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Henry Starnes, 1816-1896
Ajouté le 10/31/2017 05:30:19 par lisejolin

 

Tout au long de sa vie, Henry Starnes est actionnaire et administrateur de plusieurs compagnies de transport au Canada.  Banquier et neuvième maire de Montréal, il réorganise les finances de la ville en adoptant un nouveau mode de taxation des citoyens montréalais.  À titre de conseiller législatif, il appui les gouvernements tant libéraux que conservateurs de la province de Québec.  Selon ses contemporains,  « Starnes se trouve toujours à coup sûr dans les rangs du gouvernement, quels que soient l’uniforme ou la couleur du drapeau »  L’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce nomme la rue Starnes en son honneur, le 28 novembre 1950.

 

Henry Starnes

 

Henry ‘Nathan’ Starnes, fils de Benjamin Starnes, d’ascendance écossaise et de Élizabeth Mainville, est né le 13 octobre 1816 à Kingston, Ontario. Son grand-père, loyaliste américain de New-York, était venu s’établir au Canada à la fin de la guerre de sécession. Henry Starnes épouse Eleanore Stuart, le 5 août 1840, dans la paroisse Notre-Dame de Montréal et huit enfants naîtront de cette union:

Marie Elizabeth  baptisée le 07 mai 1841 a pour  parrain et marraine : Joseph Bourret (futur maire de Montréal en 1842) et Marie Marguerite Stéphanie Bédard, son épouse;

Marie Eugénie,  baptisée le 10 février 1843 a pour parrain et marraine : Louis-Victor Sicotte et son épouse Elizabeth Starnes, sœur d’Henry Starnes;

Louise Aurélie Latitia, née le 27 juin 1844 et baptisée le lendemain, a pour parrain et marraine : William Finsterwaltz-Lest et son épouse Aurélie Starnes (mariés le 11 sept. 1838 à Notre-Dame de Montréal).  Louise Aurélie est inhumée le 26 août 1853;

Emma Ursule Marguerite, baptisée le 22 octobre 1848, a pour parrain et marraine : John Collins et Émilie Johnson (née Starnes).  Emma est décédée en 1853;

James Leslie, baptisé le 06 juillet 1850, a pour parrain et marraine : Edmond Starnes (frère d’Henry) et Corrine Stuart.  James Leslie épouse Marie Angélique Juchereau le 02 octobre 1878.  James Leslie est inhumé le 11 juin 1880;

Georges Édouard, baptisé le 04 octobre 185, a pour parrain et marraine : George-Étienne Cartieret dame Rosalie Prévost.  Georges-Édouard est inhumé le 17 février 1879 à l’âge de 24 ans 6 mois;

Marie Adèle Eva, baptisée le 10 juin 1857, a pour parrain et marraine : Hon. Pierre-Joseph Olivier Chauveau et Adele Berthelot, épouse de Louis-H. Lafontaine; 

Marie Hortense Zaire, baptisée le 13 juin 1859, a pour parrain et marraine : Ovide Désilets (époux d’Élizabeth Starnes) et dame Eleonore Ostell.  Marie Hortense est inhumée le 05 août 1860.

 

Henry Starnes fait ses études au Montreal Academical Institution, fondée par le révérend Henry Esson, puis, en 1826-1827, au petit séminaire de Montréal (collège de Montréal).  Dans ces établissements,  il fait des connaissances de gens qui auront une très grande influence sur sa vie politique. On retrouve plusieurs de ceux-ci ou de leur épouse,  de cérémonie ou simplement présents aux baptêmes de ses enfants, tels George-Étienne Cartier, Pierre Joseph Olivier Chauveau, Louis-Hyppolite Lafontaine ou encore l’avocat et politicien Louis-Victor Sicotte et Joseph Bourret, future maire de Montréal. 

 

Dans les années 1830, Starnes travaille pour la « James Leslie and Company », société d’importation d’aliments dont le propriétaire est James Leslie.  Les deux hommes seront associés dans le commerce en gros sous l’enseigne de la « Leslie, Starnes and Company », de 1849 à 1859. 

 

Maire de Montréal, de 1856 à 1858 et de 1866 à 1868.

