RÉSEAU PLANÈTE QUÉBEC : Planète Québec - Ma Planète - Planète Généalogie - Planète Cuisine
Bienvenue, identifiez-vous ou inscrivez-vous !
SIGNETS
29 369 122 données


Coffret 6 volumes des Trésors


Prix: 79.99



FORUM
Derniers messages | Mes sujets | Forum de ma page personnelle | Ma configuration | Mes abonnements
view_topic
Ajouter une réponse
Autochtone
Vues: 10956 - Total des réponses: 124
Apr 24 2010, 8:42 am - par sergegoudreau

Bonjour

 

Je lance un nouveau sujet : généalogie et petite histoire autochtone. Je vous invite à partager toutes vos trouvailles en généalogie autochtone. De mon côté, je publierai de courtes chroniques sur des familles et  des événements qui touchent les Autochtones du Québec dans une ambiance généalogique

 

Serge Goudreau

Apr 24 2010, 8:56 am - Répondu par: sergegoudreau

Réponse privée

Bonjour

 

Extrait de la Gazette de Québec, 17 juillet 1820

 

"Jeudi dernier, on vit dans Cul-de-Sac une Sauvage qui avoit entre ses bras un enfant dont la blancheur piqua la curiosité de quelques personnes présentes. Aux questions qu'on lui fit, elle répondit que l'enfant lui avoit été mis entre les mains à la Pointe Levi, par un homme qui la chargea elle et son fils de l'aller porter à la ville, et de le mettre à l'Hôtel-Dieu en qualité d'enfant trouvé, ou d'en disposer autrement s'ils le jugeoient à propos, et leur donna pour cela un écu. Elle ajouta qu'elle l'avoit en conséquence apporté en ville, et l'avoit fait baptiser, qu'elle le considéroit comme son propre bien, et qu'elle étoit résolue de le garder et de l'élever comme tel. Trois dames de la basse ville, touchées du sort de cette innocente créature, tâchèrent d'engager le Sauvage à s'en désister en leur faveur : elle s'y refusa longtems : mais elle consentit enfin à vendre l'enfant à ses bienfaitrices pour trois piastres. Nous sommes informés que ces dames charitables sont résolues de lui donner tout le soutien et toute la protection que son état abandonné demande. L'enfant est une fille d'une phisionomie intéressante, et son nom, suivant les Sauvages, est Marie Louise.

 

Cité dans J-Edmond Roy, Histoire de la seigneurie de Lauzon, volume 3, p. 316

Apr 24 2010, 9:00 am - Répondu par: sergegoudreau

Réponse privée

Extrait de la Gazette de Québec, 3 mars 1836

 

Un sauvage Micmac, qui hiverne dans St. Henri, et dont la femme est à la Baie St. Paul, a été gêlé à mort sur le pont la nuit dernière, étant dans un état d'ivresse, dit-on.

Apr 24 2010, 9:07 am - Répondu par: sergegoudreau

Réponse privée

Bonjour

La filiation de Cécile Kaorate épouse de Jean Gagnon a fait l'objet
de multiples hypothèses. Et la raison en est fort simple. L'acte de
mariage du couple, en date du 16 avril 1742 (St-Joachim) ne donne
aucune information sur les parents de la future épouse. En voici une
transcription intégrale.

" L'an mil sept cens quarante deux le seize avril en vertu de la
dispense des trois bans de mariage de lieu où le dit mariage doit
être celébré entre le sieur Jean Gagnon, veuf de feue Charlotte
Deroche, et Cecile Kaorate montagnaise, nous soussigné prêtre
missionnaire en St Joachim, avons reçu leur consentement de mariage,
en termes de présent, et leur avons fait la cérémonie suivant les
règles prescrites par notre mère la Ste Eglise catholique apostolique
et romaine, ne s'etant découvert aucun autre empêchement que ceux
dont Montseigneur a accordé dispense le dix de ce mois, ont reconnu
le sieur Jean Gagnon et la dite Cecile avoir eu une fille ensemble il
y a environ deux ans et sept mois, ondoiée à la Malbaie et rebaptisée
sous condition par nous soussigné deux ans après et fut nommée
Charlotte laquelle dite fille, actuellement vivante, ils ont
légitimée par leur mariage subséquent le tout fut fait dans la
chapelle de la petite ferme par la permission de mon dit seigneur en
présence du sieur Chauveau, de Jean Alaire, de Marie Tremblay veuve
Fortin, de Thomas Kaorate, il n'y a eu que le sieur Chauveau qui a
signé avec nous et le dit sieur Jean Gagnon les autres ayant déclaré
ne le scavoir de ce enquis suivant l'ordonnance "

