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Les satellites et la météo
Ajouté le 12/30/2008 13:51:47
Il existe deux grands types de satellites météorologiques de même que deux types d'images satellites.

Les types de satellites

Ceux dont on voit habituellement les photos sont des satellites à orbite dite géo-stationnaire ou géosynchrone.  Ces satellites tournent en même temps que la terre au-dessus de l'équateur et à un point fixe à une altitude généralement de 35 000 kilomètres.  Par contre, ces satellites donnent des images de mauvaise qualité au nord du 60ième parallèle nord (dans l'hémisphère nord et au sud du 60ième parallèle sud dans l'hémisphère sud).  Ces satellites prennent toujours des photos des mêmes régions du globe à intervalle variant entre 15 et 30 minutes, selon les besoins.  On peut donc facilement "superposer" plusieurs photos pour en faire une animation.

Pour les régions au nord du 60ième parallèle nord (et au sud du 60ième parallèle sud) on utilise les satellites à orbite polaire.  Ces satellites, dont l'orbite se situe aux alentours de 800 kilomètres, passent au-dessus des pôles en plus ou moins 90 minutes, mais la rotation de la terre fait qu'il ne balaient pas le même corridor d'une orbite à l'autre.  On ne peut utiliser ces photos pour faire une animation.

Les types de photos

Les satellites sont équipés de plusieurs capteurs.  Il y a le capteur de lumière visible, qui nous montre, en noir et blanc, ce que nous verrions si nous étions à bord du satellite.  Comme la nuit il y a absence de lumière, ces capteurs ne peuvent être utilisés que lorsque le soleil éclaire la partie du globe que survole le satellite.  La lumière visible a des longueurs d'ondes se situant entre 0,4 et 1,1 micron (un micron équivaut à un millionième de mètre ou un millième de millimètre).

Il y a également le capteur à infra-rouge.  Plus un nuage est près de la terre, plus il est chaud et plus il est élevé en altitude, plus il est froid.  Le capteur à infra-rouge photographie donc la température du nuage, contrairement au capteur de lumière visible.  Et contrairement à ce qui se passe dans le spectre visible, les écarts de températures se rencontrent aussi bien le jour que la nuit.  Ce capteur peut détecter des nuages très élevés et très minces, invisibles au détecteur du spectre visible.  Les capteurs infra-rouges sont sensibles aux longueurs d'ondes comprises entre 10,5 et 12,5 microns.

Les données recueillies par les satellites sont utilisées par le super-ordinateur qui analyse ces données en conjonction avec celles des observations météorologiques au sol, des radio-sondages, des rapports de pilotes (aviation), etc. pour ensuite émettre les prévisions.

Des algorithmes ont également été développés qui combinent des éléments des photos visibles et infra-rouges pour des tâches plus spécifiques, comme la détection de feux de forêts en été.

Pour plus d'informations, consulter la FAQ d'Environnement Canada consacrée aux satellites: http://texte.www.meteo.gc.ca/mainmenu/faq_f.html#satellite1

GdeCP


Mots-clés: Photos Satellites Visible Infra-rouge


Bureaux d'Environnement Canada au Québec
Ajouté le 12/24/2008 14:08:19
Jusqu'en 1995, il y avait au Québec un bureau de prévisions météorologiques (CMQ), situé à Montréal, et des bureaux (de service) météorologiques (BM) un peu partout au Québec.  Ces bureaux étaient situés à Val-d'Or (+/- 7 techniciens), à Québec (7 techniciens), à St-Hubert (+/- 5 techniciens), à Sept-Iles (2 techniciens), à Trois-Rivières (1 technicien), à Sherbrooke (1 technicien), à Jonquière (1 technicien) et à Montréal (+/- 10 techniciens).  On notera qu'il y avait donc deux entités distinctes à Montréal.

Au CMQ, on préparait les bulletins de prévisions trois fois par jours pour le public, deux fois par jour pour la marine et quatre fois par jour pour l'aviation.  Si les prévisions météorologiques différaient des conditions observées au-delà d'un certain seuil, un amendement était émis, principalement pour l'aviation, grande consommatrice de prévisions.  Il y avait également une unité de temps violent qui s'occupait uniquement des situations potentiellement dangereuses, comme les orages violents en été, les tempêtes de neige en hiver, les pluies diluviennes ou tout autre phénomène météorologique.  Le CMQ était en opérations 24 heures par jour, 365-366 jours par année.

