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Christine Charbonneau

Artistes

Lignée du jour
par Lignee_du_Jour
 

Christine Charbonneau est née le lundi 18 octobre 1943, à Montréal. Elle est la fille de Nicolas Charbonneau et de Yvette Paquette.

 

Elle est mère de quatre enfants dont deux jumeaux - garçon et fille - issus de son mariage avec Roger Joubert en 1969 : Laurent et Catherine Joubert (1970). Elle fondait en 1982, une deuxième famille avec Nelson Caron, juriste et mélomane, et de leur union naissaient Julie (1982) et Nathalie (1984). Christine est la grand-maman de Charlie, née en l'an 2000, fille de Laurent Joubert.

Troisième fille d'une famille où la musique était déjà à l'honneur, Christine chantait dès ses 5 ans en harmonie avec ses deux soeurs Nicole et Louise, de quelques années ses aînées. Une petite soeur Josée, de neuf ans sa cadette, vint à son tour se rajouter au trio musical.

Christine apprit les rudiments de la guitare à onze ans, grâce à son père Nick qui les lui enseigna, et aussi grâce à cette guitare Gibson qu'il avait acquise aux belles années de sa jeunesse. Yvette, sa mère, qui avait une fort jolie voix, lui légua certainement une partie de son héritage musical.

C'est alors qu'elle fit ses débuts dans le show-business en participant régulièrement en duo avec sa soeur Louise, au concours radiophonique Les découvertes de Billy Munroe. À douze ans, elle écrivait ses premiers poèmes, qu'elle eut tôt fait de mettre en musique. Après ses études secondaires, elle s'inscrivait à l'Institut des Arts appliqués à Montréal pour y étudier la peinture et les arts décoratifs.

Pendant que son répertoire de chansons et de poèmes s'étoffait, elle prenait des cours de diction chez Madame Jean-Louis Audet . Chez Madame Lucie de Vienne-Blanc, elle s'initiait à l'art dramatique, à l'Atelier du proscenium. Grâce à l'enthousiasme de Pierre Thériault (Monsieur Surprise), qui l'avait accueillie sur son émission, elle fit la rencontre de l'incomparable Guy Maufette, qui la présenta au monstre sacré de la chanson : Félix Leclerc. Ce fut un des moments décisifs de sa carrière.
C'est vers 1960, qu'on la découvrait à la boîte à chanson La Butte à Matthieu, de Val-David. Dans les mois et années qui suivirent, elle fit la tournée d'à peu près toutes les boîtes à chansons du Québec. On pouvait la voir arriver avec sa guitare, toujours accompagnée de son papa qui l'escortait, vu son jeune âge.

C'est aussi à la même époque qu'elle faisait ses débuts à la télévision de Radio-Canada, à l'émission estivale En quête de chansons, réalisée par l'excellent Roger Fournier. Télé- Métropole la présenta peu de temps après à son public, et ainsi on la vit tour à tour sur les deux diffuseurs, dans des émissions, telles La boîte à surprise, Jeunesse oblige, les Beaux-dimanches, Pierre Jean Jasent, Rendez-vous avec Michelle, Une semaine avec…, En habit du dimanche, Le cinq à six, Réal Giguère illimité, Femmes d'aujourd'hui.

Elle devint une des artistes assidues de réalisateurs vedettes de l'époque, dont Roger Fournier, Jean Bissonnette, Maurice Dubois, Jacques Blouin, Anton Van De Water, Paul Lepage, Pierre Desjardins, Lizette Leroyer, Jacques Cossette, Jean-Jacques Chatoyan. Sa carrière sur disque débuta en 1963 par un microsillon produit par John Damant, chez Sélect, avec comme chef d'orchestre et arrangeur vedette, Paul de Margerie : Les insolences d'une jeune femme.