La lecture de l'acte de mariage permet de constater que les noms
des parents de l'épouse sont absents. Parmi les témoins, il y a un
Thomas Kaorate, mais qui est-il ? Peut-être son frère mais l'acte ne
le précise pas. Mais ce qui est le plus intéressant, le couple Gagnon-
Kaorate légitime un enfant qu'ils ont eu ensemble. Retrouvons l'acte
de baptême de cet enfant. Dans le registre de St-Joachim, nous
relevons l'acte à la date du 25 juillet 1741.

" Le vingt cinq juillet mil sept cens quarante et un par nous
soussigné a été baptisé Charlotte Marie, fille de Cecile montagnaise
le parein a été sieur Louis Chauveau et la mareine Josephe Peltier
veuve Haorate grand mère de la fille, le parein a signé seul. "

L'acte de naissance de Charlotte-Marie permet d'établir la filiation
de Cécile, sa mère. En effet, la marraine de l'enfant est Josèphe
Pelletier, mère de Cécile. Et comme la seule Josephe Pelletier qui
vit dans le secteur de la Malbaie se trouve à être la veuve de
Charles Ta8aban8n, fille de Nicolas Pelletier, voici ce qui permet
d'établir sa filiation. Mais dans l'acte de mariage, on signale
qu'elle est la veuve de Haorate, pourquoi ? Simplement, parce que le
curé de St-Joachim (qui n'est pas un Jésuite) ignore que les
patronymes montagnais ne sont pas héréditaires. Il attribue donc le
patronyme Kaorate au père de la fille (ce qui n'est pas le cas). Le
curé aurait donc dû écrire pour Josephe Pelletier veuve Ta8aban8n.

Marie-Josephe Pelletier dite Misk8t donne naissance à un enfant en
1736 à la Malbaie. Il est donc possible qu'à la suite du décès de
Charles Ta8ban8n (vers 1732) qu'elle se soit engagée au fermier de la
seigneurie de La Malbaie (de qui elle aurait eu un enfant). Il
m'apparaît vraisemblable de croire que Cécile vivait avec sa mère à
la Malbaie lorsqu'elle a eu un enfant de Jean Gagnon à l'automne
1739. Marie-Josephe Pelletier se remarie le 29 aoüt 1740 à Chicoutimi
à un micmac du nom d'Ignace.

Serge Goudreau
Apr 24 2010, 9:13 am - Répondu par: sergegoudreau

Réponse privée

En 1873, le Conseil de la tribu huronne-wendat de Lorette adresse ses
félicitations à René-Édouard Caron qui vient d'ëtre nommé lieutenant-
gouverneur du Québec. Cette pétition contient plusieurs noms hurons
qui furent traduits en français.

Sa8atonen (l'homme du souvenir)
Tahourhenche (Point du Jour)
Agnotin (ours)
Atsonharohas (il défait le feu)
Ondiaralete (le porteur de canot)
Theon8athasta (on le met debout)
Odilonro8anen (l'homme à grande memoire)
Thehianontakhen (deux montagnes unies)
Selanontoukhe (la sentinelle)
Ahatsistari (le grand guerrier)
Skada8ati (Un bord de la rivière)
On8enho8en (huard)
Thoonchiot8an (le gros collier)
Tachelaharenrhe (pied croche)
Storataty (le coureur)

Source : ANQ-Q, P 26, 1873.