De leur côté, les BM offraient un service de consultation à l'aviation et à la population.  C'est-à-dire qu'on y diffusait les informations aux différents utilisateurs.  Parmi les utilisateurs autres que l'aviation, on dénombrait entre autres de nombreux agriculteurs en été, les déneigeurs et les municipalités en hiver, etc.  À Québec, à St-Hubert et à Val-d'Or, une autre tâche était rattachée au travail du technicien en devoir: celle de faire de l'observation météorologique.

Toutes les heures, l'observateur devait aller à l'extérieur pour observer les différents paramètres: température, point de rosée, visibilité, type et intensité des précipitations (si présentes), type, étendue et hauteur des nuages.  Ces données étaient complétées à l'intérieur par la lecture du baromètre pour la pression atmosphérique et de l'anémomètre pour la vitesse et la direction du vent.  Certains critères faisaient en sorte que l'observateur devait faire un rapport spécial si les conditions météo changeaient, si des phénomènes étaient observés ou cessaient de l'être, etc.

En 1995, EC a décidé de fermer les BM de la province pour réunir tout le personnel dans trois Bureaux des services météorologiques et environnementaux (BSME).  Ces BSME étaient situés à Montréal, à Québec et à Rimouski.  Les prévisionnistes du CMQ de Montréal ont été répartis dans ces trois BSME de même que les techniciens des BM.  On a aussi "divisé" la province en trois zones dont la responsabilité a échu à chacun de ces bureaux.  On y préparait les prévisions et on donnait les service au public en général et au public plus spécifique (agriculture, déneigement, etc.).  Les services à l'aviation ont été transférés à Transports Canada, sauf la préparation des prévisions qui demeurait sous la juridiction d'EC.  De plus, l'unité du temps violent voyait son personnel disséminé dans les trois BSME avec une prépondérance pour celui de Montréal.

Puis, en 2005, on a de nouveau décidé de "rationaliser" les services en fermant les BSME de Québec et de Rimouski pour ramener presque tout le personnel à Montréal dans ce qui est maintenant connu sous le nom de Centre de prévision des intempéries (CPI).  Plusieurs des techniciens qui avaient vus leur BM fermer en 1995 ont décidé de ne pas déménager à Montréal et ont dû prendre une retraite anticipée.  Il ne reste maintenant que deux employés à Québec et une demi-douzaine à Rimouski alors que ces deux BSME avaient chacun une quinzaine d'employés.

Pour ce qui est du service à la population, EC compte de plus en plus sur l'Internet ce qui lui permet de réduire son personnel (et par le fait même le contact de personne à personne).  Au fil des années, il s'était établi une certaine complicité entre le personnel des BM, puis des BSME, avec la clientèle.  Si un utilisateur veut communiquer avec une vraie personne d'EC, il doit maintenant utiliser les lignes payantes, les fameux numéros 1-900.

GdeCP

Mots-clés: Station Québec Environnement Canada


Le facteur éolien
Ajouté le 12/23/2008 20:33:49
Qu'est-ce que le facteur éolien ou facteur-vent?  Non ce n'est pas mon beau-frère qui travaille pour Postes Canada et qui passe toujours en coup de vent.

D'abord qu'est-ce que ce fameux facteur éolien?  C'est l'effet combiné des basses températures et du vent sur tout objet qui dégage de la chaleur.  Plus l'air est froid, plus un corps chaud se refroidit, ce qui est évident.  Si on ajoute un mouvement de l'air (le vent), on augmente la rapidité de la déperdition de chaleur de ce corps chaud.

Mais la température ce corps de moins en moins chaud ne sera jamais plus basse que celle de l'air ambiant.  Une analogie qu'on pourrait utiliser est celle du moteur d'un véhicule.  Après avoir atteint une certaine température en roulant, lorsqu'on éteint le moteur, il commence à se refroidir.  Ce refroidissement se fait à un certain rythme selon la température ambiante, jusqu'à atteindre cette température ambiante.  Si on ajoute du vent, le refroidissement se fera plus rapidement, mais sans jamais passer sous la température ambiante.

