Tavernier-Gamelin en moins de douze heures, le 23 septembre 1851.  Elle est inhumée le lendemain dans le caveau de l’asile de la Providence.  ‘Le tombeau’ de Mère Gamelin se trouve maintenant à la Maison mère des Sœurs de la Providence située au 5655, rue de Salaberry à Montréal.  La fête liturgique de Mère Gamelin est fixée au 23 septembre, jour anniversaire de son décès.

 

Un miracle attribué à Mère Gamelin est reconnu officiellement le 18 décembre 2000.  Le 7 octobre de l’année suivante, la révérende Mère est déclarée «Bienheureuse» par Sa Sainteté Jean-Paul II. 

 

 Édicule Ste-Catherine, Métro Berri-UQAM, Photo Jolin-Vandal  

Une statuede Mère Gamelin, don des  Soeurs de la Providence, orne l’édicule Sainte-Catherine, situé dans la place Émilie-Gamelin à l'ancien emplacement de l'Asile de la Providence.   La statue de bronze  mesure 1,9 mètre de hauteur. Conçu en 1999 par Raoul Hunter, elle «symbolise l'apport de mère Gamelin à la vie sociale du Montréal»i. L’œuvre, inaugurée le 25 mai 2000,  commémore le bicentenaire de sa naissance (19 février 1800-2000)» (sic).  (http://www.metrodemontreal.com/art/hunter/metro-f.html)

L'ancien emplacement de l’Asile de la Providence est détruit en 1963 pour la construction du métro de Montréal.  Ancien stationnement de la station Berri-UQAM, la ‘Place Émilie-Gamelin’ est bordée à l’ouest par la rue Berri, à l’est par la rue Saint-Hubert, au nord par le boulevard De Maisonneuve et au sud par la rue Sainte-Catherine. 

Connue sous le nom de parc ou Square Berri (1992), parc ou Place du Quartier Latin, parc UQAM, parc de Montigny, cette petite place Émilie-Gamalin est l’une  des plus fréquentés du centre-ville de Montréal.  Plusieurs institutions importantes se retrouvent aux alentours de la place dont la station de métro Berri-UQAM, la Bibliothèque et Archives nationales du Québec, la Place Dupuis, le magasin Archambault et L’Université du Québec à Montréal (UQAM), pour ne nommer que celles-là.

 

Surnommée« la Mère des pauvres », « l’Ange des prisonniers » et « la Providence des malheureux », Émilie Tavernier-Gamelin s’est impliqué auprès des pauvres et des malheureux tout au long de sa vie.  Mère Gamelin est la ‘première fondatrice canadienne-française d’une communauté religieuse au Bas-Canada depuis la Conquête’.

 

Lise Jolin

 

SOURCES

 

Ancestry.ca

Dictionnaire Tanguay

PRDH

 

file:///C:/Users/lise/Desktop/-%20%20%20Emilie%20Gamelin,%20n%C3%A9e%20Tave rnier/Fichier%20Origine%20-%20d%C3%A9tail.html  (Fichiers d’Origine)

http://agora.qc.ca/Dossiers/Emilie_gamelin

http://crc-canada.net/eglise-au-canada/eglise-19e-siecle/emilie-gamelin/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Incendie_de_l%27asile_Saint-Jean-de-Dieu

http://fr.wikipedia.org/wiki/Place_%C3%89milie-Gamelin

http://interactive.ancestry.ca/1091/d13p_11810648/485587?backurl=http%3a%2f%2fsearch.ancestry.ca%2fcgi-bin%2fsse.dll%3fdb%3ddrouinvitals%26rank%3d1%26new%3d1%26so%3d3%26MSAV%3d1%26gss%3dms _r_db%26gsfn%3d*melie%26gsln%3dtavernier%26msddy%3d1850%26msddy_x%3d1%26dbO nly%3d_F0006C09%257c_F0006C09_x%26dbOnly%3d_C000000F%257c_C000000F_x%26dbOn ly%3d_F00070BB%257c_F00070BB_x%26uidh%3dp01%26msddp%3d2&ssrc=&backl abel=ReturnSearchResults(sépulture d’Émilie Tavernier) 24-09-1851

http://www.diocesemontreal.org/leglise-a-montreal/notre-histoire/saints-de-montreal/bienheureuse-emili e-gamelin.html

http://www.lessignets.com/signetsdiane/calendrier/mars/4.htm
http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=24092&type=pge#.VLeacCuG9VI

http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=111102&type=bien#.VGquP_mG9VI

http://www.providenceintl.org/fr/histoire_historique.php

http://www.providenceintl.org/fr/histoire_historique.php

http://www.providenceintl.org/fr/histoire_historique_1860.php

https://www.google.ca/webhp?sourceid=chrome-instant&rlz=1C1AFAB_enCA495CA570&ion=1& ;espv=2&ie=UTF-8#q=%27emilie%20Tavernier%27

Mots-clés: Tavernier Gamelin Providence Filles-de-la-Ch Arité Montréal



signets:



Visionner 1 - 2 de 2 Commentaires

De: lisejolin
02/17/2015 20:02:25

Émilie Tavernier et ses quatorze frères et sœurs ...


 


--- Antoine, né le 11
août 1778
,  est baptisé le 12 août suivant. Joseph Perreault et
Marie Anne Girouard, parrain et sa marraine de l’enfant, ont signé le registre.  


