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LE QUÉBEC DES FRANCOIS-XAVIER AUBRY OU DES SÉRAPHIN POUDRIER ?
Ajouté le 01/24/2017 10:15:16

Les pays d’en haut: au-delà des «belles histoires"

 

Par Daniel Boiteau


(Une libre opinion parue dans Le Devoir du 23-01-2017. L'auteur est d'avis qu'il est temps de tourner la page sur l'histoire de Séraphin Poudrier.)

 

Encore Les belles histoires au menu de la nouvelle programmation 2017 de Radio-Canada. Après une série radio qui dura 24 années (495 épisodes), une série télé dont le premier épisode date de 1956 et le dernier de 1970, trois films (le dernier date de 2002), nous voilà repartis pour la deuxième saison d’une nouvelle série.

 

Coudonc, il me semble qu’on aurait autre chose à raconter, d’autres histoires impliquant des hommes et des femmes qui ont vraiment existé et qui feraient connaître un autre côté plus aventureux et positif de notre passé.

 

J’ai une liste de 572 noms de Canadiens français qui ont marqué, chacun à leur façon, l’histoire de l’Ouest américain. Savons-nous que le père de l’Oregon (John McLaughin) était un gars de Rivière-du-Loup, qu’un autre (Damien Marchessault) de Montréal fut maire de Los Angeles, qu’un autre de l’Assomption (Salomon Juneau) fonda la ville de Milwaukee, au Wisconsin ?

 

Non, nous ne pouvons pas les connaître. On nous raconte à répétition l’histoire d’un avare qui profite des gens qui l’entourent. Des personnages, spécialement dans la dernière série, qui sont pour la plupart ivrognes, menteurs, profiteurs, hypocrites, lâches et irresponsables.

 

De Saint-Justin à Santa Fe

 

Considérons, par exemple, l’histoire formidable de François Xavier Aubry. Je prends le temps de vous raconter, en résumé, la vie d’un personnage qui ferait à mon avis une excellente série télé.

 

Né à Saint-Justin dans le comté de Maskinongé le 3 décembre 1824, il quitte tout jeune le foyer familial pour se rendre à Saint-Jean-sur-Richelieu pour travailler comme commis au magasin général de monsieur Marchand. Là, il entend des compatriotes parler d’aventures vécues dans l’Ouest américain. Au bout de trois ans, François a soif d’action, d’aventure et de gloire. Il quitte Saint-Jean pour St-Louis, Missouri. Il y travaille comme commis chez Lamoureux et Blanchard, un magasin d’épicerie et de marchandises sèches.

 

Après deux ans au service de cette entreprise, Aubry désire agir à son propre compte et obtient de ses anciens employeurs un crédit pour obtenir son premier stock de marchandises qu’il compte revendre à Santa Fe. Ne possédant ni mules ni charriots, il se joint à des marchands de Santa Fe. Il revient avec un profit de quelques milliers de dollars, assez pour organiser sa prochaine expédition de façon autonome. Entre 1846 et 1852, Aubry réalise en tout seize expéditions de marchandises à raison de deux et même trois par année tandis que la plupart des marchands n’en font qu’une seule.

 

Au cours de ces expéditions, plusieurs incidents malheureux surviennent sur la piste : attaque des Amérindiens, employés blessés, malades ou tués, mules blessées, tuées ou volées, tempêtes de neige, froid ou chaleur intense, hommes ou animaux souffrant de la faim et de la soif.

 

Ses convois ont la réputation d’être les mieux organisés. Gouverneurs de territoires, juges, missionnaires, enseignants, médecins, éditeurs, personnel militaire et banquiers recherchent sa compagnie. Aubry s’assure de la présence d’un médecin dans tous ses convois et instaure un code de la route qui oblige à porter assistance à tout voyageur en détresse rencontré sur la piste.

 

Le 5 janvier 1848, Aubry établit un record de vitesse en effectuant le trajet de Santa Fe à Independence en quatorze jours, soit dix jours de moins que le record précédent. Le 28 mai 1848, il bat son propre record. Le 12 septembre 1848, Aubry décide de battre son dernier record de huit jours et demi. Il quitte Santa Fe pour se rendre pour St-Louis. Une chevauchée de 1300 km en cinq jours et demi, la plus mémorable des États-Unis. Sa photo et son récit sont publiés dans tous les journaux. Aubry est baptisé l’homme le plus rapide le l’Ouest. Il décède le 18 août 1854 lors d’une dispute dans un saloon avec un major de l’armée américaine. Il n’a pas trente ans.

 

Une véritable épopée vécue par un gars de chez nous, complètement oublié par l’histoire. Pour ce qui est de Séraphin Poudrier, à mon avis, il serait plus que temps de passer à autre chose.

 

http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/489829/television-les-pays-d-en-haut-au-d ela-des-belles-histoires

 

Une lecture suggérée par CGagnon :


François Xavier Aubry – 1824-1854 – Héros de la Compagnie du Far West,

par René BERGERON, Laval, 2000, Livre réalisé par les Editions Carte Blanche, 246p.

Mots-clés: Aubry Poudrier Maskinongé Ouest Radio-Canada


Marie Rollet, pionnière
Ajouté le 01/12/2017 09:06:18

(Pour souligner dès maintenant le 400e anniversaire de l'arrivée en Nouvelle-France –Kanata - de Louis Hébert, de Marie Rollet et de leurs enfatnts,  voici un extrait du dernier numéro de la revue Cap-aux-Diamants (hiver 2017, no 128) paru dans Le Devoir, 10 janvier 2017.)


Par Sophie Imbeault - Historienne 

 

Marie Rollet: être femme et pionnière

 

Cette femme de la Nouvelle-France ne correspond pas à l’image typique de la mère au foyer

 

En 2017, cela fait 400 ans qu’ils sont venus s’installer à Québec. Dans les célébrations à venir, espérons que Marie ne sera pas oubliée. Des bribes de sa vie nous sont parvenues. Des historiens lui ont accordé quelques lignes où elle figure en second plan, comme la femme de l’un des premiers colons de la Nouvelle-France. N’était-elle que cela ?

 

Cette Parisienne, née vers 1580, est la fille de Jean Rollet, canonnier du roi, et d’Anne Cogu. Elle s’unit à Louis Hébert, fils de Nicolas Hébert, épicier et apothicaire, et de Jacqueline Pajot, vers 1601-1602 à Saint-Germain-l’Auxerrois. Aussi né à Paris vers 1575, Louis Hébert a 27 ans et est apothicaire.