Pour nous, c'est un peu la même chose.  Il y a par contre une différence importante: la température du corps humain doit demeurer à un certain niveau pour que celui-ci continue à être confortable.  Si la température descend sous un certain seuil, c'est l'hypothermie et les problèmes que ça entraine.  Par temps froid, une mince enveloppe d'air chaud est générée par le corps, agissant comme isolant avec l'air ambiant.  Cette couche isolante est continuellement renouvelée et, lorsque le vent se met de la partie, à un rythme de plus en plus rapide au fur et à mesure que le vent augmente.  Le corps doit donc "travailler" plus fort pour maintenir une température "viable".

Lorsque nous nous habillons chaudement en hiver, nous mettons en fait des couches isolantes d'air entre notre corps et l'air froid de l'extérieur.  Ces couches d'air sont retenues par les matériaux avec lesquels sont faits les vêtements.

Le facteur éolien a d'abord été calculé à partir d'études qui ont été faites dans les années 1940 pour tenter de connaître les effets du vents par temps froid sur la peau exposée.  On a par la suite développé une formule mathématique qui tenait compte de la température mesurée et du vent.  Mais celle-ci n'était pas parfaite.  Il y a quelques années, Environnement Canada a entrepris de "moderniser" la formule.  On a donc utilisé des cobayes humains qui se sont prêtés à toute une série de tortures sous de basses températures avec du vent et des précipitations.

On a ainsi raffiné la formule mathématique qui avait été développée il y a une soixantaine d'années et c'est ce qui est utilisé maintenant.

Mais il n'y a pas de stations qui mesurent le refroidissement éolien.  Celui-ci est calculé selon la température et le vent, soit observés, soit prévus.

Pour plus de détails, vous pouvez consulter la pages d'Environnement Canada sur le sujet au: http://www.smc.ec.gc.ca/education/windchill/index_f.cfm et même y télécharger un petit programme à installer sur votre PC.

GdeCP


Mots-clés: Vent Froid Facteur éolien


Court, moyen ou long terme?
Ajouté le 12/12/2008 01:16:52
Des "prévisions" à plus ou moins long terme.

J'ai mis le mot prévisions entre guillemets, parce que, selon moi, plus on veut aller loin dans le temps, plus un fait une prédiction, comme une liseuse de cartes.

Environnement Canada (EC) prépare des prévisions de deux jours avec un aperçu pour les trois jours suivants.  48 heures de prévisions et 72 heures d'aperçu.  Même avec les ordinateurs les plus puissants, nous ne pouvons faire beaucoup plus (l'ordinateur d'EC a longtemps été le plus puissant au Canada).

Il y a deux modèles de prévisions développés au Canada, le modèle Régional qui tourne avec une grille de 15 km et le modèle Global qui a une grille variable, c'est à dire assez "lâche" sur tout l'hémisphère nord, mais plus fine sur le Canada.  On tire les prévisions du modèle Régional et les aperçus du modèle Global.  Les modèles travaillent de façon similaire: à partir des données de l'heure zéro, ils calculent pour faire une prévision valide à H+15 minutes.  Ils reprennent les données calculées pour H+15 minutes et recalculent pour faire une prévision valide à H+30 minutes.  Et ainsi de suite pour faire une prévisions valide à H+48 heures.

Le modèle Régional finalise ses prévisions entre 2 et 3 heures après l'heure de départ et le modèle Global entre 3,5 et 5 heures après l'heure de départ.

Mais ces modèles sont entièrement dépendants des données de départ, c'est à dire des observations météorologiques.  Ces observations sont celles faites par les observateurs humains, par les stations automatiques, par les radars météorologiques, par les photos satellites, par les bouées en mer (fixes ou dérivantes), etc.  La moindre erreur de donnée peut résulter en des prévisions totalement erronées.

Par exemple, lors de l'introduction des premiers ordinateurs en météorologie, un chercheur trouvait que les données à 6 décimales étaient beaucoup trop précises et il a décidé de faire effectuer les calculs avec des données à 3 décimales.  Il a obtenu un certain résultat.  Mais par curiosité il a fait effectuer une autre série de calculs avec les données à 6 décimales et les résultats ont été complètement différents.  Donc si la quatrième décimale apporte des changements, que peut faire une erreur à la première décimale?  Et nos instruments sont généralement lus à la première décimale...

J'ai vu une simulation par ordinateur d'une certaine situation dans l'Atlantique nord qui a amené une petite perturbation sur le sud de l'Angleterre.  On a refait la même simulation en modifiant légèrement une seule température sur l'Atlantique et on s'est retrouvé avec une tempête formidable sur le sud de l'Angleterre.

