RÉSEAU PLANÈTE QUÉBEC : Planète Québec - Ma Planète - Planète Généalogie - Planète Cuisine
Bienvenue, identifiez-vous ou inscrivez-vous !
SIGNETS
29 369 122 données


Coffret 6 volumes des Trésors


Prix: 79.99



FORUM
Derniers messages | Mes sujets | Forum de ma page personnelle | Ma configuration | Mes abonnements
view_topic
Ajouter une réponse
Familles métisses au Bas-Saint-Laurent
Vues: 7885 - Total des réponses: 7
Dec 03 2012, 2:10 pm - par sergegoudreau

Famille Pominville : Le canadien Étienne Brault dit Pominville, né en 1671 à Québec, exerçait vraisemblablement des activités de coureur des bois au BSL à la fin du 17e siècle. En 1696, il reconnaît devoir la somme de 200 livres au Sieur Sebille en marchandises de traite qu’il s’engage à rembourser en castor et menues pelleteries[i]. Il se marie à Québec le 8 juin 1716 avec la canadienne Louise Palin, qui décède dès l’année suivante. Le 15 juin 1718, il se remarie à Rimouski avec une sauvagesse prénommée Marguerite. Le couple réside dans la région de Rimouski et pas moins de 8 enfants naissent de leur union : Pierre (1719), Louis-François (1721), Angélique (1724), Jean-Baptiste (1727), Gabriel (1729), Claude (1729), Joseph (c. 1731) et Cécile (1734). Étienne Brault dit Pominville est inhumé le 28 octobre 1738 à l’Hôtel-Dieu-de-Québec à l’âge de 60 ans. La famille Pominville continue de vivre dans le secteur de Rimouski. En mai 1746, Pierre Pominville et Thérèse Paul, son épouse, enregistrent le baptême d’un de leurs enfants à Rimouski, et en juin 1750, c’est au tour de Jean-Baptiste Pominville et Anne Sis, son épouse, de s’y présenter pour baptiser l’un de leurs fils. La famille Pominville semble quitter le BSL car les registres de la région ne font plus mention de cette famille à compter de 1771. Au début du 19e siècle, le registre paroissial de Carleton en Gaspésie signale des familles Pominville d’origine micmaque de la région de Pokemouche[ii]. Existe-t-il un lien entre ces familles Pominville de Pokemouche au Nouveau-Brunswick et l’ancêtre Étienne Brault dit Pominville du BSL ? Les descendants d’Étienne Brault dit Pominville se seraient donc intégrés à une bande micmaque du Nouveau-Brunswick.



[i] Gabriel Langlois, « Un coureur de bois à Rimousky : Étienne Brault », L’Estuaire, vol. 25, no 2, (61), juin 2002, p. 24.

[ii]  Voir le registre paroissial de Carleton, 26 juillet 1799, 10 juillet 1805, 28 juillet 1806, 21 juillet 1807 et 2 novembre 1811.