 

Le couple habite Saint-Germain-des-Prés, siège de la puissante corporation des apothicaires, où Marie met au monde Anne (vers 1602-1619), Guillemette (vers 1608-1684) et Guillaume (1614-1639). Ces naissances sont espacées au rythme des absences de Louis, parti en Nouvelle-France avec Samuel de Champlain.

 

Le Nouveau Monde

 

Ils sont mariés depuis environ 4 ans quand Louis part la première fois pour Port-Royal. Il signe une procuration générale en sa faveur devant notaires le 24 mars 1606. Le 8 août, Marie vend leur maison du chemin de la Petite-Seine à Marguerite de Valois pour un peu plus de 2000 livres. Où s’installe ensuite la famille ?

 

En 1617, Champlain est à Paris. Il y rencontre Louis et lui obtient un contrat avec la Compagnie du Canada pour défricher la terre et exercer son métier d’apothicaire en Nouvelle-France. Toute la famille sera logée et nourrie.

 

Hébert vend sa maison. Marie participe sans doute à la décision, les enfants étant mineurs. Elle doit s’assurer de ne pas les exposer à des dangers simplement pour satisfaire les passions de son mari. Louis souhaite s’installer en Amérique depuis son premier voyage. Ils ont eu 11 ans pour réfléchir.

 

À Honfleur, la famille constate que les conditions d’engagement sont moins intéressantes que prévu. Hébert signe tout de même le 6 mars 1617 le contrat qui les lie pour 2 ans. Le 11, Louis, Marie, leurs enfants, son frère Claude et leur domestique Henri, embarquent sur le Saint-Étienne. Champlain, François Gravé et le père Le Caron sont aussi à bord.

 

Après une difficile traversée de 3 mois, le navire arrive à Tadoussac à la mi-juin. Ils auraient ensuite remonté le fleuve en barque et seraient arrivés à Québec en juillet. Une maison est rapidement construite près des actuelles rues Sainte-Famille et Couillard. Marie assiste son mari dans ses tâches d’apothicaire et de cultivateur. Elle joue aussi un rôle important dans la société française naissante, accueillant Hélène Boullé ou étant marraine d’Amérindiens et d’Amérindiennes lors de leur baptême catholique. Marie sait lire et écrire. Elle ne correspond pas à l’image de la parfaite mère au foyer longtemps mise en avant.

 

Remariage

 

En 1620, le contrat avec la Compagnie du Canada prend fin. Hébert est nommé procureur du roi par Champlain. Marie intègre alors avec lui l’élite administrative. Guillemette épouse Guillaume Couillard de Lespinay l’année suivante, le 26 août 1621.

 

Louis décède peu après un accident qui a lieu à l’hiver 1627. Marie hérite de la moitié de ses biens et fiefs, et Guillemette, de l’autre moitié. Il n’y a que 9 ans que la famille est installée à Québec. Cela aurait pu marquer son retour en France. Mais la veuve Hébert reste.

 

Elle se remarie 2 ans plus tard avec le Normand Guillaume Hubou, le 16 mai 1629. Champlain assiste à l’union. Le couple n’aura pas d’enfant. Ce remariage n’est pas étranger au fait que Marie, chargée d’un fils mineur, doit trouver un appui en ces heures fatidiques de famine et d’attaques iroquoises. De plus, les frères Kirke menacent de déposséder la France du Canada au nom du roi d’Angleterre.

 

Québec tombe entre les mains des Anglais en juillet 1629. La famille Hubou-Couillard possède plusieurs arpents en culture. Champlain leur suggère de faire la récolte à venir. Marie, son second époux, son fils, sa fille et son gendre sont parmi les seuls à demeurer à Québec. Après le retour des Français en 1632, c’est dans la maison de Marie que la première messe sera célébrée.

 

Âgée de 69 ans, Marie est inhumée à Québec le 27 mai 1649. Première Européenne à s’installer en Nouvelle-France, à en cultiver le sol, elle enseigne aux enfants et tisse des liens avec les Amérindiens. Une vie hors du commun. Elle peut revendiquer sans gêne, comme Louis Hébert, le titre de pionnière. Elle reste lors de moments critiques et passe une trentaine d’années à Québec.

 

Personnage incontournable d’une colonie naissante, Marie Rollet s’est fait un nom. Donnons à cette femme inspirante, ancêtre de milliers de Québécois, dont le premier ministre Couillard, la place de premier plan qu’elle mérite.

 

 

(http://www.ledevoir.com/opinions/idees/488759/marie-rollet-etre-femme-et-pionniere)

Mots-clés: Rollet Hébert Québec Champlain Nouvelle-France


Louis-Joseph Papineau était-il franc-maçon?
Ajouté le 01/04/2017 10:00:27

(Article, paru dans Le Devoir, intéressant pour l'histoire)

 

Louis Joseph Papineau n’était pas franc-maçon


Par Jean-François Nadeau – 03-01-2017


La légende courait librement depuis des années. L’historien Georges Aubin vient de l’arrêter : non, le bouillant Louis-Joseph Papineau, chef des patriotes de 1837-1838, n’était pas un franc-maçon.

 

Spécialiste des archives des Papineau, auxquels il a consacré de nombreux travaux au cours des trente dernières années, l’historien et chercheur estime avec une pointe d’humour qu’« un grand nombre de Québécois sont devenus francs-maçons après leur mort », mais sans preuve aucune. C’est bien ce qui est arrivé, juge-t-il, au chef patriote, devenu ainsi utile à ceux qui tenaient à le tirer de ce côté. C’est ce que montre Aubin dans le numéro courant de la revue de la Société historique de Montréal.

 

Dans les 1800 lettres privées de Papineau recensées, on ne trouve la mention de franc-maçon qu’une seule fois, commence par observer Aubin. Et encore cette mention est-elle tout à fait anodine, puisqu’elle concerne la description d’un député conservateur d’Ottawa.

 

L’historien Aubin reproche surtout à Léon Z. Patenaude (1926-1989) d’avoir répandu cette légende. Franc-maçon lui-même, collectionneur, polémiste, homme d’affaire et de culture proche de Jean Drapeau, Léon Z. Patenaude avait notamment utilisé à cette fin les pages du Devoir. En 1988, Patenaude avait en effet publié dans les pages du journal fondé par Henri Bourassa, le petit-fils de Papineau, un long texte où il assimilait le patriote à houppette à la franc-maçonnerie.

