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rouquine
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Lettre ouverte
Ajouté le 01/12/2009 22:29:14

Samedi 10 janvier

 

Le soleil a déployé ses millions de rayons afin de nous chauffer le bout du nez malgré les moins quelques degrés et ces milliers de flocons qui habillent nos terres dans ce merveilleux mois d'hiver.

 

Le temps d'un signe de croix, d'un recueillement, d'une procession quelque peu bruyante mais combien apaisante.

 

Le doux carillon, nos pas crissant sur cette neige durcie, des larmes autant de joie que de peine, de la sérénité, paix et quiétude règnent sous ce toit, dans cette chaumière chaleureuse et apaisante.

 

Le témoignage remplie d'anecdotes autant de qualité dite par cette jeune fille, droite, pale et tremblante, à peine 20 ans. Des mots d'amour adressés à une personne chère.

 

Elle cherche son frère de 4 ans son ainé pour se donner du courage, elle pose alors les yeux sur cette chose incongrue, surmonté d'un magnifique bouquet dont les odeurs nous chatouillent les narines.

 

Elle croise le regard de sa maman, si courageuse, si sereine, si calme afin de continuer sa croisade. Elle revient, s'éffondre dans les bras de son frère, de son copain, et de ma fille. Tenant sa ptite maman bien serrée dans ces bras, cherchant du réconfort.

 

D'autres témoignages, d'autres rires,d'autres pleurs, des applaudissements.

 

Vous, monsieur, que je n'ai pas eu la joie de vous rencontrez lors de votre vivant, je prie, je murmure, je chuchote, j'admire votre courage et votre détermination à combattre cet imposteur qui envahi chaque parcelle de notre corps, sournoisement, qui prends la vie pour nous donner la mort.

 

Vous, monsieur, qui maintenant, ne souffrez plus, qui veillez sur votre fille, votre fils, votre femme, je vous dis merci d'avoir laisser ma fille Camille entré dans votre vie, dans votre maison, dans le coeur de votre fils. De l'avoir nourrie, dorloté, hébergé, aimé comme votre propre fille au cours de cette dernière année, malgré votre maladie, votre bataille, votre guerre.

 

M. Landry, je vous dis merci, maintenant c'est à mon tour de prendre soin de votre fils.

 

Mme Boyer

Mots-clés: Serenité


Une grand maman
Ajouté le 11/16/2008 14:22:31

Il y a deux semaines,  j'apprenais le décès d'une grand-maman, pas la mienne mais celle de ma meilleure amie. Un ptit bout de femme de 89 ans que j'avais rencontré à maintes reprises qui adoraient à raconter qui voulait l'entendre les 1000 cents coups d'un tel ou une telle. C'est avec tristesse que j'ai accompagnée ma meilleure amie et sa maman dans la douleur de perdre un être cher la semaine passée à Ste Marguerite de Lingwick.

 

Elle est partie bêtement suite à la C-difficile. Cette dame se remettait de son opération à la hanche et pouf... elle emmènait avec elle plein d'anecdotes ou histoires qu'elle n'a pas eu le temps de raconter .....

 

Ma meilleure amie m'a fait promettre d'aller voir ma grand maman plus souvent. Je lui ai dit que ma grand maman lui faisais ses condoléances et si elle voulait, elle pourrait l'adopter comme petite fille :) ma meilleure amie, malgré ses larmes, est partie à rire car elle l'a connait aussi ma grand-maman.

 

En ce samedi pluvieux d'hier, je l'ai passé avec ma grand maman, ce petit bout de femme de pas 5 pieds et à peine 90 livres, m'a livré d'autres histoires, anecdotes. Elle a dépoussierer ses photos vieilles de 100 ans, de mariage, de pic-nic en 1949, du bapteme de ma mère au mien, en passant par les avis de décès de sa nombreuse famille. Le 50e de ses parents, dont elle m'a dite la cinquantaine de noms sur la dite photo.

 

Elle m'a raconté avec douleur et tristesse, la perte de son frère avec ses 2 enfants en 1964 alors qu'un train percutaient leur voiture dans le bas de la ville de Magog. Elle a aussi perdue une nièce et une autre soeur au même endroit quelques années plus tard. J'en avais entendu parler déjà mais on racontait que c'était le malheur qui s'acharnait sur la famille, et quand je passe par la, j'en avais toujours la chair de poule.