 


--- Marie Josephe née le 24
février 1780
est baptisée le
lendemain. 
Le parrain de l’enfant
est son grand-père Gabriel Chevrefils, époux de Marie-Anne Girouard.  La marraine est Marie Josette Corbeille.  Marie Josephe meurt le 11 mars 1815 à l’âge de
35 ans. 


 


--- Augustin, né 24 octobre 1781 et baptisé le 25 du mois courant a pour parrain, son
oncle  Julien Tavernier, et pour
marraine, Louise Maurisse, tante maternelle. Âgé de deux ans et trois jours, Augustin meurt 1er février 1784 et est inhumé le 2ième jour du même mois.   


 


--- Les jumeaux Louis et Ursule sont nés le 14
août 1783
et baptisés le 15 août
suivant
. Le parrain de Louis est
Louis Denoyer et la marraine, Louise Girouard, fille de Louis Girouard.  Le parrain d’Ursule est Pierre ‘Monarque’ et la marraine, Marie-Anne Tavernier.  Louis,
âgé de 6 jours, meurt le  21 août 1783 et est inhumé le lendemain.   Marie
Ursule
, âgée de quinze jours, va rejoindre son jumeau le 28 août suivant et est inhumé le 29. 


 


--- Joseph est né et baptisé les 20 et 21 mars 1785. La
marraine est Amable Maurice (Lafantaisy). 


 


--- Joseph, né et baptisé le 02 mai 1786 dont le parrain
et la marraine sont  Joseph
Tavernier et Marie Marguerite Perreault, meurt le 15 avril 1787 et est
inhumé le lendemain au cimetière de
la paroisse Notre-Dame de Montréal.  


 


--- Nicolas est né et baptisé le  22 juin
1787
mais décède le 06 juillet  suivant, âgé seulement de seize jours. 


 


--- Hilarion est né et baptisé les 20 et 21 octobre 1788.  Antoine
Poitras et Marie Anne Roy sont les parrain et marraine.  L’enfant, décédé le 16 mars 1798, est inhumé le 17
du mois courant.   


 


---  Julien  est né le 16 novembre 1789 et baptisé le
lendemain
.  Son parrain est Julien
Pérault, sa marraine,  Josephte
Tavernier.   Le 15
juin 1812
à la basilique
Notre-Dame de Montréal, Julien épouse Marie Barbe Castagnez (Jean Baptiste
Castagnez, teinturier / Françoise Délisle).   


 


--- Isidore, né et baptisé le 04 avril 1791,  Joseph Maurice et Marguerite Serre sont les
parrain et marraine.  Isidore, 11 mois,
est inhumé le  21 mars 1792.   


 


--- François,  est baptisé
le 07 juillet 1792 en présence de son
parrain t sa marraine,
François... et Marguerite Maurice.  


 


--- Euphrosine est née et baptisée le 19 mars 1794.  Son parrain
est François Dion, sa marraine est Angélique Moris.  A peine quatre ans plus tard, l’enfant meurt
le 16 mars 1798.   


 


--- Sophie,  née et
baptisée le 07 juin 1796.  Julien Martineau et Louise Grandmaison
(parrain et marraine) sont présents au baptême de l’enfant.  Le 03 juillet suivant, l’enfant âgée de
vingt-sept jours, est inhumée à Montréal. 


 


--- Émilie, est née et baptisée les 19 t
20 février 1800
à Montréal sous le nom de Marie-Émilie-Eugène. Ses parrain et marraine sont
Antoine Tavernier et Marie-Claire Pérault.



De: lisejolin
02/17/2015 19:58:39

Les sœurs
de la Providence


 


À la mort
de Mère Gamelin en 1851, l’institut des Sœurs de la charité de la Providence
compte 51 sœurs professes, 19 novices, 5 postulantes.   Les Soeurs de la Providence ont rapidement
été appelées à étendre leurs activités tant les besoins étaient nombreux et
urgents.


 


En 1888, le Généralat (aujourd’hui l’Administration générale) et le
Noviciat quittent l’Asile de la Providence pour la nouvelle Maison mère, rue
Fullum, à Montréal.  Le 15 août 1962,
la  Maison mère est transférée vers
Cartierville. Sur la rue Grenet, on retrouve l’Administration générale, le
Noviciat et le Juniorat. Sur la rue de Salaberry, il y a la maison locale et,
en 1963, l’infirmerie des sœurs.


 


 


Les Sœurs de la Providence à Montréal ont participé
à la fondation de deux autres communautés : Les Sœurs de
Notre-Dame-des-Sept-Douleurs et les Sœurs de la Providence de
Saint-Vincent-de-Paul, à Kingston.  En
1893, la Congrégation, les Sœurs de la Providence de Montréal avaient déjà la
gouvernance de soixante (60) institutions, soient des maisons pour les
personnes âgées, des écoles, des pensionnats et des orphelinats, ainsi que
plusieurs hôpitaux. Vingt ans plus tard,  trente et une (31) institutions nouvelles
avaient vu le jour au Canada et aux États-Unis.   
Les Sœurs de la Providence servent encore les plus démunis dans plusieurs
autres pays dont le Chili, le Salvador, l’Argentine, Haïti, le Cameroun, les Philippines,
l’Égypte, et autres.
 







*** Planète Généalogie ***