Dec 04 2012, 8:03 am - Répondu par: sergegoudreau

Réponse privée

Famille McMullen : La famille McMullen, originaire d’Écosse, s’établit dans la région de Matane à la fin du 18e siècle. En 1784, Jean McMullen figure sur une liste de dettes à recouvrer par la société McKinnon et Marchand au poste de traite de Matane[i]. Daniel McMullen, son fils, se serait vraisemblablement marié dans la région vers 1790 avec Madeleine Godin, une métisse d’origine micmaque, baptisée le 27 mars 1758 à Rimouski, fille de Nicolas Godin et d’Agnès Tamquet. En juillet 1795, le jeune couple inscrit le baptême de Marie-Suzanne au registre de la paroisse de Rimouski. En octobre 1805, Daniel McMullen, pilote sur le Saint-Laurent, survit miraculeusement au naufrage de la goélette le Lizard[ii]. Au mois d’octobre 1808, John McGibbons, seigneur de Matane, lui accorde la permission de travailler sur une terre de 3 arpents de front sur 40 arpents de profondeur sur la rive ouest de la rivière Matane[iii]. En mai 1812, le prêtre missionnaire de Matane enregistre les naissances de Daniel McMullen (7 ans), fils de Daniel McMullen et de défunte Madeleine Caisse, ainsi que les naissances de Louise (3 ans) et de Jean (2 ans), enfants de Daniel McMullen et de Marie-Louise Millier. De toute évidence, Madeleine Godin dite Kaisse serait décédée vers 1807 et Daniel McMullen se serait trouvée une nouvelle conjointe en Marie-Louise Millier. Le 11 novembre 1814, Daniel McMullen, pilote de Matane, se remarie à Rimouski avec Marie-Louise Millier, une jeune métisse d’origine micmaque. Plusieurs enfants du couple sont inscrits au registre paroissial de Matane : Isaac (c. 1815), Alexandre (1819), Jean (1821), Charles (1823), Catherine (1825), Christine (1828) et Marie-Louise (1830). Marie-Louise Millier est décédée le 12 décembre 1837 à Matane alors que Daniel McMullen s’est noyé en décembre 1838. Les enfants de Daniel McMullen se sont mariés au BSL; ceux du premier lit, Suzanne le 29 juillet 1819 à Matane avec Pierre Keable, Daniel le 8 septembre 1830 à Matane avec Henriette Gagnon et Marguerite le 1er février 1836 à Rimouski avec Aimé Fillion; ceux du deuxième lit, Jacques le 28 novembre 1839 à Matane avec Élisabeth Forbes, Christine le 8 janvier 1849 à Matane avec Fabien Bédard et Alexandre le 15 juillet 1856 avec Sophie Vaillancourt. Tous les enfants de Daniel McMullen se sont donc mariés à des conjoints de souche eurocanadienne.



[i] Léon Boudreau, op. cit., p. 243.

[ii] Ibid., p. 111.

[iii] Dépôt par Messieurs John McGibben et Daniel MacMallen portant billet de concession par le premier au dernier, 10 octobre 1808 (BAnQ, minutier Augustin Dionne, CN104,S20).

Dec 05 2012, 11:23 am - Répondu par: sergegoudreau

Réponse privée

Famille Millier : Le recensement du comté de Gaspé de 1765 dénombre un chef de ménage du nom de James Mellie, conjoint d’une femme micmaque, avec ses quatre enfants[i]. En 1784, cette famille habiterait désormais au poste de Matane. Le bonhomme Millier apparaît sur la liste des débiteurs de la compagnie McKinnon-Marchand. Deux de ses fils figurent également sur cette liste de crédits, Jacques et Jean-Baptiste Millier, qui sont qualifiés de sauvages[ii]. En juin 1795, le prêtre missionnaire de Rimouski procède à la bénédiction de la fosse au cimetière de Matane de Louise Gouze, décédée à l’âge de 77 ans, épouse de Jacques Millier, d’origine française. Jacques Millier, fils, se serait marié vers 1785 à une jeune fille micmaque du nom de Séraphine Blaise. Plusieurs enfants du couple sont baptisés dans le BSL : Marie-Anne (c. 1787), Pierre (1790) à Tadoussac, Marie-Louise (c. 1792), Marie-Geneviève (1795) à Rimouski, Pélagie (1797) à Saint-André-de-Kamouraska, Jacques (1800) à Trois-Pistoles et Michel (1802) à Rimouski. Jacques Millier et Séraphine Blaise seraient tous deux décédés avant 1824. Les enfants du couple ont eu des destins fort différents. Deux filles du couple se sont joints aux Micmacs du BSL : Marie-Anne Millier se marie le 5 août 1799 à Lévis avec Michel Montagnais, baptisé le 4 juillet 1778 à Kamouraska, né d’un père montagnais et d’une mère malécite[iii], alors que Marie-Geneviève Millier épouse vers 1820 Pierre Lagorgendière, baptisé à Carleton le 15 septembre 1800, né d’un père iroquois et d’une mère micmaque[iv]. Trois enfants de Jacques Millier se sont plutôt mariés à des conjoints eurocanadiens : Marie-Louise Millier se marie le 11 novembre 1814 à Rimouski avec Daniel McMullen, pilote sur le fleuve Saint-Laurent, Pierre Millier, cultivateur, se marie le 16 août 1824 à Matane avec Marie-Modeste Guillot[v] et Michel Millier s’unit à Matane le 10 février 1829 avec la canadienne Marie Gagné[vi]. En définitive, les enfants de Jacques Millier et de Séraphine Blaise ont choisi des trajectoires différentes pour s’intégrer soit au monde autochtone ou au monde eurocanadien.