 

« Le texte de Patenaude est un bel embrouillamini cousu de fil blanc », résume Aubin en démontant une à une ses propositions.

 

La loge maçonnique à laquelle Papineau aurait appartenu, selon Patenaude, est inventée de toutes pièces, montre Aubin, tout en relevant par ailleurs des erreurs factuelles.

 

Aucune trace en France

 

« Certains ont dit que Papineau était affilié au Grand Orient de France et qu’il avait été initié pendant son séjour parisien », explique Aubin. Habitué des voyages de recherche dès lors qu’il est question de vérifier un point d’histoire, Georges Aubin s’est rendu sans hésiter à Paris pour en avoir le coeur net. Il a fouillé les archives du Grand Orient de France. Or les seules traces de Papineau qu’il y a relevées sont récentes. Elles proviennent du Québec, par l’effet d’agitation qu’a connu ce mythe au cours des dernières années.

 

Alors qu’il se replonge dans ses travaux toujours nombreux, Georges Aubin se fait catégorique et sans appel. Il ne demande désormais qu’une chose, dit-il : « Qu’on me laisse tranquille désormais avec la franc-maçonnerie de Papineau. » En un mot, après avoir fait le tour de la question, il déclare que « rien ne le prouve ». Dossier fermé. Pour lui, l’affaire est à classer au rayon des mythes et des affabulations qui ont servi davantage quelques intéressés que la connaissance de l’histoire.

 

Le Devoir


http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/488268/louis-joseph-papineau-n-etait-pas -franc-macon


Mots-clés: Papineau Patenaude Franc-maçonnerie Aubin


THÉODORE BOCHART, UN HÉROS DE LA NOUVELLE-FRANCE
Ajouté le 11/04/2016 13:20:16

 

 

THÉODORE BOCHART, UN HÉROS DE LA NOUVELLE-FRANCE


(Voici un article intéressant l’histoire de Trois-Rivières et de la Nouvelle-France. Paru dans Le Nouvelliste, 02-11-2016)


CONTRIBUER À RÉCRIRE L’HISTOIRE


Par François HOUDE

(Trois-Rivières) L'historien trifluvien Yannick Gendron a déjà bousculé les idées reçues en étayant l'hypothèse selon laquelle le véritable fondateur de Trois-Rivières serait Théodore Bochart plutôt que Laviolette. Un bouquin qu'il publiera en novembre 2017 confirmera sa conviction.

Pour y arriver, le chercheur veut se rendre en France l'été prochain pour y consulter des archives permettant d'en savoir plus sur ce Théodore Bochart un héros de la Nouvelle-France.

Pour faire ce voyage, il sollicite l'appui financier de la population par l'intermédiaire d'une campagne de sociofinancement lancée sur la plateforme La Ruche/Mauricie. L'objectif visé est de 7000 $ pour une campagne de 45 jours.

En 2009, Sur les traces de Laviolette, un documentaire réalisé par Pierre Saint-Yves présentait l'hypothèse de Yannick Gendron sur le véritable fondateur de Trois-Rivières et ses arguments historiques.

«Le film a été une étape, explique Yannick Gendron, mais je n'ai jamais cessé de fouiller. Je ne suis pas à la recherche de la preuve irréfutable, je présente une nouvelle lecture de l'histoire. À travers le temps, les historiens ont volontairement ignoré des archives pour toutes sortes de raisons comme la religion, par exemple. Je pense que ça faisait bien l'affaire d'avoir un inconnu comme Laviolette pour remplacer Théodore Bochart dans les livres d'histoire, ce dernier étant protestant.»

Contrairement à Laviolette, il existe des preuves de la présence de Bochart à Trois-Rivières à l'époque de la fondation.

«On a des preuves qu'il a posé des gestes fondateurs, assure Yannick Gendron. C'est lui qui a supervisé la construction de l'habitation, lui qui faisait rapport à Champlain de la construction de Trois-Rivières. On a des preuves documentaires qu'il avait des discussions avec les populations amérindiennes locales non seulement quant à la traite des fourrures mais aussi pour faire embarquer des Jésuites vers l'Outaouais.

On sait aussi qu'il a posé des gestes de protocole, des privilèges réservés à des commandants, des chefs, des gens en autorité dans un endroit particulier. Ce sont les mêmes gestes que posaient Champlain à Québec.»

Lors des recherches en France, l'historien ne compte pratiquement rien trouver sur le rôle de Théodore Bochart à Trois-Rivières. Par contre, il pense en apprendre beaucoup sur sa carrière militaire.

«On sait qu'il a été capitaine de bateau, qu'il a eu des grades intéressants au sein de la Marine du roi de France et qu'il a été impliqué dans des batailles navales importantes. Les journaux de l'époque ont rapporté les batailles auxquelles il a participé. Il n'y a pas beaucoup de personnages de l'histoire de la Nouvelle-France qui ont eu des carrières militaires aussi florissantes.»

Alors que beaucoup des héros de notre histoire ont ce statut en fonction de leurs actions sur le strict territoire de la Nouvelle-France, en voici un qui a aussi gagné ses lettres de noblesse en combattant pour la France jusqu'à mourir au champ de bataille.

«C'est tout à fait étonnant que pareil personnage ait pu être ignoré par les historiens jusqu'à aujourd'hui, soutient Yannick Gendron. Il est de plus en plus évident à mes yeux que monsieur de Laviolette et Théodore Bochart ont tous les deux existé et cohabité mais que le rôle de Laviolette a été beaucoup moins important que celui qu'on lui a donné dans l'histoire.»

Il faudra du temps pour changer l'histoire officielle, mais Yannick Gendron estime que son ouvrage, une fois complété, pourrait contribuer à faire reconnaître Théodore Bochart. Certains historiens ont déjà reconnu l'intérêt de ses découvertes.

«Pour l'instant, mon hypothèse est difficile à réfuter et aucun spécialiste ne l'a fait officiellement. Je pense que je vais amener les historiens à se questionner. Après avoir étoffé le personnage et mon hypothèse, l'objectif est d'arriver à la conclusion définitive que Théodore Bochart est bien le fondateur de Trois-Rivières et je pense que les historiens universitaires vont être amenés à cette conclusion-là avec les éléments que je vais apporter dans le livre.»

