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DE LAFOND, Etienne
Ancêtres
par Sylvain_Croteau
 

Étienne De Lafond

 

Il est originaire de St-Laurent de la Barrière un tout petit village en Charente- Maritime. Il serait né vers 1615. Il était le fils de Pierre De Lafond et de Françoise Prieur.

Ce village est situé à quelques kilomètres de la mer, non loin de  Surgères, Marennes, Rochefort et La Rochelle. Au début des années 1600, la région de La Rochelle occupe une place très importante  sur le plan économique, social, politique et religieux.

Voici ce qu’on disait de cette région... « Le terroir n'était pas particulièrement favorable à l'implantation humaine. Le long du fleuve, des marais d'argile grise compact en été et bourbeuse à la saison des pluies, submergés en partie lors des grandes marées, permettaient l'élevage, mais à condition de les drainer par un système de canaux et de fossés ; cet entretien était assuré par des ouvriers spécialisés appelés "bessons". Toute négligence ou interruption, notamment en cas de troubles, engendrait des fièvres. Les prés "fauchis" étaient réservés pour le foin ; ils étaient mis en défens au début du printemps pour laisser pousser l'herbe, qui était coupée à la faux. La lanière dessinée par le déplacement du faucheur s'appelait une "route " ; dans certains cas, on comptait les "routes " pour évaluer la largeur d'un pré, tout comme on comptait les sillons pour la largeur des parcelles labourées. Les prés à pacage étaient livrés aux animaux toute l'année, sauf à rentrer ces derniers en cas d'inondation. Les prés "gâts " ou "en agât " ou "en agâtis " n'étaient pas entretenus ; ils fournissaient la "rouche ", sorte de carex utilisé pour la litière et aussi pour certaines toitures.

Le climat, océanique, préservait des grands écarts de température. La sécheresse de l'été éliminait le hêtre en dehors des bas fonds, mais les variétés de chêne croissaient sans difficulté. L'ormeau résistait bien aux vents de mer et le frêne trouvait facilement l'humidité à faible profondeur. Ces deux dernières essences constituaient l'armature des haies, appelées "palisses ", qui longeaient les fossés de séparation des propriétés. Dans les canaux et les fossés, on pouvait pêcher l'anguille. »

Étienne De Lafond vivait donc dans une région ou la pêche et la culture vinicole battaient son plein. C’est difficile à expliquer pourquoi, l’ancêtre Lafond décida de partir à l’aventure en s’embarquant vers la Nouvelle-France.

 

La première fois qu‘on entend parler de l’ancêtre au pays, c’est en novembre 1642. Il est domestique chez les Ursulines. Un mois avant, Jean Nicolet venait de se noyer en face de Sillery, quand il voulut aller sauver un algonquin, son bateau ayant chaviré. Donc, lors de la vente de ses biens, Étienne fait l’acquisition d’un vieil habit de ratine rouge, d’un pourpoint, de chausses et de bas d’une valeur de cinq livres, plus 7 mouchoirs estimés à trois livres, dix sols et six deniers. 

Trois ans plus tard, il nous revient le jour de ses noces lorsqu’il épouse Marie Boucher, la fille de Gaspard  et de Nicole Lemaire. Marie est la soeur de Pierre Boucher, le futur gouverneur de Trois-Rivières et fondateur de Boucherville.

Étienne De Lafond a connu le Père Jacques Buteux,  l'apôtre des Attikamèques du Saint-Maurice. Celui-ci accorde une terre de deux arpents de front sur 40 de profondeur au Cap-de-la-Madeleine... .    En juin 1660, Étienne achète dans le bourg de Trois-Rivières, un emplacement. 

 

En 1668, l’ancêtre acquiert dans le même bourg un autre emplacement rue Notre-Dame. De plus, il a aussi possédé dans la seigneurie du Cap-de-la-Madeleine une terre à l’endroit même où le pont Duplessis enjambe la rivière des Trois-Rivières.. Et la liste pourrait être longue des terres acquises par Étienne.     

Ce pionnier a aussi été seigneur d’un fief dans la commune du Lac Saint-Pierre. On peut dire que de sont temps, Étienne De Lafond aura été un grand propriétaire terrien. Il a aussi été constructeur d’habitations et de bateaux.  Il ne faut pas oublier que l’ancêtre était un charpentier fort recherché.

Il est décédé subitement le 15 septembre 1665, à l’âge de 50 ans. Ayant été très impliqué  dans son mileu, il a été enterré dans l’église même.

Sa femme lui survit pendant 40 ans....

Marie Boucher continue l’oeuvre de son mari. Dès 1667, il est impliqué dans des activités commerciales. On sait que les recensements de 1666, 1667 et 1681 mentionnent que la veuve possède plusieurs actifs et deux domestiques demeurent chez elle.

 

Le couple aura eu 8 enfants, 4 garçons et 4 filles.

 

Étienne et Marie, des pionniers qui ont contribué à bâtir le pays du Québec.




 

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