 



[i]  Registre du Programme de recherche en démographie historique (PRDH) de l’Université de Montréal, acte no 412824.

[ii] Léon Boudreau, op. cit., p. 242-243.

[iii] Michel Montagnais est baptisé le 4 juillet 1778 à Kamouraska et il est inhumé au même endroit le 22 octobre 1810. Marie-Anne Millier se remarie le 2 janvier 1815 à Rimouski avec Pierre Catpat, un Micmac et elle est inhumée le 20 novembre 1839 à Rimouski à l’âge de 50 ans.

[iv] En 1811, Monseigneur Plessis, lors de son voyage en Gaspésie, rencontre en face de Mont Saint-Pierre la famille d’Ignace Lagorgendière qui arrivait de Gaspé pour s’établir à Matane (cité par Claude Otis, p. 9)

[v] Pierre Millier est inhumé à Matane le 7 septembre 1830 à l’âge de 40 ans. Le rédacteur de l’acte l’inscrit comme d’origine sauvage et cultivateur.

[vi] Michel Millier est inhumé le 7 septembre 1830 à Matane à l’âge de 28 ans. Le rédacteur de l’acte l’inscrit comme d’origine sauvage et cultivateur.

Dec 06 2012, 10:40 am - Répondu par: sergegoudreau

Réponse privée

Famille Pipe (Boebe ou Peup) dit Simoneau : Simon Pipe, soldat des troupes de Brunswick, natif de Altringen en Bade-Wurtemberg en Allemagne, obtient sa démobilisation au Canada le 30 juillet 1783[i]. Il s’établit par la suite au poste de Matane et il se marie vers 1795 à Marie-Judith Grand-Pierre[ii], baptisée le 19 août 1772 à Sainte-Anne-de-la-Pocatière, fille de Pierre-Joseph, Malécite et de Marguerite. Ils donnent naissance à six enfants connus, Catherine (c. 1793), Christine (1797), Anne (c. 1799), Simon (c. 1803), Pierre (c. 1805) et Joseph (1807). Le 22 juillet 1807, le curé Lajus, de Rimouski, en mission au poste de Matane, procède aux baptêmes de Simon (4 ans), Pierre (2 ans) et de Joseph Pipe (7 mois). Simon Pipe serait décédé peu de temps après la naissance de son fils Joseph car sa veuve obtient un billet de concession du seigneur John McGibbons au mois d’octobre 1808[iii]. Marie-Judith se remarie le 28 janvier 1811 à Rimouski avec Pierre Thomas, un Micmac du BSL. Elle est inhumée le 23 juillet 1851 à Matane à un âge des plus respectables. Tous les enfants de Simon Pipe et de Marie-Judith Grand-Pierre se sont mariés à des conjoints de souche eurocanadienne : Christine le 7 janvier 1820 à Rimouski avec Jean-Baptiste Vignola, Catherine le 18 janvier 1820 à Rimouski avec Marc Vigneau dit Labrie, Simon le 19 août 1822 à Matane avec Marguerite-Céleste Chassé, Anne le 4 octobre 1825 à Matane avec Lazare Lecours et Joseph le 17 février 1835 à Rimouski avec Julie Côté. Tous les enfants de Simon Pipe se sont donc intégrés par mariage à la société canadienne du BSL.