L'objectif de 7000 $ de la campagne de sociofinancement couvrirait les coûts associés à la recherche en France dans divers fonds d'archives. Si on devait dépasser ce montant au bout des 45 jours, l'argent supplémentaire sera consacré à la réalisation d'un nouveau documentaire, toujours de Pierre Saint-Yves, venant dresser le portrait complet de Bochart. 

Le public peut contribuer par la plateforme Internet La Ruche (laruchequebec.com) sous l'appellation: Théodore Bochart, véritable fondateur de Trois-Rivières.

http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/arts/201611/02/01-5037125-contribuer-a-recrire-lhistoire.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_ hotTopics_sujets-a-la-une_2000355_section_POS1

 

 

Mots-clés: Trois-Rivières Laviolette Bochart Nouvelle-France


Saint James et les Récollets
Ajouté le 05/15/2016 10:35:43

Saint James et les Récollets

 

(Je dépose ici comme excellente page d’histoire un texte publié dans la page « opinion » du journal Le Nouvelliste, 08 mai 2016, p. 12. Une photo l’accompagne avec la légende : En 1961, Raymond Douville, alors sous-secrétaire de la province, proclama monument historique le couvent et l'église des Récollets, sous vocable officiel de St. James. – PHOTO : STÉPHANE LESSARD, LE NOUVELLISTE).

 

Au 784 des Ursulines, un bel écriteau, en grosses lettres: St. James Anglican Church. Welcome. Puis, en dessous, en petites lettres: Église anglicane St-James. Bienvenue. S'agit-il d'une dérogation à la loi sur l'affichage bilingue où le français doit dominer? Sans doute plutôt une gentillesse envers notre minorité anglophone.

 

L'ensemble du couvent et de l'église vient d'être restauré avec goût, dans le style du régime français. Depuis toujours les Trifluviens ont parlé du couvent et de l'église des Récollets, malgré l'écriteau. À juste titre, car ces Récollets, cousins des Franciscains, sont venus dans notre région, avant même la fondation de Trois-Rivières, en 1634. Puis ils reviendront s'installer chez nous pendant un siècle, de 1671 à 1776, jouant le rôle de missionnaires et curés résidents. C'est en 1693 que ces religieux construisirent leur couvent et, en 1700, une église en bois, reconstruite en maçonnerie, en 1754. Les Récollets habitèrent leur couvent et assurèrent les services religieux dans l'église jusqu'en 1760, année de la Conquête. Alors notre précieux patrimoine, selon les lois de la guerre, devint propriété des Anglais, nos vainqueurs.

 

Au début du Régime anglais, le domaine des Récollets servit à des usages très divers: hôpital pour soldats anglais, salle d'audience, prison, résidence du geôlier, entrepôt, etc. Qui oubliera que, le 23 septembre 1760, dans ces lieux saints, les Trifluviens conquis furent forcés de remettre leurs armes aux vainqueurs et surtout, séance tenante, de prêter allégeance à la Couronne d'Angleterre? Voilà pour la «petite» histoire!

 

Et St. James, là-dedans? Vers les années 1815, quelques anglicans obtinrent l'autorisation d'utiliser la petite église un peu à l'abandon. Ils en firent leur paroisse et, en 1830, par des lettres patentes, Lord Dalhousie, gouverneur général, consacra officiellement l'église au culte anglican. En 1833, elle fut identifiée sous le vocable de St. James. En 1961, Raymond Douville - qui avait habité rue des Ursulines, en face des Récollets -, alors sous-secrétaire de la Province, proclama monument historique le couvent et l'église des Récollets, sous vocable officiel de St. James. C'est ainsi que furent «débaptisés» les seuls témoins de la présence des Récollets pendant un siècle, en terre trifluvienne.

 

Espérons que les animateurs touristiques feront allusion à l'oeuvre des Récollets, sans oublier la légende du pendu!

 

Jean Panneton, prêtre

Trois-Rivières

 

Voir: http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/opinions/201605/08/01-4979380--saint-james-et-les-recolle ts.php

 


 

Mots-clés: Trois-Rivières Récollets St James Douville


HISTOIRE DE LA CONSTRUCTION NAVALE AU QUÉBEC - PETITE...
Ajouté le 09/08/2015 16:26:12
HISTOIRE DE LA CONSTRUCTION NAVALE AU QUÉBEC - PETITE BIBLIOGRAPHIE DÉTAILLÉE

[BÉLANGER, DIANE]; LA CONSTRUCTION NAVALE À SAINT-LAURENT, ÎLE D’ORLÉANS. Saint-Laurent Î.O., Bibliothèque David Gosselin, 1984, 8½ x 11 pouces, XII, 149 pages. Broché, couvertures souples illustrées, abondantes photographies historiques, cartes et plans. Ce livre fait connaître l’importance de la construction navale à Saint-Laurent, Île d’Orléans. Quelques titres de cet ouvrage : Le cabotage au Québec; Les chalouperies de Saint-Laurent; Les chaloupes à Lapointe; La construction d’une chaloupe; Le chantier maritime de François-Xavier Lachance; La construction des «Whalers»; Les navires des Coulombe; Le «Vapeur Saint-Laurent»; La construction; La scie à ruban; Le lancement; Le transport des fraises; Les excursions; La vie à bord; Principales étapes de la construction, Le chantier maritime de Saint-Laurent; Les belles années des goélettes; Les expériences en mécanique; Des chaloupes renversantes; les «bateaux de cuivre»; etc. Cartes et plans: Carte de Gédéon de Catalogne, 1712 et carte de Nicolas Bellin, 1761 / Carte des sites de construction navale dans la paroisse de Saint-Laurent / Cartes de certaines chalouperies de la paroisse de Saint-Laurent / Plans et coupe centrale de «l’Orléans» / Etc.