Tout ça pour dire que plus on veut aller loin dans le temps, plus on risque de dévier et de produire de faux espoirs ou de fausses peurs.

GdeCP


Mots-clés: Aperçu Météo Long Terme


Météo, si tu m'étais contée...
Ajouté le 12/12/2008 00:33:36
Les mesures de neige au Québec

 

 

Afin de démystifier quelque peu les méthodes de mesures de la chute de neige, jetons un coup d’œil sur les Centres de prévisions du Québec. Environnement Canada, la météo télévisée…

 


 

Avant 1995.

Jusqu'à cette année-là, il y avait une demi-douzaine de bureaux météorologiques à travers la province, en plus du Centre des prévisions du Québec(CPQ) à Montréal.  Dans chaque bureau il y avait entre 6 et 10 techniciens travaillant par quarts et assurant une présence 24 heures sur 24, 7 jours par semaine (sauf à Sherbrooke et à Trois-Rivières où un seul technicien donnait le "service" de 8h à 16h du lundi au vendredi).
 
Parmi les tâches de ces techniciens, il y avait l'observation météorologique.  L'observateur devait faire un rapport à toutes les heures, plus souvent si les conditions météorologiques changeaient selon des critères précis.  Il devait également faire un rapport spécial toutes les 6 heures, rapport qui incluait la mesure des précipitations (pluie, neige, grésil, verglas, etc.) et, dans le cas de mélanges, il devait déterminer la quantité de chacun des éléments.
 
Ces rapports dits "synoptiques" se faisaient à minuit TU, à 6h TU, à midi TU et à 18h TU (TU ou TUC = temps universel [coordonné] autrefois connu sous GMT).  Le TU équivalant à HNE-5h (ou HAE-4h), la "journée climatologique" au Canada était de 6h TU à 6h TU le lendemain, soit de 1h HNE à 1h HNE le lendemain [2h HAE à 2h HAE].  On faisait donc le cumul des précipitations mesurées pour chaque période de 6 heures afin d'obtenir le total quotidien à 6h TU ou 1h HNE (tous les sommaires météorologiques au Canada utilisent l'heure normale locale, même en été).


De plus, deux fois par mois, à certaines stations d'observation, on mesurait la neige sur un parcours de dix points loin de toute perturbation humaine: en terrain en partie dégagé et en partie en milieu boisé.  Ce relevé consistait en la mesure de l'épaisseur de la neige, son poids et l'équivalent en eau pour en connaître la densité.
 



Après 1995.


Les bureaux météorologiques ont été fermés et les techniciens "rapatriés" dans 3 Bureaux des services météorologiques et environnementaux(BSME): Montréal, Québec et Rimouski pour lesquels on a "divisé" la province en trois zones de responsabilité.  Les observations météorologiques ont été confiées en partie à des stations automatiques, en partie à Transport Canada (devenu depuis Nav Can) pour ce qui touche l'aviation.  Comme l'aviation n'a que faire des mesures de précipitations, celles-ci ont été abandonnées pendant un certain temps, puis Environnement Canada a trouvé des "contractants" privés pour s'acquiter de la tâche de la mesure de la neige.

 

Mais ces "contractants" ne travaillent pas la nuit.  Les mesures sont donc faites à 6h HNE, à 7h HNE, à midi HNE, à 18h HNE et à 22h HNE.  La journée climatologique de mesure de neige a donc du être modifiée en conséquence: la portion de 22h à minuit étant maintenant comptabilisée le lendemain.  Ce qui fait que les bases de données d'avant 1995 et d'après 1995 sont difficilement conciliables.  Le lieu où sont prises ces mesures a aussi changé pour le rendre plus accessible aux employés des contractants, donc aussi à des effets perturbateurs .(circulation, déneigement, etc.).  De plus, comme ces contractants n'ont pas la formation que nous, techniciens, avions reçue, les mesures laissent parfois à désirer.
 