 



[i] Dominique Ritchot, Les troupes allemandes et leur établissement au Canada, 1776-1783, Montréal, Éditions historiques et généalogiques Pépin, 2011, p. 29.

[ii] Réjean Denis, « La famille Pipe dit Simoneau », Au pays de Matane, avril 2003, p. 3-8.

[iii] Dépôt par John McGibben, seigneur de Matane et Marie Moinimouette portant concession par le premier à la dernière pour elle et ses enfants, 12 octobre 1808 (BAnQ, minutier Augustin Dionne, CN104,S20).

Dec 07 2012, 8:00 am - Répondu par: sergegoudreau

Réponse privée

Famille Cartier : Pierre Cartier, un Autochtone de souche Malécite-Algonquin, fils de Jean-Baptiste Paul et de Marie Pierre-Joseph, se marie le 27 juillet 1833 à Matane avec la canadienne Marie Gauthier, fille de Pierre-David Gauthier et de Marie-Victoire Tremblay. Ce mariage est le seul au BSL impliquant un homme autochtone à une femme canadienne. En 1835, l’arpenteur Joseph Hamel se trouve au Petit-Matane pour y procéder à l’engagement de Pierre Cartier, un sauvage malécite, qui connaît bien l’intérieur du pays mais doté d’un caractère plutôt imprévisible. Hamel lui aurait versé des avances qu’il devait laisser à sa femme avant son départ. Cependant, Pierre Cartier ne se présenta pas au rendez-vous fixé au matin du 8 septembre 1835 pour explorer la région du Matapédia[i]. La famille Cartier réside à Matane au cours des années 1830-1840. Plusieurs enfants du couple sont baptisés dans cette paroisse : Léandre (1837), Sigismond (1839), Marie-Obéline (1842), Marie-Joséphine (1844) et Édouard (1846). À compter de 1846, nous perdons toute trace du couple au BSL.

 



[i] Appendice au XLVme. volume des journaux de la Chambre d’Assemblée de la province du Bas-Canada, session 1835-6, Exploration des parties inconnues des comtés de Rimouski, Bonaventure et Gaspé par Joseph Hamel, appendice B.B., p. 155.

Dec 07 2012, 10:42 am - Répondu par: sergegoudreau

Réponse privée

Famille Corneau : Le canadien Gédéon Corneau, fils d’Étienne et de Marie Guérin, se marie le 27 novembre 1849 à Sainte-Luce-de-Rimouski avec Geneviève Katpat, jeune fille micmaque baptisée le 12 août 1827 à Matane, fille de Pierre Katpat et d’Anne Millier. Une légende autochtone se rapportant à Gédéon Corneau nous fut transmise par Marcel Leblanc dans la Revue d’Histoire du Bas-Saint-Laurent en 1995[i]. Plusieurs Canadiens le confondaient à un Autochtone, soit Montagnais ou Malécites, mais lui-même se prétendait Métis-Français. Célibataire, il aurait vécu une effroyable expérience de feux-follets à la pointe Sauvage des Eaux Mortes de la rivière Mistigouguèche et dès l’automne suivant, il épousait la fille d’un chef autochtone de la pointe Sauvage. La famille Corneau-Katpat s’implante dans la région de Métis car plusieurs de leurs enfants y sont baptisés : Euphémie, le 2 mai 1850 à Sainte-Luce, Joseph, le 11 septembre 1851 à Sainte-Flavie, Adèle le 25 juin 1853 à Sainte-Flavie, Marie le 24 janvier 1855 à Sainte-Flavie, Marie-Guiguelmine le 1er juillet 1857 à Sainte-Flavie, Xavier le 25 avril 1859 à Saint-Octave, Auguste, le 8 avril 1861 à Sainte-Luce, Adèle le 10 mars 1863 à Saint-Octave, Napoléon le 11 août 1865 à Sainte-Flavie et Aurélie le 28 décembre 1868 à Saint-Octave. Tour à tour menuisier (1850), cultivateur (1853) et journalier (1863), Gédéon Corneau semble occuper plusieurs métiers différents. Au recensement de 1881, Gédéon Corneau, veuf de Geneviève Katpat, demeure dans la paroisse Saint-Octave avec ses six enfants[ii]. L’une de ses filles, Aurélie, s’est mariée à Québec en 1892 et nous ignorons le destin de ses autres enfants.