 
Apr 24 2010, 12:05 pm - Répondu par: sergegoudreau

Réponse privée

Les visites pastorales sur la Côte-Nord

Dès le XVIIe siècle, des missionnaires jésuites s'activent dans les
missions montagnaises pour christianiser les autochtones de la Traite
de Tadoussac. En 1773, le pape Clément XIV signe le Bref Dominus ac
Redemptor qui supprime l'ordre de la Compagnie de Jésus . Au décès du
Père La Brosse (1782), la Compagnie de Jésus ne compte plus au Canada
que cinq membres vieillissants incapables d'assumer les missions
indiennes de la vallée du Saint-Laurent. L'archevêché de Québec n'a
d'autres choix que de confier la gestion apostolique de la Traite de
Tadoussac à des prêtres séculiers de son diocèse. De 1782 à 1845, une
quinzaine de prêtres séculiers s'activent dans la Traite de Tadoussac
pendant la période estivale dans l'espoir de conserver les Montagnais
dans le giron de l'Eglise Catholique . À compter de 1845, les
missions montagnaises seront confiées au ministère des Oblats de
Marie-Immaculée.

Quel est l'itinéraire du missionnaire qui se rend sur la Côte-Nord au
début du XIXe siècle ? La consultation du registre des missionnaires
nord-côtiers nous permet de suivre l'itinéraire qu'emprunte chaque
prêtre lors de ses visites pastorales sur la Côte-Nord. En quittant
Québec, le missionnaire ne fréquente que les postes de traite situés
en bordure du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Saguenay. Suivons
l'itinéraire qu'emprunte François-Gabriel LeCourtois en 1806.
LeCourtois se rend d'abord aux Îlets-Jérémie le 12 mai et il se
dirige ensuite vers l'est. Il sera à la Pointe-aux-Outardes le 15
mai, à Rivière-Godbout, le 16 mai, à la Pointe-aux-Anglais, le 18
mai, à Sept-Îles, le 20 mai, à Nabisipi le 26 mai et à Musquaro le 30
mai. De Musquaro, il revient vers l'ouest et il atteint Mingan le 9
juin, Sept-Îles le 20 juin, les Îlets-Jérémie le 29 juin, Portneuf le
4 juillet, et Tadoussac le 6 juillet. Dès lors, il remonte la rivière
Saguenay pour se rendre à Chicoutimi le 9 juillet. LeCourtois revient
au poste de Portneuf le 22 juillet pour y finir sa visite pastorale
de l'année 1806. Cette mission estivale aura duré plus de deux mois.

Et comment se passait une journée de mission sur la Côte-Nord ? En
1863, l'écrivain Joseph-Charles Taché (1820-1894) publie un ouvrage
intitulé «Forestiers et voyageurs» où il raconte la visite
missionnaire de LeCourtois au poste de Tadoussac en 1806 . Ce récit
rapporte la réalité quotidienne du missionnaire montagnais dans la
première moitié du XIXe siècle.

Le lendemain de notre arrivée était donc le jour de la venue du
missionnaire. Les missions du Nord étaient alors desservies par M. Le
Courtois, un prêtre français échappé aux massacres de la révolution
française.

Dès le matin les sauvages étaient sur l'alerte, se préparant à
recevoir leur bon Père. Leurs cabanes, au nombre d'une trentaine,
étaient dispersées sur le plateau, en arrière de la chapelle et des
maisons rouges du poste, au milieu des petits bouquets de sapin.

Vers la mi-matinée, on vit le canot du père Le Courtois dédoubler la
pointe, accompagné de plusieurs autres canots de sauvages qui lui
faisaient escorte. Alors sortit des cabanes toute la population
montagnaise, les hommes en tête armés de leurs fusils, puis les
femmes suivies des enfants.

Les hommes se mirent en rang devant la chapelle, et commencèrent une
fusillade qui dura jusqu'à ce que le canot du missionnaire fût près
de toucher le sable de la baie. Les femmes, coiffées de leurs jolis
bonnets, étaient groupées, avec les enfants, tout autour du talus de
la dune.

Quant le canot du missionnaire prit terre, tous les Montagnais
descendirent la côte, pour le recevoir au rivage et lui donner la
main, les hommes les premiers et les femmes ensuite ; le père Le
Courtois allait de l'un à l'autre, à travers les groupes, donnant à
chacun la main en répétant : Koille ! Koille ! Bonjour ! Bonjour !