{CAP-AUX-DIAMANTS}; Numéro 74, Été 2003 – QUÉBEC MARITIMES : CANOTS, BARQUES, VERCHÈRES, PHARES, ÉPAVES. Québec, les Éditions Cap-aux-Diamants Inc., 2003, 8½ x 11, 76 pages. Revue brochée sur papier de qualité supérieure, couverture souple illustrée, photos, illustrations, portraits. Contenu : Le «Royal William», un vapeur légendaire de Québec, par Mario Béland / «Verchères les chaloupes!», par Danielle Pigeon / Naviguer au temps de la Nouvelle-France – Canots d’écorces et barques, par Armand Therrien / Gens du pays, gens du fleuve, par Sonia Chassé et Martine Bélanger / Les écueils du Saint-Laurent – Le témoignage des épaves, par Marc-André Bernier / Les phares des Îles de la Madeleine, par Jason Bent / 1942 : Alerte dans le Saint-Laurent! Par André Kirouac.

[CASTONGUAY, JACQUES]; LA SAGA DE LA NAVIGATION À QUÉBEC ET SUR LE SAINT-LAURENT. Sillery, Septentrion, 2007, 15,5 x 23 cm, 123 pages. Broché, photos, portraits, plans, cartes, fac-similés. Titres des chapitres : Les autochtones, premiers navigateurs du Saint-Laurent / Les drakkars des Vikings également dans le Saint-Laurent / Jacques Cartier et les voiliers du roi à Stadaconé (Québec) / Pour Samuel de Champlain, 21 traversées de l’Atlantique / Quatre flottes de voiliers armés pour s’emparer de Québec / Des voiliers construits à l’étranger mais aussi à Québec / Un fleuve majestueux, redoutable et grandement sécurisé / L’utilisation mécanique de la vapeur transforme la navigation sur le Saint-Laurent / L’Empress of Ireland et l’Helvétia sombrent à l’est de Rimouski / Le nouvel Empress of Britain : un super paquebot et un champion / La vie des Québécois sur les paquebots des années 1930 / Des sous-marins dans le fleuve durant les deux guerres mondiales / Une destination privilégiée des navires de croisières, des navires marchands et des bateaux de plaisance.

[DUBÉ, FRANÇOISE; GENEST, BERNARD]; CHALOUPERIE GODBOUT : BOUTIQUE ET INSTRUMENTATION, SAINT-LAURENT, ILE D'ORLÉANS. Québec, Ministère des affaires culturelles, Direction générale du Patrimoine, 1976, collection «Dossier» no. 19, 8¼ x 10¾ pouces, 169 pages. Broché, couverture cartonnée flexible, 57 illustrations d’outils et d’instruments anciens utilisés dans une chalouperie, plans. Ouvrage divisé en trois sections : la première identifie l’ensemble des biens inventoriés; la deuxième donne un aperçu historique; la troisième contient en plus du relevé du cadre physique, un catalogue de la totalité des outils et instruments inventoriés dans la boutique de la chalouperie Godbout. Les annexes I à VI contiennent des transcriptions d’actes notariés.

[LÉVESQUE-BABIN, OLIVETTE]; HISTOIRE ET GÉNÉALOGIE DES FAMILLES «ROY ET TREMBLAY Pascal» -- CONSTRUCTION DES NAVIRES À LA BAIE DES HA! HA! La Baie, chez l’auteur, 1995, 20 x 25 cm, 342 pages. Broché, couverture souple illustrée, illustrations, photos, cartes et plans, fac-similés, portraits, notes et références bibliographiques à la fin de chaque chapitre. Abondantes notes généalogiques et historiques sur de nombreuses familles Tremblay. Ce livre nous révèle un fait peu connu : il s’est construit des navires au Saguenay. L’auteur consacre les pages 89 à 160 à la construction navale à Québec, St-Roch et à la Baie des Ha! Ha!

[MATHIEU, JACQUES] ; LA CONSTRUCTION NAVALE ROYALE À QUÉBEC 1739-1759. Québec, Société historique de Québec, 1971, collection «Cahiers d’Histoire» no 23, 15 x 23 cm, XVI, 110 pages. Broché, couverture souple, portrait, cartes et plans dépliants, carte, croquis. Étude à caractère scientifique dans une forme littéraire des plus intéressantes, aisée à lire et facile à comprendre. On y apprend tout sur les entreprises du Roy pour la construction de vaisseaux en Canada : Détails, plans et emplacements des chantiers ; L’approvisionnement en bois de la forêt canadienne ; La main d’œuvre et les gens de métier ; René-Nicolas Levasseur, constructeur. Sept appendices complètent cet ouvrage : A) Principaux types de navires utilisés sous le régime français ; B) Liste des explorations ; C) Liste des exploitations ; D) Rapport de Duhamel de Monceau sur les bois du Canada ; E) Fournisseurs et ouvriers des chantiers du roi ; F) Liste et caractéristiques des navires construits pour le roi, 1739-1759 ; G) Liste des navires construits à Québec par des particuliers. On trouve quatre grandes illustrations dépliantes: L’une intitulée : Démonftration de toutes les pièces qui entrent dans la Consftruction d’un VAISSEAU; l’autre intitulée : Plan du chantier du Vaifsau du Roy le Canada, Et de ses Environs avec le projet de celui qu’on doit construire y ayant Suprimé les Maisons aceptés Par le Roy En mil Sept cent Quarante deux. La troisième intitulée : Plan, Profil et Élevation des Forges du Roy Située À Québec Proche le Quai, Levé le 30 septembre 174 9 – fait à quebec le 3 octobre 1749 – Chauffegros de Lery. La dernière intitulée : Plan du Cul de Sac dans la Basse ville de Québec fait à québec le 1 octobre 1744 par Chauffegros de Lery.

[ROULEAU, MARC]; LA CONSTRUCTION NAVALE À QUÉBEC ET À NEUVILLE AU XIXe SIÈCLE suivi du JOURNAL DE JOS ANGERS dit STÉGUY, MAÎTRE CHARPENTIER AU CHANTIER DE H. DUBORD À NEUVILLE (1865). Neuville, chez l’auteur, 1993, 15 x 23 cm, 230 pages. Broché, couverture souple illustrée, photos, illustrations, plans, fac-similés, bibliographie. Ce livre présente un document inédit, l’année 1865 du « Journal de Jos Angers dit Stéguy » maître charpentier au chantier maritime de Hyppolite Dubord, à la Pointe-aux-Trembles de Québec ou Neuville. Ce journal nous montre les difficultés financières des constructeurs de navires de la région de Québec. Il nous fait connaître Hyppolite Dubord, marchand, homme d’affaires, politiciens et constructeur de navires. On découvre la forte personnalité de Jos Angers, meneur d’homme, son sens social et son humanisme. Le maître charpentier nous décrit non seulement l’ouvrage qui se fait au chantier, mais il nous fait connaître également la condition des travailleurs tant dans leur milieu de travail que dans la vie du village. Afin d'aborder le texte du « Journal » avec une bonne connaissance du milieu et de l’époque, l’auteur fait un historique de la construction navale à Québec au XIXe siècle. Un chapitre illustré de dessins des diverses étapes de la construction des navires à l’époque permet au lecteur de bien suivre le « Journal ». Enfin, les « Livres des Jobs des navires BRIDGITT et CALUMET », présenté en appendice, nous montrent le coût de la construction de ces deux navires ainsi que les salaires payés aux ouvriers.