 

Elle m'a raconté aussi de belles histoires et je suis repartie avec une tonne de photos afin de pouvoir les scanner et les garder précieusement. Elle veut ravoir ses photos mais que tout me reviendrait à son décès.

 

J'ai serré ma ptite grand-maman dans mes bras et je suis repartie le coeur gros.


Apprendre de la généalogie
Ajouté le 02/03/2008 12:33:27

Bonjour

Pour commencer, je vous lève mon chapeau à tous pour faire de la généalogie une passion, le nombre d'heures à y passer, à fouiner. à chercher pour soi et pour les autres, moi ça m'a épuisé. Je crois bien que c'est donné à faire seulement quand on est à la retraite

Mais combien enrichissant! Merci à tous les blogueurs

J'ai appris beaucoup en histoire depuis que je suis membre ici que quand j'étais à l'école !

Le ministère de l'éducation devrait inclure dans une partie de son programme, la généalogie et en mÊme temps les élèves decouvriront les batisseurs de notre pays, les nombreuses histoires, le pourquoi du pourquoi. C'Est beaucoup plus le fun d'apprendre dans un contexte comme celui-la

J'ai beaucoup appris sur la Beauce, l'Acadie, les mouvements du peuple, les crises économiques, les différentes guerres, les batailles de Chateauguay, et autres. 

En 5e année, dans son cours d'anglais, ma fille avait eu comme projet de faire sa généalogie pour apprendre les mots père, mère, oncle, tante etc en anglais.  C'Est la que tout a commencé pour moi.

bon dimanche et continuer vos nombreuses recherches, je vous lis continuellement

 


Les bons soins de maman
Ajouté le 01/09/2008 13:11:01

 

On a 12 ans et on se lève un matin plein de boutons, on regarde sa jeune soeur, pareil. Ma soeur et moi courrons alors jusqu'au lit de maman et nous regarde avec stupeur. Ah non pas la picote! Les bains de tite vache, ensuite elle nous enduisait de camomille de la racine des cheveux jusqu'au bout des orteils! On avait le droit alors de dormir dans le grand lit et le jour d'écouter la télévision (en noir et blanc) dans la chambre de maman. Quelques semaines plus tard, c'est la rougeole et pour finir les oreillons. On a eu ça dans même été, pauvre maman, que dis-je, pauvre nous! pas d'amis, pas de piscine, pas de sortie, surtout la rougeole, on devait être dans la pénombre (est ce un mythe?) de toute façon, nous supportions pas la lumière, cela nous brulait les yeux.

Juste à temps pour le retour à l'école que moi et ma soeur on avait hâte puisque nous avions presque  vu personne durant l'été! Au bout de quelques jours.....des terribles bêtes s'étaient logés au pied de nos racines de cheveux..l'horreur! oui d'avoir ça mais aussi de porter ses affreux chapeaux en coton imprimé que ma mère nous avait confectionner! Et ma petite soeur, visage d'ange aux cheveux longs bouclés jusqu'aux fesses, c'est avec la larme à l'oeil que ma mère a dû les couper.

On avait le droit à des gâteries, des extras, maman et grand-maman se relayait, puisque maman avait un bébé naissant à la maison.

On était congestionné? pas de problème, le truc vert avec de l'eau et on y mettait du Vicks, elle m'enduisait de Vicks! une nuit de même pis hop le lendemain on était sur le piton.

On se battait ? pas de problème, l'hôpital était la en cas d'extrème. La dernière fois que ma soeur et moi (j'en avais 13 et elle 7)nous nous sommes querellés, cela a fini pour elle 18 points de suture sur un bras et moins des centaines de coupures sur l'abdomen, mains et visage pour avoir passer au travers d'une vitre. Imaginez la scène que ma mère elle voit à son retour de travail, sa plus vieille sans connaissance dans le cadrage de fenêtre de la porte, le haut du corps dehors,l'autre en dedans, et la plus jeune qui hurle dans maison. Du sang, il y en avait partout, elle nous embarque dans l'auto et l'engueulade qu'elle nous a servi jusqu'à l'hôpital! Ce fût la seule fois que ma mère était raîche avec nous pour nous soigner, elle marmonnait et nous répétais mais pourquoi? Nous étions jeune et ecervelées ?