Se rajouta en 1965, un deuxième album produit par Jacques Matti sur étiquette Triomphe. Les arrangements et la direction d'orchestre étaient signés par un musicien de renom : Georges Tremblay. Un troisième microsillon ne se fit pas attendre avec Daniel Lazare, en 1968, sur l'étiquette Gamma. Le talentueux François Dompierre en assurait les arrangements et la direction d'orchestre. Deux autres albums de Christine Charbonneau virent le jour chez Pléiades Polydor. C'est pas c'que tu penses, en 1975 et Quintessence, en 1977, produits, orchestrés et dirigés par l'excellent musicien : Léon Aronson.

Nous devons sur ces deux derniers albums des arrangements musicaux à Roger Joubert, accompagnateur attitré et époux à cette époque, de la Chanteuse. Dans toute cette période d'enregistrement de disques, elle fit paraître en plus des disques précédemment mentionnés, une bonne dizaine de quarante-cinq tours dont : Tu es, et Héros du quotidien, produit par Nelson Caron, son époux depuis 1982, qui parut sur étiquette Gamma.

Un dernier album vint se rajouter chez Mérite en 1999, grâce à la perspicacité du producteur Danis Pantis. Ce disque est une compilation du deuxième et quatrième album de l'Auteure-compositeure-interprète. Les chansons qui marquèrent de façon particulière la carrière de Christine Charbonneau furent La guerre des jupons, chanson de ses débuts à la guitare, et qui devait être assimilée à tort à une chanson féministe. Son style à la fois moqueur, osé et poétique faisait la joie de ce public friand des chansonniers et assidu des boîtes à chansons.

Après une incursion vers les chansons à saveur jazz de 3 son troisième album chez Gamma, les années 70 ont marqué pour Christine, un virage musical définitif vers la musique pop. En 1975, sa chanson Censuré obtenait un succès inespéré au Québec, et se voyait monter en sixième place du renommé Billboard américain, section discothèques pour l'État de New York, ceci pendant plusieurs semaines.
Les disques Polydor voyant la manne à leurs portes décidaient donc de distribuer l'album, en France. La jaquette du disque français s'avérait très audacieuse, et jumelée à la non moins percutante chanson Censuré, le phénomène créa un remous tel que la maison de disques Polydor France, suite à un article carabiné du Canard Enchaîné, décidait tout bonnement de retirer l'album des étalages.

Parmi ses succès radio, notons Censuré, Ça commence toujours par l'amour, Magie, Mon amour mon ami mon frère, Les faiseurs de chansons, Tu es, et En courant dans l'herbe, qui devint par la suite un classique en Belgique. Aussi un disque de Noël, Magie de Noël, interprété sur la face A par elle-même, et sur la face B, par Catherine Joubert 10 ans en duo avec son amie Natercia Vasconselos.

Christine pendant toutes ces années eut la chance d'être chantée sur disque par des interprètes de renom telles Ginette Ravel, Renée Claude, Renée Martel, les Toulouses, France Castel qui enregistra de nombreuses chansons de l'Auteure-compositeure sur trois de ses microsillons et qui se vit monter aux premières places des palmarès avec Du fil des aiguilles du coton, Château de sable, Je le vois dans ma soupe, Dominique, Puzzle. Patsy Gallant enregistra plusieurs chansons et textes de Christine, sur plusieurs albums, dont Le lit qui craque, Un monde en voie de naître, Toi l'enfant. Je voudrais quelqu'un qui m'aime, et beaucoup d'autres. Tout va trop vite, fit la première place du palmarès. Les femmes fut reprise par la chanteuse française Sheïla, qui en obtint un éclatant succès en France.

Vint aussi Ginette Reno qui enregistra Donne l'amour et Oublie-moi, chanson qui faisait partie de l'album Je ne suis qu'une chanson, lequel se vendit à plus de 300,000 exemplaires. Michel Louvain triompha avec La dame en bleu. Claude Valade se hissa aux premières places des palmarès avec Aide-moi à passer la nuit, Viens t'étendre aux creux de mes bras, J'ai dit non, Au bout du monde. Pierre Lalonde, Donald Lautrec, Christine Bouffard , Annie Jacques, Christine Chartrand, Jacques Salvail, Charles Linton, Pierre Sénécal, Martine Bee, Yves Lapierre, enregistrèrent aussi de ses chansons, de ses textes et de ses musique.