[REID-MARCIL, EILEEN]; ON CHANTAIT «CHARLEY-MAN» LA CONSTRUCTION DE GRANDS VOILIERS À QUÉBEC DE 1763 À 1893. Sainte-Foy, Les Éditions GID, 2000, 25 x 21 cm, 470 pages. Broché, couverture souple illustrée, plus de 250 illustrations, photos, portraits, fac-similés, tableaux et graphiques, 13 cartes, 10 plans de chantiers navals, volumineuse bibliographie. Le livre le plus complet sur le sujet: Le commerce du bois, le contexte historique de Québec, les constructeurs, l’emplacement des chantiers à partir du régime français (sur la rive nord, à Saint-Roch, à Saint-Sauveur, sur la rivière Saint-Charles, sur la rive sud du Saint-Laurent, à l’Île d’Orléans), les chantiers et leurs installations (cale, carénage, scieries, traçage, forge, chaufferie, ateliers des artisans, chaudronnerie, hangars, clôtures, estacades, etc.), l’administration des chantiers (la main d’œuvre, les prix, etc.), les matériaux et l’armement (le bois, le fer et les autres métaux), les métiers de la construction navale (scieur de long, charpentier, poseur de bordé, calfat, menuisier, sculpteur, forgeron, peintre, doreur, vitrier, poulieur, fabricant de mât, fabricant de pompe, cordier, voilier, gréeur, etc.), les outils utilisés et les méthodes de construction, les voiliers et les événements marquants, et plus encore. L’ouvrage comprend également six appendices : A) La liste des grands constructeurs de navires (nom, naissance et décès, dates du premier et du dernier navire, nombre de navires construits, tonnage); B) La liste des grands voiliers construits dans les limites de port de Québec de 1765 à 1893 (nom jauge, gré, dimensions, constructeur); C) La liste des grands voiliers construits en dehors des limites du port de Québec avec cartes à l’appui; D) La liste des chantiers navals et constructeurs de la région de Québec; E) Fac-similés de 18 documents anciens; F) Une liste de 20 actes notariés et autres documents. Index des navires et index général.

[REID-MARCIL, EILEEN] ; L’EXTRAORDINAIRE DE CHARLES WOOD : LE COLUMBUS ET LE BARON OF RENFREW, DEUX GRANDS NAVIRES-RADEAUX DE BOIS. Québec, les Édition GID, 2011, 15 x 22,5 cm, 91, [3] pages. Broché, illustrations, croquis, plans, nombreuses cartes, fac-similés. Alors qu'elle effectuait des recherches à la bibliothèque Mitchell à Glasgow, Eileen Reid Marcil est attirée par un document rédigé par Charles Wood qui avait écrit son point de vue sur l'histoire de grands voiliers construits à l'île d'Orléans, le Columbus et le Baron of Renfrew. Il ne lui en fallait pas plus pour entreprendre et poursuivre des recherches minutieuses sur l'extraordinaire exploit de Charles Wood de construire ces deux gigantesques navires-radeaux à l'anse du Fort. Dans ce deuxième livre d'une collection sur la construction navale à Québec au XIXe siècle, Eileen Reid Marcil nous raconte comment Charles Wood a acquis une place dans l'histoire du port de Québec et de la construction navale ailleurs dans le monde.
 
(Préparée à partir du catalogue d’un bouquiniste).

Mots-clés: Navigation Construction Chalouperie Bateaux Québec Maritime


Les Bareil en région de Maskinongé, terre ancestrale
Ajouté le 06/15/2015 10:23:26
 
Les Bareil en région de Maskinongé, terre ancestrale

Le presbytère de Maskinongé fut plus tôt l’objet d’un article de Marie-Josée Montminy (Le Nouvelliste, 11-11-2014). La survie de la bâtisse patrimoniale intéressait le violoniste Antoine Bareil.

L’artiste manifeste alors son intérêt généalogique. Il dit : « Je devais souvent épeler mon nom, et les gens me demandaient souvent d’où il provenait ». Peut-être lui poserions-nous les mêmes questions.

Ses recherches lui apprirent que le pionnier-terrien Jean-Pierre Bareil était un soldat français arrivé à Québec dans les années 1750. Vraisemblablement après la Conquête, il s’établit à Saint-Justin et son fils à Maskinongé, rang du Pied-de-la-Côte.

Le musicien découvrit encore que l’un de ses aïeux, Gilbert, avait habité le premier presbytère du lieu, vendu au moment de la construction de l’église et du presbytère actuels de Maskinongé.

Laissons Antoine Bareil s’intéresser à l’avenir du presbytère actuel et tentons d’établir sa lignée patrilinéaire:
Antoine Bareil, violoniste (Valérie MILOT, harpiste)
André Bareil (Sylvie BASSARABA)
 
Viateur Bareil (Jeanne D'Arc SALOIS)
Viateur d. 02-09-2009, Trois-Rivières, âgé de 82 ans. Reconnu comme un grand sportif.
 
Joseph Bareil, m. 10-05-1910, Ste-Thècle, Léonida FOURNIER
Léonida Fournier est la fille d’Isaac Fournier et de Rose Boucher. Née à St-Paulin le 17-01-1889, elle décède le 28-12-1963 à Shawinigan.
 
Gilbert Bareil, m. 03-04-1883, Maskinongé, Anne-Marie/Anna MARCHAND
Marie-Anne Marchand est la fille d’Isaïe Marchand et de Félicité Dugas. 
 