Je suis malade, la toux, congestion, bronchite,rhinite, début de pneumonie (depuis fin novembre), je m'ennuie de maman! Ah j'ai un mari, mais c'est pas comme une maman. Une maman va au devant des besoins, elle sait quand tu as soif, faim, que c'Est l'heure des médicaments mais le mari, il demande. Non c'est pas pareil.

Où es-tu maman ? viens me border, me soigner, me frotter, me faire ta soupe qui guérit tout! Maman travaille encore son 40 heures/semaine, et je suis une grande fille maintenant qu'elle me répond et de plus un mari! "Mais maman, quand on est malade, même avec un mari, faut lui faire ses repas, le ménage doit se faire, je dois continuer à aller travailler, je dois rester forte" . Ma mère de me répondre: "Voilà ma fille, tu es rendu une mère et une épouse, c'Est à ton tour de soigner les autres même quand tu es malade, de garder le flambeau familial même malade".

Y reste que je suis malade et je vais passer les 3 prochains jours à me reposer, à ne rien faire. Le pire qui peut arriver c'est que mon mari mange au restaurant  ou chez sa mère!

Je veux ma maman pareil.....


ma grand-mère (mon idole), ma fille ( ma fierté)
Ajouté le 01/03/2008 00:16:16

31 décembre 2007,

Avant d'aller reveillonner avec mes amis, mon mari, moi et une amie à moi sommes arrêtés visiter ma grand-maman maternelle chaleureusement appelée Mamie. Pour ma fille, mes nièces et mon neveu, c'est grand-mamie. à 81 ans, elle habite un centre semi-autonomes pour personnes agées. Elle nous ouvre la porte, toute coiffée, maquillée et élegamment vetue. Depuis que je suis toute petite, je n'ai jamais vu ma grand-mère autrement. Elle t'a une mémoire d'éléphant, un coeur tendre, une tendresse inexplicable, de la bonté illimité, de la générosité à revendre. à chaque visite, je m'enrichis d'un peu plus d'histoire de sa vie, sa famille, la façon qu'ils vivaient. Elle a élevé seul ses 2 enfants, ensuite elle nous a gardé moi et mes 2 soeurs, ma mère devant aller travailler. Que de rire avec elle! Encore ce soir, elle nous offre liqueurs, bonbons, sort des nouvelles photos, dernière vivante de ses 13 frères et soeurs, elle parle qu'elle veut retrouver une de ses belles-soeurs... je lui emprunte la photo de sa mère alors agée de 11 ans avec les parents de sa mère. Je lui promet de lui ramener ainsi de faire tout mon possible pour retrouver cette belle-soeur qu'elle s'ennui tant...En partant, je la serre fort fort dans mes bras et je lui dit que je l'aime, en la prenant dans mes bras, je sens ma mamie toute frêle, petite, fragile et chambranlante et lui faisant promettre de faire attention à elle jusqu'à ma prochaine visite. 