Le Père se rendit ensuite, accompagné de tout son troupeau, à la
Chapelle, pour offrir une prière au Seigneur et remercier Marie de sa
protection.

Dans l'après-midi eut lieu le baptême de tous les enfants nés depuis
la dernière visite du missionnaire. C'était vraiment touchant de voir
tous ces bons sauvages et ces bonnes sauvagesses, les pères, les
parrains et les marraines debout en rang devant les balustres pendant
la cérémonie. Il y eut ensuite salut : les sauvages chantèrent des
cantiques dans leur langue ; les hommes, tous placés du même côté,
disent un verset, puis les femmes, rangées de l'autre côté, répondent
par le verset suivant. Ils chantent à ravir, surtout les femmes.

Le soir, tard, après la brunante, tous les sauvages, hommes, femmes
et enfants, se rendirent et ils font cela tous les soirs durant la
mission, qu'il fasse beau ou mauvais, se rendirent au cimetière, et
là, à genoux autour de la grande croix, ils chantèrent un libéra pour
les âmes de leurs parents et amis défunts. Je n'ai jamais entendu
rien de plus solennel et de plus touchant que ce chant, si
magnifiquement triste, redit au sein du calme et des ténèbres de la
nuit, au milieu des tombeaux. C'est encore plus beau quand le vent
souffle et que la tempête gronde.

Le lendemain le père Le Courtois chanta la messe solennelle, après
laquelle il fit l'enterrement d'un vieillard mort deux jours
auparavant. En pareille circonstance, tous les sauvages sans y
manquer, hommes, femmes et enfants, viennent religieusement jeter,
chacun à son tour sur le cercueil descendu dans la fosse, trois
poignées de terre.

Le pauvre missionnaire n'avait pas de repos ; du moment de son
arrivée au moment de son départ, il fut constamment occupé à l'autel
ou au confessionnal ; d'autant plus qu'il devait partir le
surlendemain pour Chicoutimi.

Ce qu'il y a de bon et de beau chez les Montagnais, c'est que les
enfants apprennent leurs prières, leur catéchisme et le chant même,
sans que le missionnaire s'en mêle presque. Ils savent lire et
écrire, et c'est dans la cabane que les premiers préceptes de la
religion s'enseignent par le père et la mère.

Le récit que nous livre Joseph-Charles Taché (1820-1894) semble d'une
telle justesse qu'il est loisible de croire qu'il s'est fait raconter
ces événements par un témoin oculaire. À chaque poste qu'il visitait,
le prêtre missionnaire LeCourtois devait recevoir le même accueil de
ses commettants.

Apr 24 2010, 3:56 pm - Répondu par: sergegoudreau

Réponse privée

Extrait de la Gazette de Québec, 18 juillet 1835

 

Nous avons remarqué ce matin sur le port plusieurs sauvages dans leurs canots. C'est quelque chose de nouveau. Avant 1832, ces petits restes de nos indigènes, autrefois souverains de tout notre riche continent, que la civilisation n'a fait que démoraliser et détruire et trahir, se rendaient annuellement à Québec lors de l'anniversaire de la fête de la bonne Ste-Anne, et recevaient des autorités métropolitaines des présens considérables. Ces présens, beaucoup diminués ou mêmes discontinués, venaient à l'aide de motifs religieux. Ils étaient de plus des fabriquans, et surtout de paniers utiles et élégans, dont le débit assez considérable ne leur fournissait malheureusement qu'un moyen de plus de débauche. Depuis 1832, époque de l'invasion du choléra, on a à peine vu en ville un seul sauvage des parties éloignés de la province, même pendant l'hiver. Aujourd'hui, quelques-une de leurs cabannes d'écorce de bouleau viennent d'être construites au local ordinaire à la Pointe-Lévi, et ils se présentent sur nos marchés. Une confiance exercée avec un soin tout particulier chez toutes ces tribus, parait avoir dissipé l'alarme terrible des maladies, que la petite vérole, si funeste chez eux autrefois, a créée depuis beaucoup d'années, et nous espérons qu'ils ont formé une opinion correcte, et que le fléau ne viendra pas de nouveau les faire déguerpir.