 

 



[i] Marcel Leblanc, « Légende inédite de la pointe Sauvage », Revue d’Histoire du Bas-Saint-Laurent », vol. 18, no 2 (47), juin 1995, p. 11-15.

[ii] Bibliothèque Archives Canada, recensement de 1881, district de Rimouski, sous district de St-Octave.

 

 

 

 

Par Serge Goudreau, le 22 novembre 2012

Dec 10 2012, 8:33 am - Répondu par: sergegoudreau

Réponse privée

Famille Samson : Le métis Nicolas Samson, né vers 1767 de l’union de Simon Samson et de Geneviève, sauvagesse micmaque, se marie le 16 avril 1792 à Rimouski avec Anne Janotte, fille métisse de Paul Janotte et d’Angélique Gagnon. En 1794, Anne Janotte décède à Métis et elle est inhumée le 29 septembre 1794 à Rimouski à l’âge de 26 ans. Devenu veuf, Nicolas Samson se remarie vers 1797 à Marie-Suzanne Caplan, une micmaque de la Gaspésie. Le jeune couple s’implante au BSL car plusieurs de leurs enfants y sont baptisés : Marie (1800), Alexis (1803), Germain (1803), Marie-Françoise (1809) et Thomas (1815). Ils conservent toujours des liens avec la communauté micmaque de Restigouche. En effet, leur fille Anastasie est baptisée à Carleton le 28 mai 1807 et le prêtre officiant précise qu’ils sont de Rimouski. De plus, ils se rendent occasionnellement en pèlerinage à Sainte-Anne-de-Beaupré comme l’atteste la noyade de leur fils Alexis dans la rivière Blondelle en 1810. À compter de 1815, la famille Samson n’apparaît plus dans les registres du BSL. Nicolas Samson et Marie-Suzanne Caplan sont inhumés en 1827 à Bonaventure en Gaspésie. Plusieurs enfants du couple se marient au sein de la communauté micmaque de Restigouche dont Pierre le 3 juin 1823, Anastasie le 6 juin 1823, Jean-Baptiste le 30 mai 1832 et Thomas le 6 août 1838. En octobre 1835, l’arpenteur Joseph Hamel, rencontre au lac Cascapédia un jeune micmac nommé Thomas Samson qui lui signale que son grand-père était un Canadien natif de la Pointe-Lévy. De toute évidence, les descendants de Nicolas Samson ont quitté définitivement le BSL pour s’intégrer à la communauté micmaque de Restigouche[i].

 



[i] Appendice au XLVme. volume des journaux de la Chambre d’Assemblée de la province du Bas-Canada, session 1835-6, Exploration des parties inconnues des comtés de Rimouski, Bonaventure et Gaspé par Joseph Hamel, appendice B.B., p. 162.

Jan 19 2020, 9:28 am - Répondu par: Justine

Réponse privée

Je cherche l'acte de sépulture d'Alexis Samson. Pourriez-vous m'indiquer dans quelle paroisse. J'ai une banque de données sur les familles autochtones et métisses du Bas-St-Laurent, Gaspésie et N.-B. 

Merci!
Ajouter une réponse

*** Planète Généalogie ***