En 1969, Christine adaptait dix chansons du poète-compositeur Mikis Théodorakis, qui furent interprétées sur disques par la chanteuse grecque de l'heure, Dora. Christine écrivait aussi en 1977, un opéra-rock, Les sept jours de la création. Christine Charbonneau fut un des créateurs de chansons les plus prolifiques de son époque ayant en 2003, plus de quatre cents chansons enregistrées à la Socan, dont bon nombre furent interprétées sur disques. Entre les années 1960 et 1990, on la vit souvent à la télé dans des émissions comme Les beaux dimanches, Les couches-tard, Michel Jasmin, À la seconde, Ni oui ni non, De bonne humeur, Les démons du midi, Du feu s-v-p, Claude Blanchard, Les anges du matin, Le train de cinq heures, Mon pays mes chansons, Feux vert, Vedette en direct, Boubou, Jeunesse d'aujourd'hui, Sous mon toit, À la canadienne et Au clair de la lune, où elle co-anima avec sa bonne amie France Castel et Roger Joubert la série télévisée.

Il faut aussi se rappeler la télé-série de variétés Smash, où conjointement à Patsy Gallant, Diane Dufresne et France Castel, Christine personnifiait une des chanteuses du groupe télévisuel les Smashettes. On la vit aussi dans quelques Bye Bye. Elle anima aussi en compagnie de Shirley Théroux, un Spécial Beau-Dimanche à Radio-Canada, ayant pour thème l'Astrologie.

En 1967, elle chantait ses compositions au Pavillon du Québec, à Expo 67. En 1969, elle était invitée à représenter le Canada au Festival de Spa en Belgique où elle offrit en primeur au public, sa chanson-hommage à Paul de Margerie, Un ami. Elle était accompagnée par un orchestre dont le sympathique Roger Joubert assurait la direction.

De 1970 à 1980, Christine s'impliqua aux côtés de Jacques Michel et quelques autres chansonniers, à ce qui devait devenir après de nombreuses transformations, la Société des auteurs et compositeurs du Québec. Elle siégea aussi en compagnie de Robert Demontigny sur la Commission du Disque de l'Union des Artistes. Elle fut membre du jury de Musicaction. Membre aussi du jury du Festival de Granby. Elle siégea également en 1976, 77, 78, sur le Conseil d'administration de la Capac, (Socan), avec ses confrères Marc Fortier, Stéphane Venne, Clermont Pépin, Neïl Chotem et plusieurs autres.

En 1985, Christine faisait paraître chez Le Jour Éditeur un recueil humoristique écrit en collaboration avec Nelson Caron, Le petit répertoire des excuses, qui obtint la faveur du public du Québec, et parut également en France. En 1987, elle publiait un ouvrage d'ésotérisme aux éditions Moïra chez Louise Courteau, qu'elle signait en filigrane du pseudonyme de Cristal de Carbone. Le Savoir de la Papesse parut au Québec et en France.

En 1990, Christine allait s'installer avec sa famille à Ottawa. En 1991, elle se remettait à la peinture, et offrait aux amateurs d'art, de Février à Juin 1993, une exposition-solo d'une trentaine de ses oeuvres inspirées par l'espace, au Women's Credit Union d'Ottawa. De 1995 à 2001, elle écrivait une quarantaine de chansons, en anglais et en français; certaines pour des artistes de renom, à qui elle les proposa.

En janvier 2003, elle faisait paraître grâce à son ami et éditeur Internet, Jean-Paul Barrière, Le code secret de l'Univers : une oeuvre mystico-ésotérique de plus de 300 pages, signé du pseudonyme de Chris Caron. Cette oeuvre est encore en attente d'un éditeur-papier. De 1998 à 2003, Christine se remettait à sa passion première, la poésie et après l'écriture de son premier recueil - d'une centaine de poèmes - Le vol du papillon (à paraître), elle consacrait son temps à ses proches, à la lecture et à l'écriture de nouvelles oeuvres poétiques.




 

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