 

 

Apr 24 2010, 4:01 pm - Répondu par: sergegoudreau

Réponse privée

Extrait du Journal de Québec du 15 septembre 1849

Le R. P. Durocher est arrivé en cette ville de sa mission de
Betsiamis ou il veut établir un certain nombre de familles indiennes,
pour les exercer à la culture, si toutefois le gouvernement se montre
disposé (et nous en avons la conviction qu'il le sera) à accorder
pour cet objet le terrain, situé loin de tout établissement, qu'il a
demandé pour elles. Ces sauvages sont au nombre de mille, y compris
les femmes et les enfants, et sans l'intervention du zélé
missionnaire et du gouvernement auquel il demande pour eux du
secours, ils sont destinés jusqu'au dernier à mourir de faim. Les
souffrances qu'ils ont endurées durant l'hiver dernier ont été telles
que deux femmes ont mangé leurs propres enfants pour échapper à la
mort. L'une d'elles, ne témoignant aucun regret et promettant d'en
faire autant dans l'occasion, les sauvages l'ont condamnée à mort et
exécutée sur le champ. L'autre a été conduite à la mission du père
Durocher, auquel elle a témoigné le plus grand repentir. On lui a
coupé les cheveux et on les a suspendue à un arbre ; c'est une peine
aussi infamante dans l'idée des sauvages que la peine capitale.
Apr 24 2010, 4:04 pm - Répondu par: sergegoudreau

Réponse privée

Extrait du journal The Quebec Mercury du 7 avril 1829 :

On Friday the 20th ult. at Indian Lorette, near this city, Wendwha-
dha-ronhé or Gabriel Vincent, third chief of the Huron residing at
that village : he was the only remaining Indian of the village who
had descended in a direct line, without intermixture of blood, from
the original tribe inhabiting the borders of Lake Huron : he was also
one who retained most of the habits and the only one who reared his
family in the use of the language of his forefathers, the younger
inhabitants of the village now speaking the French language only and
not understanding their own. After a successful and arduous chase on
snow shoes of 3 elks, on the south side of the river, he was attacked
by a pleurisy and passing three days in the woods unassisted, disease
had taken firm hold of him, so that a few days sickness carried him
off at 57, yet in the prime of life.
Apr 24 2010, 4:07 pm - Répondu par: sergegoudreau

Réponse privée

Message #98 sur 394 < Préc | Suivant >
Publicité
if(window.yzq_d==null)window.yzq_d=new Object();window.yzq_d['5gQNE0PDhEs-']='&U=13e8fmjas%2fN%3d5gQNE0PDhEs-%2fC%3d125884.9515592.10243605.9211031%2fD%3dLREC%2fB%3d4069828%2fV%3d1'; En juin 1836, Charles de Bellefeuille, prêtre du Séminaire de Saint-
Sulpice, quittent Montréal vers le 20 juin 1836 pour effectuer une
mission au Témiscamingue. Au cours de cette mission, il aurait
baptisés 142 personnes dont 19 adultes. Le registre de cette mission
est conservé en Ontario (diocèse de Pembrooke).

Ce premier registre missionnaire du Témiscamingue est fort
intéressant. Le curé Bellefeuille rencontre un certain nombres de
familles canadiennes établies sur les rives de la rivière des
Outaouais, mais également un certain nombre d'autochtones et de
métis. Le 23 juin, il se trouve au poste des Chats, le 25 juin au
village de Fitzroy, le 30 juin dans l'île du Grand Calumet ou il
baptise des infidèles de la nation des Têtes de Boules (ce que les
anthropologues appellent ajourd'hui des attikamegs), le 1er juillet
au fort Coulonges, le 3 juillet au fort William, le 6 juillet à la
rivière Dumoine, et le 15 juillet au poste de Témiscamingue.

Au poste de Témiscamingue, il effectue un grand nombre de baptêmes
d'enfants dont plusieurs sont nés d'unions mixtes, par exemple Donald
né de John McKay et de Nikens, ou Angus, fils de George McBride et de
Kanipawitch, etc.