Gilles de C. Paquettte

 

 
PS-1  J'ai d'abord suivi le cours de technicien-observateur en météo à l'automne 1970, cours donné par Transport Canada dont relevait la météo à l'époque.  Par la suite. j'ai suivi un autre cours de formation à Scarborough, près de Toronto, de janvier à mai 1971.  Puis Environnement Canada a été créée et c'est pour ce ministère que j'ai commencé à travailler.  Ma première "affectation" a été à Kuujjuak (Fort Chimo) pendant 3 mois, puis ce fut Hall Beach sur la péninsule de Melville pendant 9 mois.  Je suis revenu au Québec à Inukjuak où j'ai passé 12 mois, pour me retrouver à Nitchequon pendant 5 mois.  Je suis retvenu à la "civilisation" à Sept-Iles où j'ai travaillé pendant 2 ans et demi; c'est durant ce "séjour" que j'ai suivi d'autres formations à Ottawa et à Cornwall.  Puis ce fut Mirabel de 1976 à 1982 et enfin Québec jusqu'à ma retraite en 2005.

PS-2  En 2005, les BSME de Québec et de Rimouski ont été fermés et le personnel rapatrié en grande partie à Montréal; seules des "antennes" avec seulement 2 ou 3 employés (des porte-parole) subsistent encore dans les deux villes de l'est de la province.PS-2 c'est vrai que je suis un peu amer en voyant comment ça se passe maintenant: toute l'expertise que nous avions développées jusqu'en 1995, toutes les bases de données climatologiques que nous avions patiemment montées au fil des ans n'ont pas survécu aux changements technologiques; ces bases de données sont toujours là, mais rien ne vient plus les compléter, les améliorer, compte tenu de l'impact des changements climatiques que nous vivons.

 


 

 Pour un bilan officiel de tombée de neige au Québec 2007-2008 : 

 

 

http://www.criacc.qc.ca/climat/suivi/CumulPluieNeige/CumulNeige20072008_f.html

Mots-clés: Météo


Les Miss météo de ce monde...
Ajouté le 12/12/2008 00:30:28
D'où viennent les informations des présentatrices météo?

Je ne parlerai pas de Johanne Blouin et de Pascal Yacouvakis, tous deux anciens prévisionnistes d'Environnement Canada (EC) et très au fait de la météorologie, quoique Johanne a quelques fois communiqué avec nous pour des plus amples informations.

Du temps où je travaillais au BSME de Québec, entre 1995 et 2005, deux Miss Météo nous consultaient régulièrement.  Il s'agit de Carole Roy de Radio-Canada et Nathalie Clark de TVA.  Toutes deux prenaient leurs informations chez nous et les diffusaient d'une façon professionnelle et sans "bavures".  En fait, elles utilisaient les bons termes au bon moment et pour les bonnes choses.  Éventuellement, Colette Provencher, de TVA Montréal, a aussi commencé à nous consulter de même qu'Annick Dumontais qui était à Salut Bonjour de TVA.

Toutes ces présentatrices avaient reçu une certaine formation sur la façon de diffuser la météo et sur les termes à utiliser.  Elles donnaient l'heure juste, sans faire un show de la météo.

Maintenant, comme EC a réduit son service à la clientèle qui ne travaille plus en soirée, celles qui diffusent les informations météo doivent soit consulter le site internet d'EC réservé aux médias, soit se tourner vers MétéoMédia.

De plus, on prend n'importe qui pour faire la météo et j'entends des expressions qui me font dresser les cheveux sur la tête.  L'exemple le plus frappant est celui de Radio-Canada à Québec où, au bulletin de 18h, c'est la même chroniqueuse qui fait et la météo et les arts.  Où est le lien?

Quand on dit qu'il y a "30% de risque de pluie" ou "70% de risque de neige" je trouve ça ridicule.  Un risque ne doit être associé qu'à un événement potentiellement dangereux comme l'orage ou la pluie verglaçante.  La pluie en elle-même n'est pas dangereuse, la neige non plus.

Quand j'entends qu'on prévoit une tempête de neige avec 10 à 15 cm et des vents de 20 à 40 km/h, je n'en reviens pas.  Une tempête de neige implique un minimum de 15 cm de neige et des vents d'au moins 30 à 50 km/h.  Même la dernière chute de neige de 38 ou 40 cm à Québec mardi (9 décembre) ne peut être qualifiée de tempête puisqu'un des deux éléments manquait: il n'a pas venté ou presque pas.  Une bonne bordée oui, une tempête NON.

Mais faut que ça attire.  Faut que ça flashe.

GdeCP

Mots-clés: Météo Miss





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