Alexandre Bareil, m. Saint-Michel (Yamaska), 12-08-1857, Marie-Christine ARCAND
Marie-Christine Arcand est la fille de Jean-Olivier Arcand, arpenteur,  et de Marguerite Pélissier. Alexandre Bareil, né le 08-09 et bapt. le 09-1822, à St-Joseph de Maskinongé, est parfois désigné sous le prénom d'Alexis et sous le  patronyme de Bareil dit Lajoie. À son mariage, il signa Alexandre Bareil. Il étudia au Séminaire de Nicolet de 1834 à 1843 et y enseigna  les éléments en 1844-1845. Il fut cultivateur, secrétaire-trésorier scolaire, juge de paix, maire de Maskinongé et préfet du comté de 1855 à 1857. Élu conseiller législatif de la division de Lanaudière en 1862, il décéda le 18 ou 19-11-1862 et fut inhumé le 24-11-1862, à St-Joseph de Maskinongé.
 
Alexis Bareil, m. 16-10-1821, Esther ROY
Esther Roy est la fille de Jacques Roy, cultivateur, et d'Angélique Vanasse.
Né le 26-09 et bapt. 27-09-1795, dans la paroisse Saint-Joseph de Maskinongé, Alexis Bareil dit Lajoie fut cultivateur, enseignant dans la milice, lieutenant, député, patriote pendant l'insurrection de 1837, marguillier de la paroisse. Il décéda le 15-08-1863 à Maskinongé et fut inh. le 17-08 dans l'église paroissiale.
 
Alexandre Bareille, m. 25-10-1790, Maskinongé, Élizabeth DUCHÉNY
Elizabeth Duchény était la fille de Pierre Duchény et de Marianne Ayot.
Aussi appelé Alexis Bareil, dit Lajoie, Alexandre était cultivateur.
 
Jean-Pierre Vareilles, m. Marie PETIT
Marie Victoire Petit dit Milhomme ou tout simplement Marie Petit, née le 23-10-1740 à St-Augustin-de-Portneuf, est la fille de Jean Petit dit Milhomme et de Marie Catherine Tapin. Le pionnier Jean-Pierre Vareilles/Vareilhes/Bareilles/Bareilhes Bareille/Bareil dit Lajoie serait né le 29 mai 1731 et fut baptisé le 31 mai 1731, au lieu dit Bellegarde, paroisse de Saint-Jean-de-Blaucau, commune de Montredon, arrondissement et évêché de Castres, département du Tarn, région de Midi-Pyrénées, France. De Rochefort, il s’embarqua pour la Nouvelle-France le 3 mai 1755, engagé dans le Régiment La Reine. Lajoie fut le surnom de ce soldat-cordonnier. Il épousa vers la fin de 1760, et avant 1761, Marie Victoire Petit dit Milhomme. Le mariage eut lieu probablement à St-Augustin-de-Desmaures où vivaient encore les parents de Marie le 29 octobre1753 – mariage de Marie-Agathe Petit – et le 11 avril 1763 – mariage d’Ambroise Petit ou Milhomme, qui se remaria le 20-10-1766, à St-Augustin-de-Desmaures. Les registres de cette paroisse manquent entre 1758 et 1762 inclusivement. Jean-Pierre et Marie décédèrent à Maskinongé en 1805, lui le 02-06, elle le 04-06. Les actes d’inhumation indiquent qu’elle avait environ 64 ans et qu’il en avait 84 ou 85, ce qui ne correspond pas à l’année de naissance indiquée plus haut.
 
Jacques Vareilles/Vareilhes/Bareilles/Bareilhes, m. Marthe SEVERAC,
14-03-1720, canton de Vabre, en France.


CGagnon

Mots-clés: Bareil Maskinongé


ROSALIE CADRON ET JEAN-MARIE JETTÉ – Notes généalogiques - DE LEURS...
Ajouté le 06/08/2015 09:47:03

ROSALIE CADRON, Vénérable, veuve, religieuse fondatrice, 

ET JEAN-MARIE JETTÉ - Notes généalogiques -  DE LEURS ENFANTS ET DE LEURS DESCENDANTS



Le couple :


Rosalie Cadron-Jetté, fille d’Antoine Cadron dit St-Pierre et de Rosalie Roy dite Desjardins, est née le 27 janvier 1794 à Lavaltrie et fut baptisée le même jour à la paroisse St-Antoine (Microfilm). Elle épousa Jean-Marie Jetté le 7 octobre 1811 à St-Antoine, Lavaltrie (Microfilm). Ils eurent onze enfants, dont six survécurent. Rosalie décéda à Montréal le 5 avril 1864 et fut inhumée le 8. Jean-Marie Jetté, fils de Joseph et d’Agathe Gauthier, était né à Mascouche le 28 février 1778 et fut baptisé à St-Michel le 1er mars 1778 (Microfilm). Il fut cultivateur, puis journalier. Le choléra l’emporta le 14 juin 1832 et il fut inhumé le 15, à Notre-Dame de Montréal (Microfilm).


Devenue veuve, sage-femme, ROSALIE CADRON-JETTÉ fonda à Montréal, le 1er mai 1845, ce qui allait devenir l'Institut des Soeurs de Miséricorde.


Elle fut déclarée Vénérable le 3 décembre 2013 par l’Église catholique.


Leurs enfants et descendants:


JOSEPH JEAN MARIE  JETTÉ – Marguerite Galand


L’aîné de la famille, Joseph Jean Marie, est né à Lavaltrie et fut baptisé le même jour, 14 juin 1812, à St-Antoine (Microfilm). Cordonnier, il épousa Marguerite Gallant le 29 septembre 1835 à Notre-Dame de Montréal (Microfilm).  Catherine, née le 05-11 et bapt. le 06-11-1807, aussi à Notre-Dame (Microfilm), était la fille de Pierre Galland, d. 13-02-1854, et de Catherine Boisson Sanscartier, d. 04-10-1852. On a trouvé Jean-Marie dans le recensement américain de 1850. Connu sous le nom de Jo Sta, il vivait à Plattsburgh avec sa femme. Leurs descendants sont inconnus. Les beaux-parents Galant et Boisseau se trouvèrent sous les noms de Pierre et Catherine Gallon. Une sœur de Marguerite, Catherine, née à Montréal le 16-10-1788, décéda le 17-08-1871, à Plattsburgh, NY. Le 27-05-1792, elle avait épousé à Montréal, Amable Boisy, décédé auparavant, aussi à Plattsburgh, le 19-04-1860.