De toute évidence, le registre missionnaire de Bellefeuille demeure
fort intéressant pour les chercheurs qui s'intéressent au métissage
au Témiscamingue.
Message #98 sur 394 < Préc | Suivant >
Publicité
if(window.yzq_d==null)window.yzq_d=new Object();window.yzq_d['5gQNE0PDhEs-']='&U=13e8fmjas%2fN%3d5gQNE0PDhEs-%2fC%3d125884.9515592.10243605.9211031%2fD%3dLREC%2fB%3d4069828%2fV%3d1'; En juin 1836, Charles de Bellefeuille, prêtre du Séminaire de Saint-
Sulpice, quittent Montréal vers le 20 juin 1836 pour effectuer une
mission au Témiscamingue. Au cours de cette mission, il aurait
baptisés 142 personnes dont 19 adultes. Le registre de cette mission
est conservé en Ontario (diocèse de Pembrooke).

Ce premier registre missionnaire du Témiscamingue est fort
intéressant. Le curé Bellefeuille rencontre un certain nombres de
familles canadiennes établies sur les rives de la rivière des
Outaouais, mais également un certain nombre d'autochtones et de
métis. Le 23 juin, il se trouve au poste des Chats, le 25 juin au
village de Fitzroy, le 30 juin dans l'île du Grand Calumet ou il
baptise des infidèles de la nation des Têtes de Boules (ce que les
anthropologues appellent ajourd'hui des attikamegs), le 1er juillet
au fort Coulonges, le 3 juillet au fort William, le 6 juillet à la
rivière Dumoine, et le 15 juillet au poste de Témiscamingue.

Au poste de Témiscamingue, il effectue un grand nombre de baptêmes
d'enfants dont plusieurs sont nés d'unions mixtes, par exemple Donald
né de John McKay et de Nikens, ou Angus, fils de George McBride et de
Kanipawitch, etc.

De toute évidence, le registre missionnaire de Bellefeuille demeure
fort intéressant pour les chercheurs qui s'intéressent au métissage
au Témiscamingue.
Apr 24 2010, 4:12 pm - Répondu par: sergegoudreau

Réponse privée

Le Centre d'archives de l'Archevêché de Québec possède un recensement
inédit sur les montagnais de la Côte Nord : Le Catalogus generalis
totius Montanensium gentis de l'Abbé J. J. Roy. L'abbé Roy y recense
les Montagnais qu'il rencontre lors de ses visites pastorales sur la
Côte Nord. Pour l'étude du métissage, ce document paraît fort
intéressant car l'abbé Roy indique d'une croix potencée les enfants
illégitimes nés d'un Blanc et d'une Indienne.

En voici quelques cas :

1) Francois Tshishereu (fils d'Antoine de Lavaltrie et de Marguerite
Iskueshish, né à Mingan en 1716)
2) Charles Esturu (fils de Charles Taché et de M-Louise
Nishtabamanukueu, né à Tadoussac en 1782)
3) Louis Kakamikush (fils de Denis Bacon et de Cathetine
Petsiamiskueu, né à Chicoutimi en 1784)
4) Martin Pastabanueskum (fils de Joseph Crépeau et de M-Josephte
Ustshish, né à Portneuf en 1787)
5) Pierre Tshimushuminash (fils de Pierre Volland et de M-Jeanne
Kaiapishapishit, né aux Islets Jérémie en 1783)
6)Pierre Napesh (fils de Barthélémi Hervieux et de M-Anne
Uabispuagan, né èa Tadoussac en 1784)
Et plusieurs autres y sont indiqués

Ce registre de la population montagnaise de la fin du XVIIIe siècle
nous permet de constater que les patronymes montagnais à consonnance
française (Bacon, Crépeau, Hervieux, Vollant, etc) ont été attribués
à des enfants illégitimes issus de Canadiens et de Montagnaises. Ces
enfants ont été abandonnées par leur père naturel et élevés chez les
Montagnais.

Voici un document d'archives d'une qualité exceptionnelle.
Ajouter une réponse

*** Planète Généalogie ***