1 janvier 2007,

Aujourd'hui, j'ai pensé à la promesse de ma grand-mère soit de faire attention à elle. J'aurais dû écouter mes propres conseils. Quelle fût la mauvaise idée de faire le chemin Bromont-Repentigny dans cette tempête! ON a été 3 à la prendre, moi et mes 2 soeurs. Nous voulions être réunies chez leur père. (mes 2 soeurs ont un père différent, toutefois il est entré dans ma vie quand j'ai eu 3 ans, le 2è mari de ma mère, mais il m'a toujours considéré comme sa fille et m'invite aux réunions de famille). Cela nous a pris 3heures et demi, ma plus jeune soeur, 4h15 et la ptite famille de mon autre soeur autant que moi. En cours de route, je reçois un appel de ma fille. Je raccroche triste. Depuis le début du temps des fêtes, il y a eu empêchement une après l'autre de pas se voir moi et ma fille. Encore, mauzus de tempête, elle ne peut pas se déplacer habitant Pincourt, son copain n'a pas de voiture adaptable pour l'hiver et ses parents refusent de preter la voiture familiale. Sage décision, tout au long de l'autoroute 10, c'est des voitures dans le clos, une après l'autre, dérapage, collision. Mon mari me propose d'aller la chercher, je dois refuser, je ne peux mettre ma vie et celle de mon mari en danger. Je repense encore à ma grand-mère, ironie du sort dois-je penser? Je passe la soirée triste et les larmes aux yeux, mais je ne peux m'empecher de  sourire de voir ma nièce déambuler du haut de son un an et de mettre en pièces le sapin de Noël de papy Roger, ou de sa soeur de 3 ans chantonnant dans son nouveau micro à tue-tête petit papa Noël. On me dit que mon neveu de 6 ans m'attend en bas pour écouter Transformers, j'acourre pour m'évader de ce tintamarre! Finalement, nous sommes partis à 1 heure du matin et j'ai pu dormir en paix de savoir ma fille au chaud et en sécurité chez elle. Je me dis finalement, la fille est plus sage que la mère!

2 janvier 2007,

Ma fille me téléphone pour me dire qu'elle a pleuré une bonne partie de la soirée, qu'elle aurait voulu que j'aille la voir au lieu d'aller voir mes soeurs. C'est vrai, tiens, quelle mère ingrate que je suis! C'est très difficile de composer avec les familles reconstituées, divorcés ou encore quand nos enfants quittent le nid familial. On fait des choix et on doit composer avec nos choix. Ma fille a décidé d'aller chez son père à Noel au lieu de venir chez ma mère comme veux la tradition familiale chez nous. Elle m'a dit qu'elle a beaucoup regretté et que à partir de l'an prochain, le 25 c'est chez sa grand-mère.

Voila, je sais que c'est un long blogue mais notre généalogie du futur sera très difficile pour les gens qui retraceront leurs origines, cela est donc primordial de garder nos bases, nos valeurs, nos histoires le plus à jour possible. Je me rend compte que c'est une richesse. Je dis merci à ma grand-maman de m'avoir ouvert les yeux et à ma fille de me rappeler que je suis encore sa maman même à 20 ans. Je crois avoir fait l'erreur de penser qu'elle n'avait plus besoin de moi.


L'odeur et les souvenirs d'enfance
Ajouté le 12/18/2007 23:14:58

    hummmm je suis peut-être né en 1968 mais j'ai connu mes arrières grands parents maternelles jusqu'à l'Âge de 12 ans pour "Peypey" et 19 ans pour "Meymey". Peut-être que je m'exprime mal mais c'étaient les parents du père à ma mère. J'étais aussi proche de eux que des parents à ma mère. Je trimballe leurs chapelets après mon rétroviseure de ma voiture et je suis sure qui veillent sur moi. Bon j'arrive au sujet

Pour la première fois, dimanche passé, j'ai entrepris la recette du fameux ragoût pattes de cochon/boulettes à "Meymey". L'ayant récupéré de ma mère qui a mis des quantités, j'ai eu de la misère à la suivre. Mais plus l'odeur enivrante du clou de girofle inondait mon appart, mes pensées étaient pour ma "Meymey".Les souvenirs m'inondaient, son ptit tablier blanc en dentelle, son jeu de carte étalé devant elle, ses fameux Shreddies pour déjeuner dont elle me gardait les gadgets qui avait dedans, pis son mari, assis devant ses éternels matchs de boxe dans son divan de cuir brun où il cachait une bière "plus que chaude" pour pas que sa femme le voit boire. Il boxait lui aussi et quelques fois devait reculer son divan. Le coucou éternel, le tic tac quand tu veux t'endormir, les planchers qui craquent.. la véranda où le soir, on s'assoyait et on comptait les voitures ( pas en grands nombre) dans ce temps la au coin de Merry et St-Patrice à Magog, c'était un flash seulement. JAhhh le ragoût de pattes,j'ai pas osé y gouter... je le ferai samedi en même temps que mes soeurs et peut-être cela nous ravivra d'autres souvenirs! J'aime ça lire les histoires de famille.... JOyeuses FÊtes!





*** Planète Généalogie ***