MARIE ROSE JETTÉ – Romuald Thomas


Marie-Rose Jetté, l’aînée des filles, est née à Lavaltrie, le 19 juin 1813, et fut baptisée le même jour à St-Joseph-de-Lanoraie (Microfilm). Le 29 juillet 1833, à Notre-Dame de Montréal, elle épousa Romuald Thomas (1813-1846), cordonnier, fils de Daniel (n. ca 1780) et de  Marie-Ursule Raza (n. 02-03-1793, Montréal). De leurs huit enfants, seuls les jumeaux Joseph Jean-Marie et Maximin-Norbert ont laissé des descendants. De nombreuses familles souches de cette union vécurent au Québec, dans la région de Montréal principalement. Au XIXe siècle, ils habitaient dans les paroisses Sainte-Brigide et Saint-Pierre-Apôtre, près de l'hôpital de la Miséricorde.


PIERRE JETTÉ – Geneviève Paul


Pierre Jetté, le troisième enfant, est né le 7 mai 1815 à Lavaltrie et fut baptisé le 8 à St-Antoine (Microfilm). Il était cordonnier. Il épousa Geneviève Paul le 26 octobre 1841. Trois de leurs enfants moururent en bas âge. Seule une fille, Marie-Rose de Lima, survécut qui ne s’est pas mariée. Cette branche de la famille n'a donc pas de descendants.


FRANCOIS – Henriette Castagnier


François Jetté, le quatrième, naquit à Lavaltrie  le 2 décembre 1817 et fut baptisé le 3 (Microfilm). Il épousa Henriette Castagnier vers les années 1837-38, peut-être à St-Anicet. L’acte de leur mariage demeure introuvé. De leurs quatorze enfants,  six  - dont cinq se feront citoyens américains - eurent plusieurs descendants. On sait que leur fille aînée, Hedwidge, né en 1858, vécut à New York. Elle avait épousé Louis Lemieux.


LÉOCADIE JETTÉ – Pierre Barnabé dit Laroche


Léocadie Jetté, cinquième enfant, naquit à Lavaltrie le 30 avril 1819 et fut baptisée le 1er mai, à St-Antoine-de-Lavaltrie (Microfilm). Le 14 novembre 1842, elle épousa à Notre-Dame de Montréal, Pierre Barnabé dit LAROCHE (1820 – 16-06-1903), fils mineur de Joseph Barnabé dit Laroche, journalier, n. 23-01-1772, Laprairie, et d’Agnès Migny, n. ca 1793, de cette paroisse. Léocadie décéda à Montréal.


Ils eurent quatre enfants, dont Zotique – le seul ayant eu des descendants qui restèrent au Québec et habitent surtout dans la région de Montréal  - et Léocadie :


- Pierre Joseph Zotique Laroche (1846  -  27-10-1912, Montréal) m. 1879, Adèle Bengle. n. 17-05-1861, St-Paul d'Abbotsford. Ils eurent onze enfants dont Joseph Charles Laroche et Omer Laroche.


- Léocadie Laroche m. Louis Lafontaine.


LÉONARD HENRI HONORÉ (HENRY) – Anastasie Hubout dit Tourville


Le cadet de la famille, Joseph Léonard Honoré (Henry) Jetté, est né à Lavaltrie le 28 mai 1821 et fut baptisé le 31 mai (Microfilm). Il épousa Anastasie Hubout dit Tourville (n. 1826), le 27 novembre 1843, à Montréal. Leurs enfants (14) s’installèrent aux États-Unis vers 1870, à la recherche d’un emploi stable et d’un avenir meilleur. Dans le recensement de Plattsburgh, le nom de famille Jetté est devenu Stay. Très attachée à ses racines québécoises, cette branche de la famille, souvent par les brus, a trasmis l’histoire de Rosalie de génération en génération.


Cinq autres enfants de Rosalie et de Jean-Marie sont rapportés mort-né ou décédés en bas-âge :


Un bébé anonyme, mort-né (1823),

Marie Edwige (n. 1825 – d. 1827),

Antoine (n. et d. 1827),

Hedwige (n. 1830 – d. 1831),

Marie Hedwige (n. 1832 – d. 1836).



SOURCES PRINCIPALES :


CÔTÉ, Isabelle, Descendants américains de Rosalie Cadron et de Jean-Marie Jetté, article paru en anglais le 08-05-2011 sur la page Maison Rosalie-Cadron de Facebook et partagé le 11-03-2012.

DRAKE, Timothy, July 21, 2005 – Internet: In reply to: connection with GALLAND family in France – Isabelle QUEMENER, 8/21/03. 

Hgregoire2012. Sur Planète Généalogie, 28 janvier 2012.

LANGLOIS, Yvon, Une lanterne dans la nuit - Rosalie, sage-femme, Montréal, Y. Langlois, 1996, 105p.

Et autres données sur le Web.

 

Mots-clés: Cadron Jetté Lavaltrie


Le régiment de Carignan-Salières : En 2015, 350e de son arrivée
Ajouté le 04/23/2015 13:33:02
Pour souligner cet anniversaire, je présente un
Extrait de Nouvelles de CHEZ NOUS, Vol. 5, no 8, décembre 2014 - Salon du patrimoine familial, 350e de l’arrivée du régiment de Carignan-Salières: 27, 28 février et 1er mars 2015- Laurier Québec.

Le régiment de Carignan-Salières
   En 1665, quelque 1 140 officiers et soldats de ce régiment débarquent pour défendre la colonie contre les attaques iroquoises et, éventuellement, peupler la colonie. En plus des membres de ce régiment, 160 officiers et soldats des compagnies du sieur de Tracy arrivent la même année. Plusieurs soldats de ces troupes s’implanteront aussi ici.
   Sur les presque 400 officiers et militaires restés au Canada, 285 ont pris épouse, en majorité des Filles du Roy, 252 militaires ont eu des enfants. Aussi, un très grand nombre de Québécois ont pour ancêtres des militaires devenus colons.
   Au-delà de nos arbres généalogiques, la mémoire du régiment de Carignan-Salières est également ancrée dans notre environnement. De nombreuses villes en bordure du fleuve Saint-Laurent et dans la vallée du Richelieu ont été fondées par des officiers du régiment et des compagnies de Tracy.
Michel Couture, Coordonnateur du salon


Mots-clés: Carignan Salières Tracy




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