 

Dans les années 1850, plusieurs usines ouvrent leurs portes à Montréal et aux alentours de la ville.  Parmi celles-ci, on peut penser à la minoterie Ogilvie et à la raffinerie de sucre Redpath. Depuis 1855, Montréal jouit ‘d’un service postale régulier par mer’ avec l’Europe, bénéficie ‘d’une liaison directe avec Toronto par chemin de fer’ et la ville accueille de plus en plus de navires océaniques.  Il est peut-être intéressant de penser que c’est à cette période que Montréal tient le titre de métropole canadienne, titre que Toronto lui ravira une dizaine d’années plus tard.

 

En 1852, Starnes devient conseiller municipal du quartier Ouest de Montréal.  Il se fait ensuite élire à la mairie de Montréal, pour la première fois en 1856.  Il faut se rappeler que lors du premier mandat de Henry Starnes,  aucune rémunération n’accompagnait les fonctions du premier magistrat de la ville.  Dans l’esprit du nouveau maire,  « l’administration de la municipalité devrait être du ressort de gens connus et reconnus pour leurs réussites en affaires, possédant déjà l’expérience et la connaissance des importantes fonctions du poste »

 

De 1856 à 1866, la population de Montréal passe de 55,000 à 100,000 habitants ce qui occasionne des problèmes d’approvisionnement d’eau potable.  Après avoir consulté les personnes compétentes en la matière, Starnes propose l’augmentation de la capacité de l’aqueduc mais ce n’est qu’en 1868 que la première pompe à vapeur sera installée afin de commencer à résoudre le problème.

 

Gestionnaire rigoureux, Starnes propose un mode de taxation et de perception des revenus de la Ville. ’reposant sur la valeur réelle des immeubles et la responsabilité des propriétaires contribuables’.  C’est durant son deuxième mandat que la ville achète le ‘terrain actuel’ de l’hôtel de ville de Montréal en 1867.

 

 

Banquier

 

En 1817, Henry Starnes est actionnaire et  cofondateur de la banque de Montréal.  De 1851 à 1853, il administre la Banque du Peuple, puis de 1852 à 1876,  la Banque d’Épargne de la Cité et du District de Montréal. Il dirige aussi la succursale montréalaise de la Banque d’Ontario de 1859 à 1871.

 

Henry Starnes, à la tête d’un groupe de financiers, est cofondateur de la Banque métropolitaine en 1871.  Il en est le premier et dernier président  jusqu’à sa fermeture en 1876.  Installée sur la rue Saint-Jacques à Montréal, l’institution financière prend rapidement de l’expansion.

 

En 1873, un système d'escompte d'origine anglaise est mis en vigueur, procurant des profits immédiats pour la banque mais lors de la crise de 1875, la Métropolitaine ne peut faire face aux emprunts faits à d’autres institutions bancaires.  La fusion envisagée avec la banque Ville-Marie ne se fait pas et Starnes délaisse la présidence en 1876. La banque Métropolitaine, qui ne peut résoudre ses problèmes ferme définitivement ses portes en 1877.  Elle sera ‘la première banque  à faire faillite pendant la crise économique de 1873’ (sic). Starnes, amené en justice et accusé de faire « de la spéculation boursière », gagnera tous ses procès, mais, lui qui rêvait de devenir lieutenant-gouverneur de la province de Québec venait de voir son rêve détruit à tout jamais. 

Scandale du Pacifique

 

Pendant la campagne fédérale que mène George-Étienne Cartier, en 1872, Starnes est mêlé au ‘scandale du Pacifique’ car c’est lui qui administre l’argent du parti des « bleus ».  Rappelons que Cartier cherchant à se faire élire dans Montréal-Est, accepte une grosse somme d’argent de Hugh Allan, transaction qui est fait par la Banque Métropolitaine alors sous la présidence de Henry Starnes. Cartier promettait « un contrat du chemin de fer qui devait se rendre jusqu’au Pacifique, » (sic).  Cette  dangereuse correspondance est rachetée par Starnes aux prix de 37,500.$  pour étouffer l’affaire mais le tout est quand même rendue publique.  En plus d’entraîner la chute du gouvernement en place en 1873, la réputation de Starnes est entachée considérablement.

 

Vie politique,  Actionnaire et administrateur

 

Henry Starnes se présente aux élections générales de 1857 à titre de candidat libéral-conservateur dans la circonscription de Montréal mais sans être élu.  L’année suivante, ii devient député conservateur de Châteauguay, poste qu’il occupera jusqu’en  1863.  Quelques années plus tard, il est nommé conseiller législatif de Salaberry et prête serment  le 27 décembre 1867. Il devient président du Conseil législatif dans le gouvernement libéral (du 8 mars 1878 au 31 octobre 1879). 

 

Pendant les années 1880, Starnes occupe plusieurs fonctions sous le gouvernement provincial : commissaire des chemins de fer(du 1er août 1882 au 11 février 1884), commissaire de l’Agriculture et des Travaux publics (du 27 au 29 janvier 1887), président du Conseil législatif  (d’avril 1889 à mars 1892).  Il travaille ensuite pour le parti libéral jusqu’à son décès.

 

Outre sa vie politique, Starnes fut Vice-président du Bureau de commerce de Montréal et de l'Association Saint-Jean-Baptiste.  Il a été aussi actionnaire ou administrateur d’un grand nombre de compagnies : la Compagnie des consommateurs de gaz de la cité et du district de Montréal, la Compagnie d’emmagasinage de Montréal, la Compagnie de navigation du Richelieu, la Compagnie canadienne pour la fabrication des locomotives et machines (La Locomotive and Machine Company of Montreal Limited créée en 1883 pour fournir au marché intérieur canadien des locomotives à vapeur), la Compagnie du chemin à lisses de colonisation du nord de Montréal (Formé en 1875 par la fusion de la Compagnie du chemin à lisses de colonisation du nord de Montréal et de la Compagnie du chemin de fer de la rive Nord et de la navigation des terres du St-Maurice), la Prince Edward County Railway Company en Ontario (formé à l'origine sous le nom de Chemin de fer du comté de Prince Edward en 1879) et la Compagnie du chemin de fer de jonction de Beauharnois (Constitution de la Beauharnois Junction Railway Company, 1887,  pour construire et exploiter un chemin de fer entre Sainte-Martine et Salaberry-de-Valleyfield). 

 

Décès

En janvier 1895, Monsieur Starnes paralyse du côté gauche.  C’est à sa résidence du 911, rue Dorchester (actuelle René-Lévesque) que Henry Starnes meurt le 3 mars 1896.  Il est alors âgé de 79 ans 4 mois.  Le 6 mars suivant, le convoi funèbre se rendant au Gésù, lieu des funérailles, était composé d’un détachement de 100 pompiers, d’une fanfare de la police, d’un détachement de la force municipale de 108 hommes dont Monsieur Richard Wilson-Smith, maire de Montréal.  La dépouille mortelle repose maintenant dans le caveau familial dans la ‘Section C, Lot 00006’ du cimetière Notre-Dame-des-Neiges.

 

Lise Jolin

 

Sources :

 

Ancestry.ca

BMS2000

Dossiers personnels

 

http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/starnes-henry-5407/biographie.html  (Assemblée Nationale)

http://www.biographi.ca/fr/bio/starnes_henry_12E.html(Dictionnaire biographique du Canada)

http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=13122&type=pge#.WdNbDmjWy70

http://www2.ville.montreal.qc.ca/archives/democratie/democratie_fr/expo/maires/starnes/index.shtmhttp://www2.ville.montreal.qc.ca/archives/democratie/democratie_fr/expo/maires/starnes/index.shtm

https://archivesdemontreal.ica-atom.org/henry-starnes-18

https://books.google.ca/books?id=Csc_AQAAMAAJ&pg=PA2&lpg=PA2&dq=henry+starnes%27& ;source=bl&ots=Ar_cMNhOaP&sig=k2rhiNx9jnkucDhSps73yJCYpmg&hl=fr &sa=X&ved=0ahUKEwjLhp7XkdTWAhUm2oMKHQL6Bl44ChDoAQg-MAQ#v=onepage&am p;q=henry%20starnes'&f=false

https://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Starnes

https://www.facebook.com/Patrimoine.Funeraire.Mtl/posts/991824977618230
 

Mots-clés: Starnes Marchand Banquier Maire Montréal Assemblée-légis Lative



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